GERSON SE VOIT RES­TER AU NORD

SUEDE Le mi­lieu de ter­rain, après sa longue bles­sure, a aban­don­né tout es­poir de sor­tir de Suède. Il va cher­cher à res­ter en Scan­di­na­vie.

Le Quotidien (Luxembourg) - - Vorderseite - En­tre­tien avec notre jour­na­liste Ju­lien Mol­le­reau

Il rê­vait d'Al­le­magne, de France ou de Bel­gique. Ce­la fai­sait d'ailleurs deux ans que c'était son ob­jec­tif. Ce­la ne l'est plus. Ça ne peut plus l'être.

La com­pé­ti­tion sué­doise est ter­mi­née, la sé­lec­tion a joué son der­nier match ami­cal et on ne vous a plus re­vu. Où en êtes-vous?

Lars Gerson : J'ai pas­sé hier (NDLR : lun­di) mon tout der­nier test phy­sique, à base de courses, de tirs et de sauts, pour être sûr à 100 % que je pou­vais re­prendre l'en­traî­ne­ment col­lec­tif. Mais voi­là, l'en­traî­ne­ment col­lec­tif, il est fi­ni… Quel est votre pro­gramme alors? Dé­mé­na­ger. D'ici à la fin de la se­maine, je dois avoir quit­té mon ap­par­te­ment. J'ar­rive en fin de contrat et je n'ai pas pro­lon­gé. Je vais vendre mes af­faires, rendre les clefs. Même si j'avais dé­jà pro­lon­gé, je ne se­rais pas res­té de toute fa­çon, je ne suis pas content avec le syn­dic (il rit) et j'en ai marre de cet ap­par­te­ment.

Mais l'offre du GIF, qui vous a pro­po­sé de res­ter, est tou­jours va­lable?

Ils m'ont pro­po­sé un an et de toute fa­çon, c'est ce que je vou­lais. J'ai par­lé lun­di pen­dant une heure trente avec les coaches. Pour leur ex­pli­quer les choses que je vou­lais voir amé­lio­rées si je de­vais res­ter. Parce que ce­la fait quatre ans dé­sor­mais – deux avec Norrkö­ping, deux avec Sund­svall – que je joue pour ne pas des­cendre et si je peux évi­ter d'en faire une cin­quième…

Mais je sais qu'après ma bles­sure et toutes ces se­maines sans jouer, ce se­ra plus que dif­fi­cile de ve­nir en France, en Al­le­magne ou en Bel­gique.

Vous en­vi­sa­gez donc ou­ver­te­ment, dé­sor­mais, de res­ter en Suède?

Je conti­nue de cher­cher d'autres op­tions, quelque chose de mieux. Sund­svall et moi, on va être hon­nêtes l'un en­vers l'autre. D'ailleurs, ils ne m'ont pas don­né de date bu­toir. Je suis sans stress, j'ai leur pro­po­si­tion. Mais je sais que je peux trou­ver quelque chose de mieux. Dé­jà la sai­son der­nière, on m'avait contac­té mais il s'agis­sait de clubs dont je ne pou­vais pas me dou­ter qu'ils fe­raient une si bonne sai­son. Pa­reil pour Norrkö­ping quand je suis par­ti (NDLR : qui a fait cham­pion la sai­son de son dé­part).

Un re­tour à Norrkö­ping, d'ailleurs, se­rait-il en­vi­sa­geable?

Peut-être. Je ne sais pas s'ils sont in­té­res­sés, mais j'ai conser­vé de bons contacts là-bas et l'équipe est bonne.

Ou vous rap­pro­cher de Stock­holm?

Ce­la pour­rait m'in­té­res­ser, ne se­rait-ce que pour me rap­pro­cher de chez moi, de Kong­svin­ger. De­voir faire 4 heures de route plu­tôt que 7 pour ren­trer voir sa fa­mille, ce­la fait une dif­fé­rence. D'ailleurs, pour­quoi pas la Nor­vège éga­le­ment? On va voir quelles pour­raient être les op­tions là-bas, car le cham­pion­nat n'est pas beau­coup moins fort qu'en Suède. Mais vu que je suis dé­sor­mais plus connu en Suède, ce se­ra plus fa­cile ici. C'est main­te­nant que la re­cherche va com­men­cer.

Je vais vendre mes af­faires, rendre les clefs

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