Du­bai-Luxem­bourg : un bi­lan fruc­tueux

La mis­sion éco­no­mique aux Émi­rats arabes unis a tou­ché à sa fin, hier. Étienne Sch­nei­der, le mi­nistre de l'Éco­no­mie, en a ti­ré un bi­lan très po­si­tif.

Le Quotidien (Luxembourg) - - Vorderseite - De notre en­voyée spé­ciale à Du­bai, Aude Fo­res­tier

La dé­lé­ga­tion luxem­bour­geoise a en­re­gis­tré plu­sieurs si­gna­tures de grande im­por­tance, pour des pro­jets im­pli­quant les deux pays. Les liens exis­tants se sont ren­for­cés et le se­ront peut-être en­core plus lorsque le mi­nistre de l'Éco­no­mie des EAU se ren­dra au Grand-Du­ché pour une mis­sion éco­no­mique qui se tien­dra entre fé­vrier et mars 2018, comme l'a in­di­qué le mi­nistre Sch­nei­der.

La troi­sième et der­nière jour­née de la mis­sion éco­no­mique qui a conduit le couple grand-du­cal hé­ri­tier, les mi­nistres Bausch et Sch­nei­der ain­si qu'une dé­lé­ga­tion d'en­tre­prises aux Émi­rats arabes unis s'est ache­vée hier après-mi­di. Étienne Sch­nei­der, le mi­nistre de l'Éco­no­mie, en a ti­ré un bi­lan très po­si­tif.

Après avoir rap­pe­lé les dix ans d'exis­tence des re­la­tions entre les deux pays et les vingt vi­sites mi­nis­té­rielles qui se sont te­nues du­rant ce laps de temps, il a dit avoir consta­té que la pré­sence des firmes luxem­bour­geoises dans cet État du MoyenO­rient pro­gres­sait.

Ce­la dé­montre, d'une cer­taine ma­nière, l'ef­fi­ca­ci­té de la po­li­tique me­née par le Grand-Du­ché vis-à-vis des Émi­rats.

D'ailleurs, le mi­nistre n'a pas man­qué de sou­li­gner la pré­sence de la BIL, de la So­cié­té gé­né­rale Bank & Trust, du géant mon­dial de l'acier Ar­ce­lorMit­tal, de Car­go­lux, de l'en­tre­prise de construc­tion Gior­get­ti, de la so­cié­té Gio­log et de la firme spé­cia­li­sée dans les portes et les fe­nêtres ba­sée à Trois­vierges, Kel­ler, qui a ou­vert une suc­cur­sale aux Émi­rats.

Comme au Grand-Du­ché, il existe aux EAU une vo­lon­té de di­ver­si­fier l'éco­no­mie afin de ne pas dé­pendre d'un seul sec­teur. Dans le cas des Émi­rats, il ne s'agit pas de la place fi­nan­cière mais bien de l'or noir. Les prix à la baisse de ce der­nier sont un vé­ri­table pro­blème pour des pays pro­duc­teurs qui peuvent voir du jour au len­de­main leur sys­tème éco­no­mique perdre de leur flam­boyance.

Des portes d'en­trée im­por­tantes

Étienne Sch­nei­der n'a pas hé­si­té à mar­te­ler que le Luxem­bourg est «un par­te­naire fort» pour le pays si­tué entre le golfe Per­sique et le golfe d'Oman. D'un cô­té, par sa si­tua­tion géo­gra­phique, le Grand-Du­ché est la porte d'en­trée vers l'Eu­rope pour son par­te­naire orien­tal. De l'autre, les EAU sont aus­si «la porte d'en­trée pour les en­tre­prises luxem­bour­geoises pour le Moyen-Orient», a fait re­mar­quer le mi­nistre. La pré­sence des Émi­rats est dé­jà vi­sible sur le ter­ri­toire grand-du­cal. ADIA, le fonds ori­gi­naire d'Abou Dha­bi, a in­ves­ti de l'ar­gent dans les pro­jets Royal-Ha­mi­lius et place de l'Étoile qui ver­ront le jour dans quelques an­nées, d'après le mi­nistre.

Outre ce bi­lan très po­si­tif, com­pre­nant les dif­fé­rentes si­gna­tures (ac­cord de co­opé­ra­tion pour l'ini­tia­tive Spa­ce­re­sources.lu et le contrat de par­ti­ci­pa­tion à l'Ex­po­si­tion uni­ver­selle Du­bai 2020), Étienne Sch­nei­der a an­non­cé la ve­nue de son ho­mo­logue des EAU pour une mis­sion éco­no­mique qui se tien­dra ap­pa­rem­ment entre «les mois de fé­vrier et mars 2018».

Cette fu­ture vi­site per­met­tra de main­te­nir et sans doute de faire avan­cer en­core plus loin les re­la­tions entre les deux pays.

La mis­sion éco­no­mique aux Émi­rats arabes unis a per­mis de rap­pe­ler l'exis­tence de re­la­tions com­mer­ciales avec des en­tre­prises luxem­bour­geoises et in­ver­se­ment.

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