Face au manque d’op­por­tu­ni­tés dû au cli­mat éco­no­mique dé­fa­vo­rable au Li­ban, des in­ves­tis­seurs et des par­ti­cu­liers li­ba­nais ont mis le cap sur Chypre. Le phé­no­mène a pris une telle am­pleur, que le Ce­dar’s Pa­villon à Lar­na­ca est inau­gu­ré ce mois-ci.

Si du­rant les an­nées de guerre, Chypre était de­ve­nue sy­no­nyme de sé­cu­ri­té pour beau­coup de Li­ba­nais, au­jourd’hui l’île s’est trou­vée une nou­velle vo­ca­tion. Face au manque d’op­por­tu­ni­tés dû au cli­mat éco­no­mique dé­fa­vo­rable au Li­ban, des in­ves­tis­seurs et de

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De­puis quelque temps, des hommes d’af­faires li­ba­nais fi­nancent des pro­jets, sur­tout dans le sec­teur de l’im­mo­bi­lier, et les par­ti­cu­liers sont de plus en plus nom­breux à ac­qué­rir un bien à Chypre, soit parce qu’ils consi­dèrent qu’il s’agit d’un pla­ce­ment pour l’ave­nir, soit pour pro­fi­ter des avan­tages qui leur sont ac­cor­dés (ré­si­dence per­ma­nente ou na­tio­na­li­té). Dans une in­ter­view pu­bliée ré­cem­ment, le mi­nistre chy­priote des Fi­nances, Har­ris Geor­giades, a af­fir­mé que l’île a ap­prou­vé plus de 1 000 de­mandes de na­tu­ra­li­sa­tion en rai­son d’in­ves­tis­se­ments. Le pro­gramme de ci­toyen­ne­té ou de ré­si­dence per­ma­nente a sus­ci­té une vague d’in­ves­tis­se­ments at­tei­gnant 4 mil­liards d’eu­ros ces quatre der­nières an­nées.

L’en­goue­ment des Li­ba­nais pour Chypre a plu­sieurs ex­pli­ca­tions. Pour Georges Cheh­wane, CEO du groupe Plus Hol­ding, qui com­prend la so­cié­té Plus Pro­per­ties, outre les dis­po­si­tions sur le plan de la na­tio­na­li­té

et de la ré­si­dence per­ma­nente, la proxi­mi­té de l’île et sa fa­ci­li­té d’ac­cès sont un atout ma­jeur pour les Li­ba­nais. Même son de cloche au­près de Léa Abi Na­khoul Moua­wad, prin­ci­pale as­so­ciée et res­pon­sable des ventes et du mar­ke­ting de la FFA Real Es­tate, membre de la FFA Pri­vate Bank Group. «Les Li­ba­nais af­fec­tionnent par­ti­cu­liè­re­ment l’île en rai­son de sa proxi­mi­té et de la fa­ci­li­té d’y ac­cé­der par avion ou par ba­teau, sans comp­ter le sen­ti­ment de sé­cu­ri­té qu’elle pro­cure».

Pour le pré­sident de la Chambre de com­merce, d’industrie et d’agri­cul­ture de Bey­routh et du Mont-li­ban (CCIABML), Mo­ha­med Chou­cair, «l’éco­no­mie est une prio­ri­té pour le gou­ver­ne­ment chy­priote contrai­re­ment à nous. Les Chy­priotes ont réus­si à en­cou­ra­ger les Li­ba­nais à ache­ter des biens im­mo­bi­liers à tra­vers le pro­gramme de ci­toyen­ne­té et de ré­si­dence per­ma­nente. En re­vanche, au Li­ban, on aug­mente les taxes sur les per­mis de construire, on hausse les im­pôts au lieu d’en­cou­ra­ger les par­ti­cu­liers à ache­ter». Au dé­part, ex­plique M. Chou­cair, les in­ves­tis­se­ments à Chypre étaient réa­li­sés dans le sec­teur tou­ris­tique. «Ac­tuel­le­ment 90% des in­ves­tis­se­ments se font dans le sec­teur de la construc­tion et de l’im­mo­bi­lier ».

13 PRO­JETS IM­MO­BI­LIERS. Pour Georges Cheh­wane, fon­da­teur et pré­sident du Con­seil des hommes d’af­faires li­ba­no-chy­priotes, après la crise im­mo­bi­lière que Chypre a tra­ver­sé, de belles op­por­tu­ni­tés se sont pré­sen­tées sur le plan im­mo­bi­lier et beau­coup de Li­ba­nais ont com­men­cé à ache­ter sur l’île. «Etant dans le sec­teur im­mo­bi­lier et vu l’in­té­rêt des Li­ba­nais pour ce­lui-ci, je me suis ren­du à Chypre pour étu­dier le mar­ché». Au­jourd’hui, la so­cié­té Plus Pro­per­ties a réa­li­sé une di­zaine de pro­jets im­mo­bi­liers à Chypre. «En plus des Li­ba­nais, notre clien­tèle se com­pose de Sy­riens, d’ira­kiens, de Russes et de Chi­nois. Leur mo­ti­va­tion prin­ci­pale est l’ob­ten­tion d’un pas­se­port ou d’un per­mis de ré­si­dence», confie Georges Cheh­wane.

Dans les an­nées 2013-2014, l’île de Chypre a connu l’une des plus grandes crises fi­nan­cières de son his­toire. «Ce n’est qu’en 2015 que la pé­riode de re­cou­vre­ment a com­men­cé. En 2016, on a en­re­gis­tré une crois­sance qui se pour­suit en 2017», sou­ligne Mme Moua­wad. Se­lon elle, les pi­liers de l’éco­no­mie chy­priote sont: le tou­risme, les ser­vices pro­fes­sion­nels, le trans­port ma­ri­time et l’im­mo­bi­lier. «En 2016 on a as­sis­té à une aug­men­ta­tion de 43% dans l’im­mo­bi­lier et plus du quart des in­ves­tis­se­ments ont été faits par des étran­gers». La rai­son de ce boom? Se­lon notre in­ter­lo­cu­trice, ce phé­no­mène est prin­ci­pa­le­ment dû aux avan­tages ac­cor­dés par le gou­ver­ne­ment chy­priote par le biais du pro­gramme de ci­toyen­ne­té, de ré­si­dence per­ma­nente et de taxes avan­ta­geuses sur le plan de la fis­ca­li­té. A titre d’exemple Mme Moua­wad re­lève que «le gou­ver­ne­ment chy­priote a dé­cré­té que

L’ÎLE POS­SÈDE DE NOM­BREUSES OP­POR­TU­NI­TÉS POUR LES IN­VES­TIS­SEURS ET RE­PRÉ­SENTE POUR EUX LA PORTE D’EN­TRÉE VERS LE MAR­CHÉ EU­RO­PÉEN

tous les in­ves­tis­se­ments ayant eu lieu avant dé­cembre 2016 soient exemp­tés de la taxe sur la plus-va­lue réa­li­sée en cas de vente du bien. Par ailleurs, la taxe d’en­re­gis­tre­ment des biens-fonds, qui était de 8% et qui aug­men­tait en pro­por­tion du prix, est dé­sor­mais ré­duite de 50%. Dans le même ordre d’idée, alors que la TVA est fixée à 19% au mo­ment de l’achat d’une pre­mière ré­si­dence à Chypre, celle-ci est ré­duite à 5%».

Les avan­tages au ni­veau de la na­tio­na­li­té et de la ré­si­dence sont in­dé­niables. «Un ap­par­te­ment d’une va­leur de 300 000 eu­ros per­met d’ob­te­nir une ré­si­dence à vie pour toute la fa­mille. Un in­ves­tis­se­ment de 2 mil­lions d’eu­ros donne droit à un pas­se­port chy­priote qui est clas­sé le 6ème au monde de par son im­por­tance», ex­plique à son tour M. Cheh­wane. «Nous avons com­men­cé par com­mer­cia­li­ser d’an­ciens ap­par­te­ments pour notre clien­tèle, le temps de nous faire une idée pré­cise du mar­ché, de sa­voir où se si­tuait la vé­ri­table de­mande, quel genre d’ap­par­te­ment re­cher­chaient pré­ci­sé­ment les Li­ba­nais. Ce n’est qu’en 2016 que nous avons com­men­cé notre propre dé­ve­lop­pe­ment à Chypre à tra­vers l’ac­qui­si­tion de ter­rains et la construc­tion de pro­jets im­mo­bi­liers» ajoute-t-il.

Plus grand pro­mo­teur li­ba­nais de l’île avec trois bu­reaux dont deux à Lar­na­ca et un à Li­mas­sol, au­jourd’hui sa so­cié­té a dé­ve­lop­pé 13 pro­jets im­mo­bi­liers, ré­par­tis entre Lar­na­ca et Li­mas­sol, les deux villes les plus pri­sées par les Li­ba­nais, car elles sont ha­bi­tables toute l’an­née. «Jus­qu’à pré­sent, notre so­cié­té a ef­fec­tué plus de 160 opé­ra­tions im­mo­bi­lières entre an­ciennes et nou­velles ha­bi­ta­tions».

CONDI­TIONS SIMPLIFIÉES. Pour la res­pon­sable des ventes et du mar­ke­ting de la FFA Real Es­tate, Léa Abi Na­khoul Moua­wad, «quatre lo­ca­li­sa­tions in­té­ressent les in­ves­tis­seurs étran­gers: Li­mas­sol – qui connaît la plus grande af­fluence –, Pa­phos, Lar­na­ca et Ni­co­sie. Les Li­ba­nais prisent par­ti­cu­liè­re­ment Pa­phos et Lar­na­ca. Tous les étran­gers cherchent une vue sur mer. A Chypre, on n’achète pas au centre mais sur le lit­to­ral, en sec­teur ré­si­den­tiel dans ce qu’on ap­pelle des «prime lo­ca­tion», proche de la mer», ex­plique Mme Moua­wad. Se­lon ses ex­pli­ca­tions, la ca­pi­tale Ni­co­sie n’a pas connu une forte aug­men­ta­tion des prix, contrai­re­ment à Li­mas­sol, où l’on as­siste ac­tuel­le­ment à une flam­bée des prix. «Le prix du mètre car­ré sur la plage à Li­mas­sol peut at­teindre les 12000 eu­ros. Les Li­ba­nais

ac­quièrent dans des com­plexes alors que les grandes vil­las sont ache­tées par les Russes et les Bri­tan­niques. Les Li­ba­nais in­ves­tissent sur­tout sur les col­lines, pas à proxi­mi­té de la mer, car les prix y sont ex­ces­si­ve­ment éle­vés». Ni­co­sie offre beau­coup d’op­por­tu­ni­tés pour les in­ves­tis­se­ments d’un mon­tant de 2 mil­lions d’eu­ros. «Il existe plu­sieurs im­meubles à vendre dans le centre-ville la ca­pi­tale. Les loyers gé­né­rés par ces im­meubles sont es­ti­més à 4,5% du prix de l’im­meuble», dit-elle.

Les dis­po­si­tions concer­nant la ré­si­dence per­ma­nente et l’ob­ten­tion d’un pas­se­port chy­priote re­pré­sentent un grand at­trait pour les in­ves­tis­seurs. «A par­tir d’un in­ves­tis­se­ment im­mo­bi­lier de 300 000 eu­ros, un per­mis de sé­jour est oc­troyé. Chypre fait par­tie de l’union eu­ro­péenne mais pas de l’es­pace Schen­gen. C’est la rai­son pour la­quelle le per­mis de sé­jour ne per­met pas de voya­ger li­bre­ment en Eu­rope, alors que le pas­se­port chy­priote, qui est un do­cu­ment eu­ro­péen, per­met d’étu­dier, de vivre et de tra­vailler li­bre­ment en Eu­rope», ex­plique Mme Moua­wad.

Au­pa­ra­vant, pour ob­te­nir la na­tio­na­li­té chy­priote, l’in­ves­tis­se­ment exi­gé était de 5 mil­lions d’eu­ros. Par la suite, ce­lui-ci a été abais­sé à 2,5 mil­lions mais à condi­tion de faire par­tie d’un groupe col­lec­tif d’in­ves­tis­se­ments at­tei­gnant 12,5 mil­lions d’eu­ros. «Au­jourd’hui, une per­sonne peut ef­fec­tuer à elle seule un in­ves­tis­se­ment de 2 mil­lions d’eu­ros. Ce pla­ce­ment peut se faire soit ex­clu­si­ve­ment dans un bien im­mo­bi­lier ré­si­den­tiel, soit dans ce qu’on ap­pelle «com­mer­cial and re­tail pro­per­ties», des ac­tions chy­priotes, des bons du Tré­sor, etc. ain­si que 500 000 eu­ros dans l’im­mo­bi­lier. La loi chy­priote au­to­rise la vente de cet in­ves­tis­se­ment au bout de trois ans, à condi­tion de gar­der de ma­nière per­ma­nente un in­ves­tis­se­ment de 500 000 eu­ros dans l’im­mo­bi­lier afin que ce­lui-ci soit consi­dé­ré comme ré­si­dence per­ma­nente», sou­ligne Mme Moua­wad. Dans leur grande ma­jo­ri­té, les Li­ba­nais ont op­té pour l’in­ves­tis­se­ment leur per­met­tant d’ob­te­nir une ré­si­dence per­ma­nente. «Ce sont uni­que­ment les grosses for­tunes sou­hai­tant un pas­se­port chy­priote, qui ont choi­si la deuxième forme d’in­ves­tis­se­ment, tout en sa­chant que les for­ma­li­tés pour l’ob­ten­tion du pas­se­port prennent trois mois et ne né­ces­sitent pas de res­ter sur l’île alors que la pro­cé­dure est en cours».

TAUX D’IN­TÉ­RÊT BAS. In­ter­ro­gé éga­le­ment sur les rai­sons pous­sant les Li­ba­nais à ache­ter sur l’île, Georges Cheh­wane évoque une sé­rie d’ar­gu­ments. «Evi­dem­ment, il y a la ques­tion de na­tio­na­li­té et de ré­si­dence per­ma­nente mais les Li­ba­nais savent éga­le­ment choi­sir une bonne op­por­tu­ni­té lors­qu’elle se pré­sente et Chypre re­pré­sente un bon in­ves­tis­se­ment pour l’eu­rope. L’île est à 20 mi­nutes de vol des côtes li­ba­naises et on peut y ac­cé­der par la mer le cas échéant. C’est un lieu tou­ris­tique, ac­ces­sible à lon­gueur d’an­née, les prix pra­ti­qués y sont très abor­dables. De plus, les banques lo­cales ac­cordent des prêts avec des in­té­rêts de 2,75 à 3%, ce qui est plus avan­ta­geux que les taux pra­ti­qués au Li­ban».

Les dé­marches pour éta­blir des com­pa­gnies com­mer­ciales à Chypre sont éga­le­ment très simples et par­mi les plus fa­ciles en Eu­rope. Les taxes, aus­si, ne sont pas éle­vées. Pour Mme Moua­wad, «ce sont ceux qui ont in­ves­ti

en 2014 et 2015 qui ont réa­li­sé le plus de bé­né­fices car les prix étaient en­core bas alors que main­te­nant ils sont hauts». Pour cette pro­fes­sion­nelle du sec­teur, les prix à Pa­phos et Lar­na­ca font de la concur­rence au Li­ban, d’au­tant plus que Chypre offre la sé­cu­ri­té et une in­fra­struc­ture très dé­ve­lop­pée. En outre, l’île pos­sède de nom­breuses op­por­tu­ni­tés pour les in­ves­tis­seurs et re­pré­sente pour eux la porte d’en­trée pour le mar­ché eu­ro­péen.

Se­lon le pré­sident de CCIABML, Mo­ha­med Chou­cair, il n’existe pas de chiffres of­fi­ciels concer­nant le mon­tant des in­ves­tis­se­ments li­ba­nais à Chypre. «En re­vanche, les pro­jets im­mo­bi­liers sur l’île sont es­ti­més à des mil­lions d’eu­ros. Les banques li­ba­naises in­ves­tissent aus­si dans des suc­cur­sales à Chypre et cer­taines ont même ache­té des banques chy­priotes». Le pré­sident Chou­cair ne peut que dé­plo­rer à ce ni­veau les me­sures prises par l’etat li­ba­nais qui aug­mente la taxe sur les in­té­rêts, celle-ci pas­sant de 5 à 7 %. «J’es­père que cette me­sure ne fe­ra pas fuir les ca­pi­taux li­ba­nais», dit-il. De son cô­té, Georges Cheh­wane es­time qu’en pa­ral­lèle à l’ac­ti­vi­té im­mo­bi­lière, de­puis 1975 un grand nombre de banques li­ba­naises ont ou­vert des branches à Chypre, vu que de nom­breux Li­ba­nais y pos­sèdent des so­cié­tés off­shore. «Il existe 12 branches de banques li­ba­naises et deux grandes banques chy­priotes ap­par­tiennent à des Li­ba­nais», dit-il.

Sur le plan fis­cal, Chypre offre éga­le­ment beau­coup d’avan­tages. «Les so­cié­tés com­mer­ciales paient 12,5% d’im­pôt sur les pro­fits et 0% sur la dis­tri­bu­tion des di­vi­dendes alors qu’au Li­ban c’est 17% d’im­pôt sur le re­ve­nu et 10% sur la dis­tri­bu­tion des di­vi­dendes», sou­ligne Cheh­wane. Rai­son pour la­quelle un grand nombre de so­cié­tés li­ba­naises ont ou­vert des fi­liales à Chypre, d’au­tant plus qu’elles se re­trouvent en ter­ri­toire eu­ro­péen. Les sec­teurs ban­caire et im­mo­bi­lier ne sont pas les seuls où les Li­ba­nais in­ves­tissent. «Cer­tains pos­sèdent des hô­tels à Chypre, entre Lar­na­ca, Aya Nap­pa et Li­mas­sol. On as­siste éga­le­ment à une émer­gence de so­cié­tés de lo­ca­tion de voi­tures, de trans­port ma­ri­time, des res­tau­rants, des sa­lons de coif­fure, etc. Se­lon M. Cheh­wane, entre 4000 et 5000 Li­ba­nais ont ache­té des ré­si­dences à Chypre du­rant les trois der­nières an­nées. Le mon­tant de ces in­ves­tis­se­ments ef­fec­tués sur l’île se­rait es­ti­mé entre 250 et 300 mil­lions de dol­lars.

Pour­tant se­lon lui, ce phé­no­mène n’est pas ap­pe­lé à du­rer ni à s’ins­crire dans la conti­nui­té. Les Li­ba­nais ont tou­jours ache­té des pro­prié­tés par­tout dans le monde, à Pa­ris, Du­baï, Londres et ce­la n’a au­cune ré­per­cus­sion sur l’éco­no­mie li­ba­naise. «Ce qui pour­rait faire peur, ce se­rait si les dé­pôts ban­caires étaient re­ti­rés et dé­po­sés à Chypre». In­ter­ro­gé sur l’exis­tence d’un risque de fuite de ca­pi­taux de ce type, le pré­sident de la CCIABML es­time que deux me­sures doivent être prises au Li­ban. «D’abord, il faut re­dy­na­mi­ser le plus ra­pi­de­ment pos­sible la loi adop­tée en l’an 2000, des­ti­née à en­cou­ra­ger les in­ves­tis­se­ments et qui n’a plus été mo­di­fiée de­puis 17 ans. En­suite, adop­ter une loi por­tant sur la pro­tec­tion de l’in­ves­tis­seur, si­mi­laire à celle qui fut ap­pli­quée en Grèce et qui a contri­bué dans une large me­sure à son sau­ve­tage éco­no­mique. En tant que CCIABML, notre mis­sion se­ra de convaincre le gou­ver­ne­ment li­ba­nais d’agir de la même ma­nière».

Chypre s’est trou­vé une nou­velle vo­ca­tion.

ÉCO­NO­MIE

Le pré­sident de Chypre, Ní­kos Anas­ta­siá­dis, et Mo­ha­med Chou­cair.

IN­VES­TIS­SEUR Georges Cheh­wane, CEO du groupe

Plus Hol­ding.

CONCUR­RENCE Pour Lea Abi Nal­houl Moua­wad, Pa­phos et Lar­na­ca font de la concur­rence au Li­ban.

NA­TIO­NA­LI­TÉ L’ob­ten­tion d’un pas­se­port re­quiert un in­ves­tis­se­ment de 2 mil­lions d’eu­ros sous condi­tions.

BANQUES Il existe 12 branches de banques li­ba­naises et deux grandes banques chy­priotes ap­par­tiennent à des Li­ba­nais.

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