SA VI­SION DE LA CRISE SY­RIENNE

Le Mensuel Magazine - - Revisitée -

Voi­ci ce que dit Wa­lid Joumblatt dit de la crise sy­rienne:

Je ne re­grette pas mes choix. C’était une cause juste, une quête de li­ber­té pour le peuple sy­rien, qui a le droit de vivre di­gne­ment, pas sous la fé­rule de ce ré­gime. Mais l’op­po­si­tion sy­rienne a été mal gé­rée par les Amé­ri­cains qui l’ont lâ­chée. Puis il y a eu tel­le­ment de fac­teurs qui ont fait om­brage aux re­ven­di­ca­tions lé­gi­times du peuple sy­rien.

Une ren­contre avec As­sad n’est ab­so­lu­ment pas en­vi­sa­geable. Ce se­rait le comble de l’ab­surde. Mon fils Tay­mour fe­ra ses choix. Mais je crois qu’il l’a dé­jà fait, car les Joumblatt se­ront jugés par le peuple sy­rien, qui vi­vra et sur­vi­vra mal­gré les dé­boires, les mas­sacres et les dé­pla­ce­ments.

Tout ce que l’on voit au­jourd’hui en Syrie ne fait que re­tar­der la disparition iné­luc­table du ré­gime.

Je vois une Syrie unie mais dé­cen­tra­li­sée, avec une dé­mo­cra­ti­sa­tion de la vie politique. Ce ré­gime to­ta­li­taire ne peut plus gou­ver­ner le pays.

Le rôle des Etats-unis en Syrie est pire que ce­lui de la Tur­quie. Ils n’ont pas ré­gi l’op­po­si­tion qui était pa­ci­fique.

Cha­cun a ar­mé ses gens.

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