Zeina

Le Mensuel Magazine - - Association -

Pour que la mort de Ta­lal, ce jeune homme de 17 ans fau­ché par une voi­ture alors qu’il al­lait à l’école le 19 oc­tobre 2010 ne soit pas dé­nuée de sens, sa mère Kassem a fon­dé L’ONG Roads for life, il y a six ans.

Toutes ces for­ma­tions ont un coût éle­vé, dans les 2 mil­lions de dol­lars.

Alors qu’elle se trouve aux cô­tés de son fils dans la rue, at­ten­dant l’ar­ri­vée des se­cours, plu­sieurs idées tra­versent l’es­prit de Zeina Kassem. «J’ai vou­lu faire quelque chose pour les jeunes, pour les amis de Ta­lal et pour tous ceux qui risquent de su­bir le même sort». C’est ain­si qu’un pre­mier cours in­ti­tu­lé Ad­van­ced Trau­ma Life Sup­port (ATLS) est adop­té par Roads for life. Il est lan­cé un an après le drame sur­ve­nu en oc­tobre 2011. «On m’a pro­po­sé ce cours au mo­ment où Ta­lal est par­ti. C’était un signe. Ce cours consiste à ap­prendre aux ur­gen­tistes comment prendre en charge les cas de trau­ma­tismes et éta­blir un diag­nos­tic le plus ra­pi­de­ment pos­sible». Il s’agit d’adop­ter un lan­gage com­mun entre mé­de­cins et in­fir­miers pour ad­mi­nis­trer les soins mé­di­caux en fonc­tion des prio­ri­tés. Pour la pre­mière fois, cette for­ma­tion, gé­né­ra­le­ment sub­ven­tion­née par l’etat, est as­su­rée par une ONG. Non seu­le­ment des­ti­née aux bles­sures de la route, elle concerne tout genre de trau­ma­tisme. Sou­vent, in­dique Zeina Kassem, les er­reurs mé­di­cales sont dues à un diag­nos­tic er­ro­né. En ma­tière de trau­ma­tisme, il existe ce qu’on ap­pelle la Gol­den per­iod of trau­ma. Lorsque mé­de­cins, in­fir­miers et pa­ra­mé­di­caux parlent le même lan­gage, il est pos­sible de sau­ver des vies.

En fé­vrier 2013, Roads for life adopte un nou­veau pro­gramme, le Pre Hos­pi­tal Trau­ma Life Sup­port (PHTLS), avec le sou­tien de la banque BLC. 54 se­cou­ristes de la Croix Rouge sont for­més. Les cours sont pro­di­gués en an­glais pour l’ins­tant, mais une ver­sion arabe va bien­tôt voir le jour. Mal­gré l’ab­sence de sta­tis­tiques of­fi­cielles, cette for­ma­tion amé­liore, dans une pro­por­tion de 70%, le com­por­te­ment des per­sonnes im­pli­quées dans les opé­ra­tions de se­cours. En 2014, un cours spé­ci­fique pour les in­fir­miers di­plô­més

Newspapers in French

Newspapers from Lebanon

© PressReader. All rights reserved.