HOM­MAGE AUX FEMMES

Le Mensuel Magazine - - Cinéma -

C’est l’un des fes­ti­vals ci­né­ma­to­gra­phiques les plus an­crés dans le pay­sage lo­cal. An­cien­ne­ment connu sous le nom ..né à Bey­routh, le Fes­ti­val du Film Li­ba­nais, or­ga­ni­sé par Bande à Part pro­duc­tions, re­vient cette an­née pour une 13e édi­tion, du

17 au 21 sep­tembre.

La 13e édi­tion du Fes­ti­val du Film Li­ba­nais se dé­cline dans sa thé­ma­tique comme un hom­mage aux femmes dans le cinéma, une ma­nière de suivre un peu la marche du monde. Un hom­mage aux femmes d’au­tant plus pré­gnant que le fes­ti­val s’as­so­cie en par­te­na­riat avec FFFMED, Films Femmes Fran­co­phone Mé­di­ter­ra­née, éga­le­ment or­ga­ni­sé par Bande à part pro­duc­tions, une ré­si­dence d’écri­ture de scé­na­rio pour les femmes fran­co­phones de la Mé­di­ter­ra­née, qui pré­parent leur pre­mier long-mé­trage, une ré­si­dence qui se tien­dra du 11 au 18 sep­tembre, à l’ins­ti­tut Fran­çais de Deir el-qa­mar.

C’est le 17 sep­tembre que s’ou­vri­ra le Fes­ti­val, avec la pro­jec­tion du der­nier film de Na­dine La­ba­ki, Ca­phar­naüm, pré­sen­té dans la sé­lec­tion of­fi­cielle au der­nier fes­ti­val de Cannes, (Prix spé­cial du Ju­ry). Der­nière femme li­ba­naise à être sé­lec­tion­née à Cannes, c’est avec la pre­mière femme li­ba­naise, et même la pre­mière femme arabe à être sé­lec­tion­née à Cannes, Hei­ny Srour, que se ter­mi­ne­ra le fes­ti­val, et en sa pré­sence, à tra­vers la pro­jec­tion, le 21 sep­tembre, de son film, avec la col­la­bo­ra­tion de Na­di le­kol el-nass: L’heure de la li­bé­ra­tion a son­né, un do­cu­men­taire contro­ver­sé au­tour

du rôle des femmes pen­dant les ré­vo­lu­tions et les guerres. Une ma­nière de mettre en lu­mière les pion­nières du cinéma li­ba­nais.

Loin de toute idée fé­mi­niste dis­cri­mi­na­toire en­vers les hommes, le Fes­ti­val se penche sur les femmes au cinéma, en rai­son no­tam­ment de leur grande pré­sence dans l’in­dus­trie lo­cale, con­trai­re­ment au reste du monde et con­trai­re­ment à d’autres pro­fes­sions. Mais il ne s’agit pas uni­que­ment de mettre en avant les femmes qui sont dé­jà vi­sibles, les réa­li­sa­trices, les pro­duc­trices, les ac­trices, et même les scé­na­ristes, mais celles qui sont un peu moins vi­sibles, un peu plus dans les cou­lisses, comme les com­po­si­trices de bandes son, les in­gé­nieures de son, les cheffes opé­ra­teurs… et dont le rôle est tout aus­si im­por­tant, à l’ins­tar de la mu­si­cienne et com­po­si­trice Cyht­nia Za­ven, membre du Ju­ry aux cô­tés de Da­rine Ho­tait, Ha­dy Zac­cak et Na­dia Tu­rin­cev.

LE MONDE AU­TRE­MENT. Outre les cé­ré­mo­nies d’ou­ver­ture et de clô­ture, et pa­ral­lè­le­ment aux 18 pro­grammes de pro­jec­tion qui se dé­roulent à Beirut Souks, le Fes­ti­val dé­cline ses sec­tions pa­ral­lèles. Le 18 sep­tembre, le Fes­ti­val du Film Li­ba­nais, en col­la­bo­ra­tion avec Beirut Art Fair et Ope­ra Gal­le­ry, pré­sen­te­ra un ci­né concert en plein air, sur­plom­bant les ruines au cen­tre­ville, sur la ter­rasse de la ga­le­rie. En os­mose avec le fo­cus sur la pho­to­gra­phie qui dis­tingue la 9e édi­tion du Beirut Art Fair, le pu­blic est convié à une pro­jec­tion d’un mon­tage ex­clu­sif de pel­li­cules pho­to­gra­phiques mon­trant Bey­routh, des an­nées 50 jus­qu’à au­jourd’hui. Le 19 sep­tembre, carte blanche à la ci­né­ma­thèque fran­çaise, sur la pe­louse de l’ins­ti­tut fran­çais de Bey­routh. Le 20 sep­tembre, tou­jours à L’IFL, le pro­gramme de la soi­rée se­ra pré­sen­té par Pa­no­ra­ma Ci­ne­ma Magh­reb Moyen-orient (PCMMO). Et fi­na­le­ment le 21, dans l’après­mi­di, et pour la pre­mière fois, il y a un pro­gramme pour en­fants. Cette an­née, le Fes­ti­val s’ouvre à un nou­veau pu­blic, au pu­blic jeune, avec la pro­jec­tion d’un film d’ani­ma­tion, sui­vi d’un work­shop d’ani­ma­tion pour en­cou­ra­ger les en­fants à s’ex­pri­mer dans un des lan­gages ci­né­ma­to­gra­phiques.

Avec ses longs-mé­trages, ses courts-mé­trages, ses films de fic­tion, ses do­cu­men­taires, ses films d’ani­ma­tion, ses films hors-com­pé­ti­tion et en com­pé­ti­tion (Meilleurs fic­tion, do­cu­men­taire, pre­mier film, film ex­pé­ri­men­tal), le Fes­ti­val pré­sente cette an­née une riche sé­lec­tion de films aux trai­te­ments di­vers, aus­si bien thé­ma­ti­que­ment que vi­suel­le­ment. Et cette an­née, la sé­lec­tion fut rude pour choi­sir par­mi les plus de 350 films pré­sen­tés. Pour le co­mi­té de sé­lec­tion, la par­tie fut ser­rée, sus­ci­tant de vrais dé­bats pour dé­fendre les films coup de coeur, comme le pré­cise Wa­fa’a Cé­line Ha­la­wi, di­rec­trice du Fes­ti­val.

Le fes­ti­val est une pla­te­forme pour que le cinéma li­ba­nais ait sa place, ajoute-t-elle. C’est dans cet ob­jec­tif que le fes­ti­val a été créé en 2001 par Na­dim Ta­bet et Pierre Sar­raf, et tel est tou­jours son ob­jec­tif. Après avoir été du­rant plu­sieurs an­nées un fes­ti­val an­nuel, or­ga­ni­sé par ..né à Bey­routh, l’or­ga­ni­sa­tion du Fes­ti­val, dé­sor­mais sous la di­rec­tion de Wa­fa’a Cé­line Ha­la­wi de­puis 2015, est pas­sée à Bande à Part pro­duc­tions de­puis 2012, pour prendre place chaque deux ans, en al­ter­nance avec le Fes­ti­val Ayyam Beirut al-ci­ne­mai’ya. Ac­tuel­le­ment vu l’es­sor de la pro­duc­tion ci­né­ma­to­gra­phique li­ba­naise, les dis­cus­sions portent sur l’éven­tua­li­té d’en faire, à nou­veau, un fes­ti­val an­nuel.

INAU­GU­RA­TION Le 18 sep­tembre, ci­né concert en plein air, sur­plom­bant les ruines au centre-ville.

TOUS LES DEUX ANS Le fes­ti­val, di­ri­gé de­puis2015 par Wa­fa’a Cé­line Ha­la­wi, se tient tous les deux ans. Il pour­rait re­de­ve­nir an­nuel vu l’es­sor de la pro­duc­tion ci­né­ma­to­gra­phique li­ba­naise.

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