EA­SY REA­DY HUMMUS

Après 30 ans de car­rière dans l’industrie agroa­li­men­taire et le mar­ché du hommos, Fa­di Fayad lance avec ses deux filles Dia­na et Joan­na, Ea­sy Rea­dy Hummus, un ap­pa­reil qui per­met­trait aux res­tau­ra­teurs de pro­duire du hommos frais en un tour de main. Ren­co

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Pou­vez-vous pré­sen­ter votre concept? Comment avez-vous eu cette idée?

Ce­la fai­sait une tren­taine d’an­nées que je tra­vaillais dans l’industrie agroa­li­men­taire et je me suis ren­du compte que les Li­ba­nais qui ex­portent du hommos pas­saient à cô­té d’un mar­ché im­por­tant qui est la pro­duc­tion de hommos frais. Cette pu­rée de pois chiches est dis­po­nible sur le mar­ché du dé­tail mais n’est pas as­sez dé­ve­lop­pée au rayon frais, alors que la de­mande au­jourd’hui re­pose es­sen­tiel­le­ment sur ce type de pro­duits. Je me suis alors dit qu’il fal­lait pro­po­ser aux res­tau­rants et fast-foods du monde en­tier un moyen ra­pide et fa­cile de pro­duire du hommos comme à la mai­son.

Quelles sont les dif­fi­cul­tés que vous ren­con­trez en tant qu’en­tre­pre­neur au Li­ban?

Mal­gré la créa­tion de ce nou­vel éco­sys­tème, le Li­ban n’aide tou­jours pas les en­tre­pre­neurs, sur­tout d’un point de vue lé­gal et fi­nan­cier. Si vous êtes une start-up, vous ne re­ce­vez au­cune aide de l’etat, vous payez les mêmes taxes, pas­sez par les mêmes dé­marches ad­mi­nis­tra­tives...nous sommes même taxés sur les dons que nous re­ce­vons lors des com­pé­ti­tions comme celle d’agry­tech à la­quelle nous avons par­ti­ci­pé et qui aide les start-up qui mettent la tech­no­lo­gie au ser­vice de la sé­cu­ri­té ali­men­taire. Il y a en­core du tra­vail...

De quoi avez-vous be­soin au­jourd’hui pour gran­dir?

Nous maî­tri­sons le sa­voir-faire tech­no­lo­gique, il nous faut main­te­nant des fonds. Uni­que­ment pour pro­duire le pro­to­type le plus ba­sique de notre idée, ce que l’on ap­pelle le MVP (mi­ni­mum viable pro­duct), nous avons be­soin de le­ver 20 000 dol­lars que j’ai in­ves­ti per­son­nel­le­ment en com­plé­ment de ce que nous avons ob­te­nu à Agry­tech.

En­suite, avec ce pro­to­type, il nous faut en­core trou­ver des in­ves­tis­seurs in­té­res­sés par notre pro­jet, car la pro­duc­tion com­plète de la ma­chine coû­te­ra des cen­taines de mil­liers de dol­lars. Nous pen­sons avoir be­soin de le­ver un de­mi-mil­lion de dol­lars pour don­ner en­fin vie au pro­jet.

DIF­FI­CUL­TÉS Fa­di Fayad es­time que l’etat ne sou­tient pas suf­fi­sam­ment les start-up à leurs dé­buts.

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