Dr Li­na Dada

« Le suc­cès consiste à vou­loir tou­jours faire le bien »

Prestige (Lebanon) - - Femmes De Caractère -

Dé­vo­tion, bon­té, amour... Res­pec­tueuse de ces grandes va­leurs mo­rales fa­mi­liales qui lui ont été in­cul­quées dès son en­fance, Dr Li­na Dada, chi­rur­gienne- den­tiste, mère de fa­mille et pré­si­den­te­fon­da­trice de l’As­so­cia­tion ca­ri­ta­tive Ajia­lou­na, re­late à Pres­tige son his­toire avec la réus­site.

Vous êtes chi­rur­gienne- den­tiste, et vous êtes, de­puis 1995, pré­si­dente- fon­da­trice de l’As­so­cia­tion Ajia­lou­na qui vient en aide aux per­sonnes dé­fa­vo­ri­sées. Qu’est- ce qui vous a pous­sée à créer cette as­so­cia­tion? Plu­sieurs fac­teurs m’ont pous­sée à fon­der Ajia­lou­na: la mi­sère, le manque et le be­soin dans les­quels vivent un grand nombre de Li­ba­nais à cause de la guerre.

En 2015, vous avez lan­cé la cam­pagne « Hot­line Health Ser­vice » . En quoi consiste- t- elle? « Hot­line Health ser­vice » a été lan­cée pour ai­der les cas mé­di­caux cri­tiques qui de­mandent un ac­cord ra­pide, coûte que coûte, et quelles que soient les dé­penses à cou­vrir.

Quelle ex­pé­rience avez- vous ac­quise avec Ajia­lou­na? Une per­sé­vé­rance et une pa­tience illi­mi­tées pour ac­com­plir les ob­jec­tifs que je me suis fixés.

Quels sont les dé­fis que vous avez réus­si à re­le­ver du­rant toute cette pé­riode? Ne pas réus­sir dans mon ini­tia­tive, c’était dé­jà un grand dé­fi pour moi, et les conseils que ma mère me pro­di­guait me pous­saient à ne pas déses­pé­rer quelles que soient les dif­fi­cul­tés.

Au­jourd’hui nous as­sis­tons à une pro­li­fé­ra­tion d’as­so­cia­tions ca­ri­ta­tives au Li­ban. En quoi Ajia­lou­na se dis­tingue- t- elle des autres? Pour sub­ve­nir aux mul­tiples be­soins, Ajia­lou­na a créé de nom­breuses ac­ti­vi­tés dans les do­maines édu­ca­tif et mé­di­cal, et l’au­to­no­mi­sa­tion des femmes. A l’ins­tar de Coeur de miel/ Eat to Do­nate; Life Pe­tals pour les en­fants at­teints de can­cer; To­mooh, avec Pep­si­co pour as­su­rer des bourses uni­ver­si­taires; Ra­ma­dan pro­jet et If­tar Min Aleb; Dî­ner de ga­la an­nuel; Par­ti­ci­pa­tion au Ma­ra­thon. Notre slo­gan reste tou­jours « We live to give » .

En tant que mère de fa­mille et den­tiste, comment réus­sis­sez­vous à al­lier votre pro­fes­sion et votre vo­ca­tion hu­ma­ni­taire à Ajia­lou­na? Je réus­sis à al­lier les deux fonc­tions en ré­par­tis­sant conve­na­ble­ment mes deux oc­cu­pa­tions. L’im­por­tant est de sa­voir or­ga­ni­ser notre jour­née.

Le rôle de votre ma­ri, éga­le­ment mé­de­cin, dans votre car­rière? Mon ma­ri m’a tou­jours en­cou­ra­gée et ses in­ci­ta­tions m’ont pous­sée à al­ler tou­jours de l’avant. C’est lui qui m’a ai­dée à prendre la res­pon­sa­bi­li­té de la ges­tion de mon tra­vail pri­vé.

Quelle est la femme idéale à vos yeux? A mon avis, la femme idéale est celle qui réus­sit à faire beau­coup de bien en­vers les autres.

Que re­pré­sente votre mère pour vous? Ma mère est pour moi ce mot ma­gique qui re­pré­sente la dé­vo­tion, la bon­té, l’amour, et la crainte du Bon Dieu.

Le se­cret du suc­cès à votre avis... Le se­cret du suc­cès ré­side dans le fait de ne pas lais­ser les dif­fi­cul­tés nous dé­cou­ra­ger, d’être tou­jours so­li­daires et de vou­loir faire le plus de bien pos­sible.

Le bon­heur pour vous, c’est... Le bon­heur pour moi c’est de voir mes ef­forts al­lé­ger le mal­heur des né­ces­si­teux, et de réus­sir à leur re­don­ner es­poir.

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