L’HIS­TOIRE

Le Mensuel Magazine - - Revisitée -

l’in­té­rêt du pays, seul le pou­voir les in­té­resse. Ma prin­ci­pale pré­oc­cu­pa­tion, à moi, était de sau­ve­gar­der le Li­ban».

Faut-il com­prendre par «ils», le Cou­rant du fu­tur? «Je ne peux pas lan­cer des ac­cu­sa­tions sans preuves ir­ré­fu­tables. Les cou­pables se re­con­naî­tront, ils com­pren­dront mon mes­sage», ré­pond M. Mikati.

L’AF­FAIRE MAW­LAOUI. Autre épi­sode qui a ter­ni son man­dat, la tris­te­ment cé­lèbre af­faire Cha­di Maw­laoui, cet is­la­miste ex­tré­miste, ar­rê­té par la Sû­re­té gé­né­rale, puis li­bé­ré sous la pres­sion avant d’être ac­cueilli en hé­ros. «Je suis sur­pris par les dé­cla­ra­tions se­lon les­quelles nous en­cou­ra­gions les hors-la-loi, se dé­fend M. Mikati. En tant qu’homme d’etat et que chef de gou­ver­ne­ment, est-il conce­vable que j’as­so­cie à mon pou­voir des ex­tré­mistes? Est-ce moi qui ap­por­tais un sou­tien à la ré­vo­lu­tion sy­rienne contre le ré­gime? N’est-ce pas moi qui ai mis en oeuvre le prin­cipe de la dis­tan­cia­tion et le re­jet de la po­la­ri­sa­tion dans la ré­gion? Estce moi qui ai ai­dé ceux qui ont mis ma ville à feu et à sang?» L’an­cien Pre­mier mi­nistre ap­porte sa propre ver­sion des faits: «Après l’ar­res­ta­tion de Maw­laoui, le Cou­rant du fu­tur s’est réuni sous la fé­rule de Fouad Si­nio­ra à l’hô­tel Qua­li­ty Inn et a pu­blié un com­mu­ni­qué vi­ru­lent contre le gou­ver­ne­ment, exi­geant la li­bé­ra­tion im­mé­diate du mi­li­tant is­la­miste. Ce jour-là, je me suis ren­du à Tri­po­li pour ab­sor­ber les ondes de choc en cas d’in­cul­pa­tion de Maw­laoui. J’ai été sur­pris par la dé­ci­sion du Tri­bu­nal mi­li­taire de le li­bé­rer. Il est pos­sible

LA CRISE DES RÉ­FU­GIÉS. Nagib Mikati ne fait preuve d’au­cune in­dul­gence en­vers l’équipe mi­nis­té­rielle ac­tuelle. Mais si le gou­ver­ne­ment de Saad Ha­ri­ri se dé­bat au­jourd’hui dans des crises in­ter­mi­nables, est-ce aus­si parce qu’il lui a lé­gué des ca­deaux em­poi­son­nés, comme le dos­sier des ré­fu­giés? N’est-ce pas à l’époque du ca­bi­net Mikati que des flots de dé­pla­cés sy­riens ont dé­fer­lé sur le Li­ban? «Nous avons com­pa­ti avec le peuple sy­rien lors­qu’il était af­fa­mé et sou­mis à des bom­bar­de­ments, ex­plique l’an­cien Pre­mier mi­nistre. Je ne pou­vais pas res­ter les yeux fer­més de­vant ces souf­frances. C’est pour ces consi­dé­ra­tions hu­ma­ni­taires que nous avons ac­cueilli les ré­fu­giés». M. Mikati se dé­fend d’avoir cé­dé aux exi­gences de la com­mu­nau­té in­ter­na­tio­nale dans cette af­faire. Il af­firme, au contraire, avoir ré­sis­té à leurs pres­sions: «Les or­ga­ni­sa­tions in­ter­na­tio­nales m’ont de­man­dé d’al­ler vi­si­ter en Jor­da­nie les camps de ré­fu­giés afin de faire la même chose dans la Békaa-ouest et au Ak­kar. Mais j’ai re­fu­sé. J’ai tou­jours plai­dé pour la construc­tion de camps dans les zones sûres, à l’in­té­rieur de la Sy­rie. J’ai même pro­po­sé l’ins­tal­la­tion des ré­fu­giés dans des camps dans la par­tie turque

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