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L'Hebdo Magazine - - DOSSIER CARTES DE CRÉDIT -

à les vo­ler, ils ne pour­ront s’en ser­vir que du­rant une ving­taine de mi­nutes, avant le chan­ge­ment du code. Un laps de temps, a prio­ri, trop court pour mul­ti­plier les achats sur le Web ou re­vendre ces in­for­ma­tions à d’autres es­crocs.

La bio­mé­trie

Seul hic, de taille, dans la mise en place de cette nou­velle tech­no­lo­gie: son coût. Car un bout de plas­tique bour­ré de tech­no­lo­gies coûte évi­dem­ment bien plus cher qu’une carte à puce clas­sique. Et pour l’heure, on ignore en­core sur qui va re­bon­dir ce coût… Sur le client, la banque ou les com­mer­çants? Les banques de­vraient se dé­ci­der ra­pi­de­ment car d’autres moyens de paie­ment ar­rivent sur le mar­ché. Si ce pro­cé­dé per­met de ré­duire le coût des fraudes ban­caires, les banques pour­raient dé­ci­der de ra­pi­de­ment l’adop­ter. Les clients, eux, pour­raient de­ve­nir plus confiants dans les achats en ligne. Or, un pos­ses­seur de carte ban­caire en confiance, c’est un consom­ma­teur qui dé­pense. Des start-up spé­cia­li­sées en tech­no­lo­gies fi­nan­cières se bous­culent pour in­no­ver et lan­cer de nou­veaux modes de paie­ment, no­tam­ment en uti­li­sant les smart­phones. D’autres tech­no­lo­gies sont éga­le­ment en em­bus­cade. Par­mi celles-ci, les tech­no­lo­gies de bio­mé­trie uti­li­sant des élé­ments du corps (em­preinte di­gi­tale, vo­cale, etc.) qui pour­raient dé­fi­ni­ti­ve­ment en­voyer aux ou­bliettes les bons vieux codes ban­caires. Pour payer, le client de­vra ap­pro­cher son smart­phone du ter­mi­nal de paie­ment équi­pé de la tech­no­lo­gie sans contact et le va­li­der par son em­preinte di­gi­tale. Ses don­nées ban­caires sont sé­cu­ri­sées, via un cloud, et rem­pla­cées par des don­nées à usage unique. En­fin, une carte ban­caire dé­ma­té­ria­li­sée se­ra gé­né­rée pour chaque paie­ment. A l’ave­nir, on de­vrait aus­si pou­voir payer Le der­nier rap­port du ré­seau Arab­net, sur l’état de la banque en ligne au Moyen-Orient, ré­vèle que 54% des Li­ba­nais au­raient dé­jà adop­té des ser­vices ban­caires nu­mé­ri­sés. Le Li­ban n’ar­rive tou­te­fois qu’en qua­trième po­si­tion en termes de taux de pé­né­tra­tion sur les cinq pays étu­diés (Ara­bie saou­dite, Emi­rats arabes unis, Egypte, Li­ban, Jor­da­nie). L’Ara­bie saou­dite ca­ra­cole en tête avec 75%. Tou­te­fois, ces don­nées consti­tuent un chiffre en­cou­ra­geant pour le sec­teur. Pour les cinq pays étu­diés, l’étude rap­porte que les ser­vices de banques en ligne (In­ter­net et/ ou mo­bile) sont uti­li­sés par 62% des per­sonnes dis­po­sant d’un compte ban­caire. Les clients de ces ser­vices disent être mo­ti­vés par le cô­té pra­tique du on­line et leur ac­cès 24h/24 et 7j/7. Le ser­vice le plus uti­li­sé reste la consul­ta­tion des comptes en ligne, tan­dis que les avan­tages fi­nan­ciers pro­cu­rés par ces ser­vices ren­contrent en­core peu d’adeptes. Autre constat de l’étude d’Arab­net, le fait que plus les uti­li­sa­teurs ont un ni­veau de re­ve­nus éle­vés, plus ils sont en­clins à se ser­vir d’une grande va­rié­té de pro­duits nu­mé­riques. Cet at­trait confir­mé pour les ser­vices en ligne ne si­gni­fie pas pour au­tant que les sa­cro-saints gui­chets d’agence vont dis­pa­raître. Et au Li­ban par­ti­cu­liè­re­ment où 75% des vi­si­teurs fré­quents se rendent à leurs agences. Il s’agi­rait là d’une ques­tion de confiance et de sé­cu­ri­té pour les tran­sac­tions en ligne pour les­quelles les Li­ba­nais res­tent en­core fri­leux. Le cash n’est pas en tout cas re­lé­gué aux ou­bliettes puis­qu’au Li­ban, 53% des tran­sac­tions s’ef­fec­tuent en­core en li­quide, contre 43% pour les cartes de cré­dit, 23% pour les cartes de dé­bit et 17% pour les chèques.

au seul moyen de son em­preinte… vo­cale cette fois. L’uti­li­sa­teur de­vra pour ce­la en­re­gis­trer sa voix en ré­ci­tant une phrase à plu­sieurs re­prises. Il de­vra en­suite sai­sir ses co­or­don­nées ban­caires, ce qui gé­nère l’ins­tal­la­tion d’une ap­pli­ca­tion, bap­ti­sée par exemple Talk to pay, sur son na­vi­ga­teur in­ter­net. Lors de son achat, l’uti­li­sa­teur se­ra ap­pe­lé par sa banque qui lui de­man­de­ra de ré­pé­ter une phrase. Au­tant d’avan­cées qui de­vront cha­cune trou­ver sa place, tant au­près des banques que de la clien­tèle. JEN­NY SA­LEH

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