Maux de tête, fris­sons, toux, écou­le­ment na­sal... La grippe ar­rive. Quels vac­cins pour cet hi­ver?

Maux de tête, fris­sons, toux, écou­le­ment na­sal... La grippe n’épargne pas le sys­tème res­pi­ra­toire. Consi­dé­rée comme bé­nigne, elle peut tou­te­fois en­traî­ner des com­pli­ca­tions graves et des dé­cès chez les per­sonnes les plus fra­giles.

Le Mensuel Magazine - - Sommaire -

LE VAC­CIN EST FOR­TE­MENT RE­COM­MAN­DÉ AUX PER­SONNES À RISQUE, POUR CRÉER UN CERCLE DE PRO­TEC­TION.

Le vi­rus de la grippe change d’as­pect et de ca­rac­té­ris­tiques chaque an­née. Dans le cas d’une va­ria­tion lé­gère, nous par­lons de «drift». En re­vanche, lors­qu’il s’agit d’une mu­ta­tion ra­di­cale (sur­ve­nant toutes les 10 ou 15 ans), la «mé­ta­mor­phose» se nomme le «shift». In­ter­ro­gé par Ma­ga­zine, le Dr Jacques Mo­kh­bat, in­fec­tio­logue, ex­plique que, dans le pre­mier cas, le nou­veau vi­rus est très voi­sin de ce­lui de l’an­née pré­cé­dente. Par consé­quent, l’im­mu­ni­té ac­quise lors de l’épi­dé­mie de l’an ré­vo­lu pro­tège iné­luc­ta­ble­ment contre toute at­taque sé­vère. Tou­te­fois, lors d’un «shift», le nou­veau vi­rus ap­pa­raît sur un ter­rain non pro­té­gé. Il en­traîne, dans ce sens, une symp­to­ma­to­lo­gie plus rude et des com­pli­ca­tions plus sé­rieuses, avec un taux de mor­bi­di­té et de mor­ta­li­té im­por­tants. Pour évi­ter de telles re­tom­bées, il est im­pé­ra­tif de re­cou­rir au vac­cin. Cette an­née, l’in­jec­tion com­porte les 4 vi­rus in­ac­tifs sui­vants (2 vi­rus A et 2 vi­rus B): A/mi­chi­gan/45/2015 (H1N1) pdm09; A/hong Kong/4801/2014 (H3N2); B/bris­bane/60/2008; B/phu­ket/3073/2013 Cet hi­ver, quelles se­ront les ca­rac­té­ris­tiques du vi­rus grip­pal? Pour le Dr Mo­kh­bat, «les souches pré­vues pour la vac­ci­na­tion sont des souches iso­lées lors de la fin de l’épi­dé­mie de l’an der­nier et sont sup­po­sées être res­pon­sables de l’épi­dé­mie de cette an­née ou du moins se­raient très proches gé­né­ti­que­ment du vi­rus de l’an­née en cours». Au­jourd’hui, les ser­vices épi­dé­mio­lo­giques du mi­nis­tère de la San­té sur­veillent l’ap­pa­ri­tion de cas de pneu­mo­pa­thies sé­vères né­ces­si­tant l’hos­pi­ta­li­sa­tion en uni­tés de soins in­ten­sifs. Les ma­ni­fes­ta­tions graves et les com­pli­ca­tions de la grippe touchent la plu­part du temps les nour­ris­sons et en­fants de moins de 2 ans, les femmes en­ceintes, les per­sonnes âgées, les per­sonnes at­teintes de ma­la­dies res­pi­ra­toires et car­diaques, les dia­bé­tiques, les in­di­vi­dus souf­frant de dé­fi­cit im­mu­ni­taire ou en­core les ma­lades du can­cer ou sous trai­te­ment im­mu­no­sup­pres­seur.

PRÉ­VEN­TION ET TRAI­TE­MENT. La grippe se trans­met par voie res­pi­ra­toire et par voie de contact avec les se­cré­tions res­pi­ra­toires sous formes de gout­te­lettes. Aus­si, la trans­mis­sion se pro­duit-elle à dis­tance ré­duite (1m). Le vi­rus peut se pro­pa­ger par la pré­sence de gout­te­lettes sur les mains, sur les mou­choirs, sur les poi­gnées de portes, etc.

Pour une grippe sans com­pli­ca­tion, une bonne hy­dra­ta­tion et une ali­men­ta­tion saine sont sou­vent ga­rants de gué­ri­son. Contrô­ler la fièvre en cas de be­soin par le biais d’an­ti­py­ré­tiques est aus­si in­dis­pen­sable. «Les an­ti­bio­tiques ne sont pas du tout in­di­qués sauf en cas de com­pli­ca­tion par sur­in­fec­tion bac­té­rienne avec pneu­mo­nie bac­té­rienne sur­ajou­tée», pré­cise le Dr Mo­kh­bat. Pour les po­ten­tielles vic­times de com­pli­ca­tions, des an­ti­vi­raux spé­ci­fiques comme l’osel­ta­mi­vir ou le za­na­mi­vir ou, plus ra­re­ment, l’aman­ta­dine sont pres­crits. Il n’en de­meure pas moins que le vac­cin est for­te­ment re­com­man­dé pour toutes les per­sonnes à risque mais aus­si pour leur en­tou­rage.

Newspapers in French

Newspapers from Lebanon

© PressReader. All rights reserved.