Pour­quoi dire non ?

Special Madame Figaro - - Spécial Psycho -

Un oui qui sonne faux en­traîne for­cé­ment des ten­sions dans la re­la­tion et au lieu de vous sen­tir utile, vous culpa­bi­li­se­rez pour le fait d’avoir été de mau­vaise foi… Tan­dis que dire non quand on n’a sim­ple­ment pas en­vie de rendre ce ser­vice c’est être au­then­tique et agir en ac­cord avec soi. Ji­na sait très bien que son meilleur ami est amou­reux d’elle mais elle n’ar­rive pas à lui re­fu­ser un dî­ner. « Je ne veux pas lui faire de la peine mais je me suis en­traî­née dans cette his­toire de dî­ners à deux et ça com­mence à m’exas­pé­rer…Je ne sais pas comment lui dire que je n’ai pas en­vie qu’on soit seuls…J’ai peur qu’il ne croit que je suis par­tante pour une re­la­tion plus qu’ami­cale… ». A force de se sou­mettre au chan­tage af­fec­tif, Ji­na en perd sa propre li­ber­té et risque de perdre sa cré­di­bi­li­té de­vant son ami en es­sayant d’être gen­tille avec lui… N’hé­si­tez pas à de­man­der un dé­lai de ré­flexion, un peu de temps avant de don­ner votre ré­ponse, his­toire de me­su­rer ce que ce ser­vice vous coûte… Une fois ce bi­lan éta­bli, la ré­ponse de­vrait être plus fa­cile à pro­non­cer. Vous avez dé­ci­dé de dire non ? Ex­pri­mez-vous tou­jours avec cette gen­tillesse que l’on vous connaît tout en vous ex­pli­quant. Pas be­soin de vous jus­ti­fier, rien ne vous oblige à rendre ce ser­vice, mais une ex­pli­ca­tion pour cla­ri­fier votre re­fus fa­ci­lite l’im­pact de votre non. « J’au­rai bien ai­mé t’ai­der ce wee­kend mais je suis vrai­ment fa­ti­guée ». Clair, net et pré­cis. Si vous avez des exa­mens de fin d’an­née à ré­vi­ser, un pro­jet à fi­na­li­ser… et votre soeur vous de­mande de l’ai­der à ran­ger ses ar­moires, c’est votre propre ave­nir que vous met­tez en pé­ril pour ré­pondre à sa de­mande. Sa­voir dire non de ma­nière franche ne fait pas de vous une per­sonne égo­cen­trique mais plu­tôt sin­cère. Vous pou­vez éga­le­ment ten­ter la mé­thode de l’al­ter­na­tive pour faire preuve de bonne foi. Par exemple, vos pa­rents vous at­tendent pour le ré­veillon sauf que vous avez pro­mis à votre ma­ri de fê­ter chez ses pa­rents… « Nous sommes dé­jà in­vi­tés, par contre vous pou­vez comp­ter sur nous pour Pâques ».

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