DES RE­LA­TIONS AN­CIENNES ET SO­LIDES AVEC LES EXPATRIÉS

Bank Au­di jouit d’ex­cel­lents liens his­to­riques avec la diaspora li­ba­naise et main­tient d’étroits con­tacts avec elle. Des pro­duits spé­ci­fiques ont été créés pour le Li­ba­nais de l’étran­ger.

Le Mensuel Magazine - - Économie -

BANK AU­DI POUR­RAIT FI­NAN­CER DES OPÉ­RA­TIONS EN «DOWNSTREAM» DE SO­CIÉ­TÉS AYANT UNE EX­PÉ­RIENCE DANS LE SEC­TEUR PÉ­TRO­LIER

Les ré­si­dents li­ba­nais à l’étran­ger peuvent bé­né­fi­cier des prêts lo­ge­ment ac­cor­dés aux ré­si­dents au Li­ban, à l’ex­cep­tion des prêts en col­la­bo­ra­tion avec l’eta­blis­se­ment Pu­blic de l’ha­bi­tat.

Les condi­tions d’oc­troi de ces prêts sont en gé­né­ral les mêmes, mais chaque banque a le droit de ra­jou­ter des condi­tions qui lui sont propres, si les clauses im­po­sées par la BDL sont res­pec­tées (taux d’au­to­fi­nan­ce­ment mi­ni­mum de 25%, du­rée de prêt maxi­male de 30 ans, paie­ment men­suel ne dé­pas­sant pas 33% du re­ve­nu men­suel, etc.).

L’éva­lua­tion du risque lié aux ré­si­dents li­ba­nais à l’étran­ger dif­fère se­lon le sec­teur de tra­vail, le type de tra­vail (em­ploi ou tra­vail in­dé­pen­dant), et le pays de ré­si­dence. Ce der­nier joue d’ailleurs un rôle im­por­tant quant à l’as­su­rance vie qui est contrac­tée au mo­ment de l’oc­troi du prêt et qui en est une ga­ran­tie es­sen­tielle. Cer­tains pays n’étant pas cou­verts, au­cun prêt lo­ge­ment ne peut être of­fert aux per­sonnes qui y ré­sident.

En 2017, la BDL a créé un nou­veau pro­duit lo­ge­ment en dol­lar pour la diaspora, à un taux ré­duit de Libor 1 an + 1,23%, à condi­tion que l’em­prun­teur pos­sède une ré­si­dence à l’étran­ger (pour une pé­riode mi­ni­male de 5 ans) et les do­cu­ments lé­gaux y at­te­nants.

Les banques li­ba­naises ont réus­si à ca­na­li­ser une par­tie de l’épargne de la diaspora vers le Li­ban, no­tam­ment à tra­vers des dé­pôts en livres ou en de­vises. Aus­si uti­lisent-elles une par­tie de cette li­qui­di­té pour sou­te­nir l’éco­no­mie lo­cale et fa­vo­ri­ser au­tant que pos­sible la créa­tion d’em­plois. Mis à part les cré­dits oc­troyés tra­di­tion­nel­le­ment aux grandes en­tre­prises, les banques li­ba­naises ont, au cours des der­nières an­nées, dé­ve­lop­pé des po­li­tiques d’oc­troi de cré­dits aux pe­tites et moyennes en­tre­prises (PME). Ces der­nières consti­tuent en ef­fet le gros du nombre des en­tre­prises li­ba­naises, et re­quièrent da­van­tage de lignes de cré­dit afin de pour­suivre leurs ob­jec­tifs opé­ra­tion­nels ou d’ex­pan­sion. De nom­breuses grandes banques li­ba­naises ont ain­si élar­gi leur base de clients dé­bi­teurs et ont contri­bué à ren­for­cer l’in­clu­sion fi­nan­cière, quoique les condi­tions d’ex­ploi­ta­tion dif­fi­ciles et la crois­sance éco­no­mique lente au Li­ban en ce mo­ment ré­duisent les op­por­tu­ni­tés d’oc­troi de cré­dits et li­mitent quelque peu l’ap­pé­tit des banques à oc­troyer de nou­velles vagues de cré­dit en les pous­sant à être as­sez sé­lec­tives en la ma­tière.

LE SEC­TEUR PÉ­TRO­LIER. Bank Au­di voit d’un bon oeil les ac­ti­vi­tés du sec­teur pé­tro­lier off­shore. Ce­ci dit, il est en­core trop tôt pour en­vi­sa­ger des fi­nan­ce­ments dans ce do­maine sa­chant que la banque pour­ra étu­dier l’oc­troi de fi­nan­ce­ment une fois la phase d’ex­plo­ra­tion ache­vée et la pré­sence de ré­serves avé­rée. A ce stade, l’éta­blis­se­ment se­ra en po­si­tion de fi­nan­cer di­verses ac­ti­vi­tés «downstream» en­tre­prises par des so­cié­tés ayant une ex­per­tise dans le do­maine et ré­pon­dant aux cri­tères de Bank Au­di.

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