Roy G. Harb

« Il n’y a pas de vie sans rêves »

Prestige (Lebanon) - - Interview -

Dans son troi­sième ro­man L’Im­meuble des Rêves, « Mab­na El- Ah­lam » , l’au­teur Roy Harb al­lie mer­veilleu­se­ment bien phi­lo­so­phie, poèmes, illus­tra­tions et pein­tures. Des scènes ti­rées de la vie quo­ti­dienne, où le lan­gage est simple et le mes­sage pré­cis, « Osez rê­ver! » est une in­ci­ta­tion au rêve, mais aus­si à la lec­ture d’un ro­man qui laisse le lec­teur sur sa faim. Dans une ren­contre avec Pres­tige, l’au­teur ra­conte. Votre livre est illus­tré de pho­tos ex­pres­sives... Quel plus ce­la ap­porte- t- il à l’ou­vrage, à votre avis? Comme le mar­ché de la lec­ture est en ré­ces­sion, nous avons be­soin de trou­ver des moyens qui mo­tivent les gens à lire, à prendre en main le livre en pa­pier, ou même le livre élec­tro­nique. Mab­na El- Ah­lam pa­raî­tra en 2018 sous forme d’un e- livre. J’es­saie d’en faire une ga­le­rie vi­vante. Ihab Ma­laeb et Ri­belle Az­zi ont trans­for­mé neuf scènes en ma­gni­fiques illus­tra­tions. C’est comme si vous re­gar­dez un film de cinéma. Voi­là une va­leur ajou­tée à ce ro­man, et le lec­teur ne s’en­nuie­ra pas.

Pour­quoi ac­cor­dez- vous une part aux rêves et aux sen­ti­ments? Les rêves et les sen­ti­ments sont des ca­rac­té­ris­tiques hu­maines su­blimes sans les­quelles la vie se­ra fade et sans goût. Sans eux, il n’y a pas de vie. Même après la mort, on rêve d’une vie éter­nelle. Mon père me di­sait « ose rê­ver » , et je ne cesse de le faire. « Le jour où tu quit­te­ras cette terre, rêve d’un autre monde plus splen­dide et pa­ci­fique, et tu le trou­ve­ras » , di­sait- il. J’es­saie de trans­mettre ce mes­sage à mes lec­teurs.

Quels sont les rêves que vous sou­hai­tez réa­li­ser? J’ai­me­rais vivre en paix, gar­der es­poir et voir mon feuille­ton L’Au­to­ri­taire, Al Mous­ta­bid­da, réa­li­sé cette an­née et dif­fu­sé sur les chaînes té­lé­vi­sées. Mon rêve le plus tendre est de prendre mes en­fants dans mes bras.

Ai­me­riez- vous voir vos ro­mans adap­tés à l’écran? Oui bien sûr. Je n’adopte pas le style des­crip­tif. J’écris mes ro­mans à la ma­nière d’un feuille­ton. A no­ter que j’en­seigne l’écri­ture de scé­na­rio. Le cé­lèbre scé­na­riste li­ba­nais Chu­cri Anis Fa­khou­ry voyait en Na­sa­mat el Ha­nin un film ro­man­tique adap­té au grand écran, et en Os­sit Omr un feuille­ton té­lé­vi­sé. Au plai­sir de voir ce rêve réa­li­sé.

Si vous n’étiez pas écri­vain, qu’au­riez- vous ai­mé être? Un chi­rur­gien plas­tique. J’aime la beau­té!

Pro­pos re­cueillis par MI­REILLE BRIDI BOUABJIAN

L’au­teur Roy G. Harb.

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