COMBIEN ÇA COÛTE

Les gar­de­ries

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Avec 450 gar­de­ries en moyenne ré­par­ties dans tout le pays, on compte quelque 22 500 en­fants qui les fré­quentent chaque an­née. Quel bud­get faut-il pré­voir pour y ins­crire son en­fant? Trou­ver une gar­de­rie pour les tout-pe­tits est de­ve­nu une nécessité, les pa­rents tra­vaillant sou­vent tous les deux. Entre être pro­prié­taire d’une gar­de­rie et en être le «client», des mon­tants spé­ci­fiques s’im­posent. Le mi­nis­tère de la San­té au Liban dis­tingue deux sortes de gar­de­ries: celles dites édu­ca­tives et celles dites ré­gu­lières, as­su­rant les be­soins ba­siques des pe­tits. Une telle dis­tinc­tion im­plique-t-elle né­ces­sai­re­ment une dé­mar­ca­tion entre le sec­teur pu­blic et le sec­teur privé en ma­tière de crèches? Alors que les «édu­ca­tives» (sec­teur privé) pro­posent d’ai­der l’en­fant à se dé­ve­lop­per à tous les ni­veaux, les «ré­gu­lières» (sec­teur pu­blic), elles, as­surent prin­ci­pa­le­ment un ser­vice de «garde».

Tous les pa­rents ne dis­posent pas de moyens

CER­TAINES CRÈCHES SURFENT SUR LA TEN­DANCE BIO, ET DE­MANDENT DES SOMMES BIEN PLUS ÉLE­VÉES.

fi­nan­ciers leur per­met­tant de dé­pen­ser des for­tunes pour as­su­rer à leurs pe­tits un abon­ne­ment dans de bonnes gar­de­ries. Pour­tant, nombre d’entre elles font par­tie du sec­teur privé et tiennent compte de la si­tua­tion économique de cer­taines fa­milles en fixant des prix abor­dables.

FRAIS VARIABLES. A no­ter que les frais va­rient gé­né­ra­le­ment en fonc­tion des ré­gions (et donc du prix du loyer payé par le pro­prié­taire), du ni­veau uni­ver­si­taire des édu­ca­teurs, de la qua­li­té des re­pas four­nis, etc. Pour des gar­de­ries de moyenne gamme as­su­rant des re­pas «faits-mai­son» (in­cluant un plat prin­ci­pal, un ac­com­pa­gne­ment et des fruits), les coûts com­mencent à par­tir de 440000 L.L pour la sco­la­ri­té. S’y ajoute un mon­tant ap­proxi­ma­tif de 20$ pour les re­pas.

Au­jourd’hui, la ten­dance pé­da­go­gique est da­van­tage tour­née vers ce que l’on ap­pelle la «pé­da­go­gie Mon­tes­so­ri». Il s’agit d’une mé­thode d’édu­ca­tion créée en 1907 par Ma­ria Mon­tes­so­ri, mé­de­cin et pé­da­gogue ita­lienne. Sa pé­da­go­gie re­pose sur l’édu­ca­tion sen­so­rielle et ki­nes­thé­sique (re­la­tive à la per­cep­tion consciente de la po­si­tion et des mou­ve­ments des dif­fé­rentes par­ties du corps) de l’en­fant. Cette ten­dance est ar­ri­vée en force au Liban dans quelques gar­de­ries où le ta­rif at­teint 400$ à 450$ par mois (dé­pen­dam­ment des ho­raires de garde al­lant jus­qu’à 15h ou jus­qu’à 18h00), in­cluant les re­pas et l’as­su­rance. Cer­taines crèches surfent sur la ten­dance bio, et fac­turent des sommes plus éle­vées aux pa­rents dé­si­reux de pro­di­guer une ali­men­ta­tion saine à leur pro­gé­ni­ture, pou­vant at­teindre 700$ par mois. Sou­vent, des frais d’ins­crip­tion (en­vi­ron 100$) sont exi­gés. Qui dit édu­ca­tion doit consi­dé­rer que celle-ci com­mence dès la plus pe­tite en­fance. Or, choi­sir une gar­de­rie n’est, certes, pas chose fa­cile, quitte à éta­blir un équi­libre entre ses re­ve­nus et les ta­rifs men­suels consa­crés à la garde des plus pe­tits.

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