SPIKE

Le Mensuel Magazine - - Sommaire -

Mieux gé­rer le trai­te­ment du dia­bète

seule­ment mis­sion en­tre­pre­neur gé­rer Ex­pli­ca­tions.

Comment est née l’idée?

Ce­la fait 7 ans que je suis at­teint de dia­bète et que mon quo­ti­dien est ryth­mé de chal­lenges. Je suis obli­gé de prendre mon in­su­line à chaque fois que je consomme autre chose que de l’eau pour ajus­ter le ni­veau de sucre dans mon sang. Et à chaque fois, je dois re­por­ter ces in­for­ma­tions à mon mé­de­cin, à ma mère qui s’in­quiète tout le temps de sa­voir si j’ai bien pris mes mé­di­ca­ments. Quand je vais au res­tau­rant ou dans un ca­fé avec mes amis, c’était aus­si un cal­vaire pour choi­sir l’ali­ment que je peux consom­mer et en­suite comment prendre mon in­su­line. J’ai alors com­pris que le seul moyen de trai­ter cette ma­la­die est de de­ve­nir son propre mé­de­cin. Pour ce­la, j’avais be­soin d’un ou­til qui m’aide à gé­rer et col­lec­ter toutes ces don­nées au quo­ti­dien. C’est ain­si que j’ai eu l’idée de Spike. J’ai alors com­men­cé à tra­vailler sur une ap­pli­ca­tion qui puisse me rap­pe­ler de prendre mon mé­di­ca­ment après avoir man­gé.

Pou­vez-vous ex­pli­quer en quoi consiste cette so­lu­tion?

Spike est com­po­sée d’une ap­pli­ca­tion mo­bile et d’une tech­no­lo­gie qui re­lie le sty­lo d’in­su­line des ma­lades à leur té­lé­phone pour col­lec­ter les don­nées liées à la ges­tion du dia­bète. Les in­for­ma­tions comme le ni­veau de sucre ou d’in­su­line dans le sang, sont col­lec­tées, en­re­gis­trées et par­ta­gées di­rec­te­ment avec le mé­de­cin et la fa­mille. Spike rap­pelle aux ma­lades le mo­ment et la dose de mé­di­ca­ment à prendre et sug­gère même des ali­ments au pa­tient lorsque ce der­nier se rend au res­tau­rant ou dans un ca­fé.

Quels sont les chal­lenges que vous ren­con­trez en tant qu’en­tre­pre­neur au Li­ban?

La construc­tion du hard­ware est en­core très dif­fi­cile au Li­ban. Il n’est pas fa­cile de trou­ver tous les com­po­sants né­ces­saires à la fa­bri­ca­tion de cette tech­no­lo­gie ni les per­sonnes qua­li­fiées pour ce­la. En ce qui concerne le soft­ware, s’il existe un peu plus d’ou­tils dis­po­nibles au­jourd’hui, les bons dé­ve­lop­peurs res­tent en­core dif­fi­ciles à dé­ni­cher: soit ils ont quit­té le pays, soit ils tra­vaillent pour de grandes en­tre­prises.

Newspapers in French

Newspapers from Lebanon

© PressReader. All rights reserved.