Une ville sous le choc

Le Quotidien (Luxembourg) - - Faits De Société -

«Chris­tine, c'était une fille vrai­ment sym­pa, dy­na­mique et spor­tive», se sou­vient un ha­bi­tant de Pange, à l'est de Metz. «Sa fa­mille est ap­pré­ciée. Son frère a joué dans l'équipe de foot.» Le drame qui s'est noué à Tulle (Cor­rèze) le week-end der­nier, a se­mé une vive émo­tion dans la com­mune : Chris­tine Pi­caut est morte sa­me­di ma­tin sous les coups de son ma­ri, po­li­cier comme elle, avant que ce der­nier ne se sui­cide avec son arme de ser­vice (lire notre édi­tion d'hier).

Chris­tine était éga­le­ment connue à l'hô­tel de po­lice de Metz, où elle a tra­vaillé au ser­vice de rou­le­ment­po­lice se­cours jus­qu'en 2006. C'est là qu'elle avait d'ailleurs ren­con­tré son fu­tur ma­ri, for­ma­teur en tir et sports. Âgée de 44 ans, la po­li­cière a suc­com­bé sa­me­di ma­tin, après avoir été ad­mise d'ur­gence au CHU de Li­moges. Mère d'une fille née d'une pré­cé­dente union, elle y avait été hos­pi­ta­li­sée pour «des bles­sures graves, vrai­sem­bla­ble­ment consé­cu­tives à des vio­lences conju­gales».

Son époux était âgé de 55 ans. Il s'est sui­ci­dé di­manche avec son arme de ser­vice alors que des en­quê­teurs se pré­sen­taient chez lui pour l'in­ter­pel­ler, au lieu-dit Les Va­reix à Saint-Jal.

La gen­dar­me­rie d'Uzerche a été sai­sie par le par­quet de Tulle pour re­cher­cher les causes de la mort. Les deux corps de­vaient être au­top­siés en dé­but de se­maine à l'Ins­ti­tut mé­di­co­lé­gal de Li­moges.

Le couple avait été mu­té au com­mis­sa­riat de Tulle il y a une di­zaine d'an­nées.

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