FANTASCOPE

Fantascope pro­duc­tions est une en­tre­prise qui existe au Li­ban de­puis 2000, mais qui change au­jourd’hui de vo­ca­tion en se spé­cia­li­sant dans les do­cu­men­taires spé­ciaux d’en­tre­prises.

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Quand le conte­nu est roi

La par­ti­cu­la­ri­té de Fantascope est qu’elle ra­conte une his­toire dans toute pro­duc­tion sans ou­blier la forme. Elle cherche sur­tout la qua­li­té. Le ca­libre des in­for­ma­tions vé­hi­cu­lées fait de cette start-up, une mai­son de pro­duc­tion par­ti­cu­lière. Le tra­vail du do­cu­men­ta­liste, très re­cher­ché et ap­pro­fon­di, est pri­mor­dial.

«Fantascope a réa­li­sé, entre autres, le do­cu­men­taire cé­lé­brant les 150 ans de l’uni­ver­si­té amé­ri­caine de Bey­routh (AUB) et le plus ré­cent film musical de la MEA qui a fait un buzz sur les ré­seaux so­ciaux», com­mente Phi­lippe Arac­tin­gi, fon­da­teur de la mai­son-mère puis de Fantascope Pro­duc­tions, la soixan­taine, en sou­riant. «L’ori­gi­na­li­té ne vient qu’avec les che­veux blancs. Même si la pu­bli­ci­té a un rôle de di­ver­tis­se­ment, nous nous don­nons pour obli­ga­tion d’in­for­mer éga­le­ment. C’est ce qu’on ap­pelle en an­glais le «in­fo en­ter­tain­ment», di­til. De nos jours, la ca­mé­ra s’est vul­ga­ri­sée, tout un cha­cun peut fil­mer à par­tir de son por­table et beau­coup de pe­tits films et vi­déos cir­culent sur les ré­seaux so­ciaux. La mai­son de pro­duc­tion doit alors créer une va­leur ajou­tée. Toute la dif­fé­rence ré­side dans com­ment ra­con­ter une his­toire. L’an pas­sé, cette mai­son de pro­duc­tion s’est tour­née vers une so­cié­té de fonds propres pri­vés IM CA­PI­TAL, qui l’a sou­te­nue fi­nan­ciè­re­ment dans la pro­duc­tion de son film Lis­ten en 2017.»

Là où le bât blesse au­jourd’hui est que Fantascope pro­duc­tions est vic­time de son image de grosse boîte. Comme l’en­tre­prise-mère a dé­jà pro­duit et co­réa­li­sé de grosses pro­duc­tions (Bos­ta, Lis­ten, Hé­ri­tages, et des films pu­bli­ci­taires pour les grandes banques li­ba­naises), les PME ont peur du coût de pro­duc­tion que pour­rait re­pré­sen­ter un do­cu­men­taire ou une pu­bli­ci­té. «Mais tout se fait sur me­sure, il y a des pubs que nous pour­rons réa­li­ser pour 5000$ comme il y en a pour 300000$. Et Fantascope est ca­pable de s’adap­ter aux moyens en chan­geant les va­riantes, c’est ça le challenge», ex­plique le fon­da­teur avec en­thou­siasme.

UNE AVEN­TURE INITIATIQUE. Avant de fon­der Fantascope Pro­duc­tions en 2000, Phi­lippe Arac­tin­gi avait col­la­bo­ré pen­dant long­temps avec des mai­sons de pro­duc­tion en France pour des chaînes comme France 2, Dis­co­ve­ry Chan­nel, Arte et a pro­duit 140 films. Ar­ri­vé au Li­ban, il dé­cide d’in­tro­duire le genre des courts-mé­trages pu­bli­ci­taires en 2004. Il aime tra­vailler le conte­nu avec soin. Fantascope planche sur le tou­risme religieux en al­lant sur les pas du Ch­rist. Ce tra­vail va prendre deux à trois ans de do­cu­men­ta­tion. Rim Ché­hab, réa­li­sa­trice, le sou­tient dans son tra­vail, un avo­cat s’oc­cupe du co­py­right et un comp­table à mi­temps tient les fi­nances. Cette start-up em­ploie 3 per­sonnes à temps plein alors que lors des tour­nages, ce chiffre peut at­teindre 35 col­la­bo­ra­teurs em­ployés pen­dant des mois. ●

IN­FO EN­TER­TAIN­MENT Même si la pu­bli­ci­té a un rôle de di­ver­tis­se­ment, Fantascope se donne pour obli­ga­tion d’in­for­mer éga­le­ment.

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