PRÊTS LO­GE­MENT

Des prêts pour tous les bud­gets

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Les banques com­mer­ciales, la banque de l’ha­bi­tat, la Banque du Li­ban (BDL) et les pro­mo­teurs im­mo­bi­liers ont pris des ini­tia­tives pour fa­ci­li­ter le pro­ces­sus d’ac­qui­si­tion d’un lo­ge­ment. Les dé­ve­lop­peurs se sont ma­ni­fes­tés ré­cem­ment en pro­po­sant des offres de fi­nan­ce­ment at­trac­tives, le mar­ché de l’im­mo­bi­lier souf­frant d’un coup dur en rai­son de plu­sieurs fac­teurs d’ordre so­cioé­co­no­mique, de déstabilisation sé­cu­ri­taire et géos­tra­té­gique sur le double plan lo­cal et ré­gio­nal. Cer­tains d’entre eux font des offres exi­geant un pre­mier ver­se­ment d’un mon­tant va­riant entre 15% et 35% à 0% taux d’in­té­rêt, la pé­riode de grâce s’éten­dant sur quatre ans et le dé­lai du prêt sur 25 ans.

Dans le cadre de cette conjonc­ture, l’offre semble être su­pé­rieure à la de­mande et les ac­qué­reurs ou les ache­teurs au­raient re­pris la main. Si le 1er se­mestre de 2017 a en­re­gis­tré une lé­gère amé­lio­ra­tion de la de­mande, celle-ci est re­la­tive d’au­tant qu’elle se me­sure à un bench­mark qui n’a pas ces­sé de ré­gres­ser de­puis 2010. In­ter­ve­nant pour la énième fois pour sti­mu­ler le mar­ché, la Banque du Li­ban a aug­men­té la li­mite maxi­male des prêts sub­ven­tion­nés pour l’ac­qui­si­tion d’un lo­ge­ment à 800 000 dol­lars, contre 530 000 dol­lars au­pa­ra­vant. La BDL avait, à deux re­prises, pris des ini­tia­tives in­ci­ta­tives à l’égard des éta­blis­se­ments ban­caires, consis­tant en une sub­ven­tion des taux d’in­té­rêts cré­di­teurs des sec­teurs pro­duc­tifs et de l’ha­bi­tat. «Les cré­dits sub­ven­tion­nés ont des ca­rac­té­ris­tiques bien dé­fi­nies par la BDL qui ne laissent pas de marge de ma­noeuvre aux banques», sou­ligne Elie Semaan, res­pon­sable des ser­vices ban­caires à la consom­ma­tion et des ca­naux al­ter­na­tifs à

Fransabank. Aus­si faut-il rap­pe­ler que la BDL à tra­vers les cir­cu­laires 450 et 451 a ré­vi­sé à la baisse les taux cré­di­teurs sub­ven­tion­nés des prêts lo­ge­ments contrac­tés avant le 7 fé­vrier 2017, ex­cluant ceux conclus après cette date.

Du pro­jet d’achat d’un ap­par­te­ment ou d’une mai­son, à la si­gna­ture de l’acte de vente chez le no­taire, et en­fin à la re­mise des clés, plu­sieurs étapes im­por­tantes rythment l’achat d’un bien im­mo­bi­lier. Il y en au­rait sept au moins, à sa­voir la re­cherche du lo­ge­ment; l’offre d’achat-pro­messe de vente; le choix du no­taire; l’avant-contrat; l’offre de prêt; la si­gna­ture de l’acte de vente; la re­mise des clés du lo­ge­ment ou sa dé­li­vrance à l’ac­qué­reur.

TRANS­PA­RENCE À LA BANK AU­DI. Tou­jours est-il que l’étape dé­ci­sive pour le pas­sage à l’ac­tion est celle du choix de fi­nan­ce­ment le plus ap­pro­prié au pro­fil so­cioé­co­no­mique du client. De nom­breuses banques en­cou­ragent cette ca­té­go­rie de prêt au dé­tri­ment d’autres prêts à la consom­ma­tion. Elles consi­dèrent que cette ca­té­go­rie s’ins­crit dans leur po­li­tique de res­pon­sa­bi­li­té so­ciale des en­tre­prises.

Se­lon Grace Eid, res­pon­sable de la banque de dé­tail à Bank Au­di, «le mar­ché étant étroit et la com­pé­ti­tion ac­tive, choi­sir sa banque n’est pas une dé­marche fa­cile. Ce n’est qu’en met­tant les clients au coeur de toutes nos ac­ti­vi­tés, en adop­tant une ap­proche cen­trée sur eux, et en pri­vi­lé­giant la trans­pa­rence qu’on at­teint un seuil de sa­tis­fac­tion op­ti­mal. La clar­té est de ri­gueur dans notre monde com­plexe. C’est pour ce­la que nous pro­po­sons nos pro­duits en toute trans­pa­rence, grâce à des si­mu­la­tions et condi­tions claires qui per­mettent aux clients de prendre les dé­ci­sions les plus avi­sées.» In­ter­ro­gée au su­jet du pro­cé­dé sui­vi pour une si­mu­la­tion de la ca­pa­ci­té d’em­prunt pour un achat dans l’im­mo­bi­lier neuf ou an­cien et comment sa­voir si le bien im­mo­bi­lier est sur­éva­lué, Mme Eid ré­pond: «La ca­pa­ci­té d’em­prunt dif­fère d’une per­sonne à une autre puis­qu’elle est es­sen­tiel­le­ment tri­bu­taire du re­ve­nu men­suel du client, et non du type d’im­mo­bi­lier qu’il est en train d’ac­qué­rir (neuf ou an­cien). Le client doit d’abord choi­sir le type de prêt qui lui convient, en fonc­tion du mon­tant du cré­dit de­man­dé. Une si­mu­la­tion est en­suite ef­fec­tuée, où le paie­ment men­suel du client ne dé­passe pas 35% de son re­ve­nu, tout en res­pec­tant les ca­rac­té­ris­tiques du cré­dit lo­ge­ment en marge (pour­cen­tage d’au­to­fi­nan­ce­ment, etc.). La ga­ran­tie prin­ci­pale du cré­dit lo­ge­ment étant une hy­po­thèque de pre­mier rang sur le bien-fonds re­la­tif au cré­dit, un ex­pert de la banque fait une éva­lua­tion du lo­ge­ment avant que l’ac­cord fi­nal ne soit don­né, afin d’évi­ter une sur­éva­lua­tion». Priée de dire pour­quoi l’em­prun­teur est pé­na­li­sé s’il réus­sit à rem­bour­ser le to­tal du prêt avant terme, sa­chant que la si­tua­tion fi­nan­cière d’un agent est en évo­lu­tion conti­nuelle, Grace Eid ex­plique que «la pé­na­li­té de rem­bour­se­ment an­ti­ci­pé est di­vi­sée en 2 par­ties. D’une part une pé­na­li­té due à la BDL si le cré­dit est sub­ven­tion­né et que le client sou­haite un rem­bour­se­ment an­ti­ci­pé, avant 7 ans. Ce­la se fait pour évi­ter que les clients pro­fitent de la sub­ven­tion des in­té­rêts et achètent des mai­sons pour mo­tif d’in­ves­tis­se­ment, et non pas pour en faire leur ré­si­dence pri­maire et d’autre part, une pé­na­li­té re­la­tive à la banque, payée en cas de rem­bour­se­ment an­ti­ci­pé du cré­dit afin de com­pen­ser une par­tie des re­ve­nues pro­je­tés que le cré­dit au­rait gé­né­rés du­rant la pé­riode de rem­bour­se­ment.

FRANSABANK ET ECO-HOME LOAN. Elie Semaan sou­ligne que le prêt lo­ge­ment est un pro­duit phare de la banque de dé­tail à la Fransabank qu’elle dé­cline en plu­sieurs ver­sions qui ciblent les dif­fé­rentes tranches de la po­pu­la­tion. «Notre por­te­feuille de prêts lo­ge­ments connait une pro­gres­sion constante et sou­te­nue de­puis plu­sieurs an­nées, et nous avons long­temps pal­lié à la stag­na­tion du mar­ché et la si­tua­tion in­terne mo­rose en pro­po­sant di­vers offres et pro­mo­tions et en mon­trant da­van­tage de flexi­bi­li­té au ni­veau des condi­tions pour nous adap­ter aux be­soins de cha­cun», dit-il. D’ailleurs,

LA BDL A AUG­MEN­TÉ LA LI­MITE MAXI­MALE DES PRÊTS SUB­VEN­TION­NÉS POUR AC­QUÉ­RIR UN LO­GE­MENT À 800 000$, CONTRE

530 000$ AU­PA­RA­VANT.

Pro­mo­teurs et éta­blis­se­ments de fi­nan­ce­ment tentent de fa­ci­li­ter l’ac­qui­si­tion d’un lo­ge­ment.

ÉLIE SEMAAN Sou­cieuse de l’environnement, Fransabank a in­tro­duit l’eco-home Loan.

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