OLI­VIER LAURENT

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«Lorsque je chante Brel, je le vois de­vant moi»

Vous imi­tez Mon­tand, Bras­sens, Bé­caud… Et sur­tout Brel. Pour­quoi lui?

Il a ber­cé mon en­fance. Mon grand-père l’écou­tait constam­ment. C’est l’homme qui m’a le plus im­pres­sion­né par son cha­risme, sa pré­sence sur scène, sa per­son­na­li­té. Pour moi, ce fut le choc. Un choc qui a éveillé en moi une fibre ar­tis­tique. J’ai tout de suite com­pris que c’est ce que je fe­rai dans la vie!

On dit sou­vent que Brel est in­imi­table. Ça de­vait être un vrai dé­fi de l’in­ter­pré­ter. Com­bien de temps ce­la vous a-t-il de­man­dé?

Une vie de tra­vail! Et une vé­ri­table exi­gence avec moi-même avant d’oser pro­duire ce spec­tacle sur scène.

Quelle chan­son de Brel avez-vous in­ter­pré­tée en pre­mier? Quelle est la plus dif­fi­cile?

La pre­mière a été Ces gens-là. Plu­sieurs sont dif­fi­ciles, ce sont celles qui dé­gagent le plus d’émo­tions fortes: Ne me quitte pas, Ces gens-là, Les vieux, Le plat pays.

Celle qui vous plaît le plus?

Je les aime toutes, je ne peux pas en choi­sir une, c’est comme si je de­vais choi­sir le­quel de mes en­fants je pré­fère.

Pour­quoi?

Parce que toutes les chan­sons que je chante sur scène sont celles qui, pour moi, dé­gagent le plus d’éner­gie et d’émo­tions.

En quoi le fait que vous soyez Belge in­fluen­cet-il votre in­ter­pré­ta­tion?

J’ai la chance d’avoir eu une édu­ca­tion bi­lingue, fran­çais/fla­mand. Rou­ler les «R» ou la pro­non­cia­tion de cer­tains mots, il n’y a que les Belges qui puissent le faire.

Si Brel était vi­vant, qu’en pen­se­rait-il?

Je n’ai ja­mais réus­si à ima­gi­ner ce que quel­qu’un d’autre peut ou pour­rait pen­ser. Mais une chose est cer­taine, c’est que lorsque je chante Brel, je le vois de­vant moi. Ça peut vous pa­raître sur­na­tu­rel, mais c’est comme s’il en­trait dans mon corps et qu’il pre­nait les com­mandes.

Qu’at­ten­dez-vous du pu­blic li­ba­nais?

Tout d’abord, je suis très heu­reux d’être in­vi­té au Li­ban. J’es­père que le pu­blic li­ba­nais vien­dra nom­breux. Et je sou­haite longue vie à l’as­so­cia­tion Per­so­na Pro­duc­tions, di­ri­gée par Joëlle Zraick qui met toute son éner­gie pour pro­mou­voir la cul­ture fran­co­phone au Li­ban.

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