Le FC Metz et l'ali­gne­ment des pla­nètes

FRANCE Dé­faite de Troyes sur le fil, nul in­croyable de Lille et vic­toire des Gre­nats à Rennes : le FC Metz a vé­cu l'opé­ra­tion rê­vée ce week-end. Et re­lan­cé le débat sur ses chances de main­tien.

Le Quotidien (Luxembourg) - - Sports -

Si l'on doit re­voir la lu­mière, ce ne se­ra pas avant la fin mai. Je le sais.» Fin dé­cembre, Fré­dé­ric Hantz pro­phé­ti­sait, dans ces co­lonnes, sur les chances de main­tien du FC Metz, in­dif­fé­rent à ce comp­teur pauvre de 11 pe­tits points et à une concur­rence tou­jours trop loin. Quelques mois plus tard, l'en­traî­neur peut de­vi­ner quelques re­tour­ne­ments de veste chez les scep­tiques. Oui, l'in­croyable réa­li­té ma­thé­ma­tique est là : avec quatre points de re­tard sur le bar­ra­giste, la lan­terne rouge est tou­jours en po­si­tion de réa­li­ser l'im­pos­sible à cinq jour­nées du ver­dict. Mal­gré ses dé­buts dé­sas­treux, mal­gré une sé­rie de 10 matches sans vic­toire en 2018. Mal­gré tout, en fait.

L'es­poir a donc re­jailli sans préve- nir, par la grâce d'une vic­toire in­es­pé­rée à Rennes (1-2), sa­me­di. Mais pas seule­ment. D'un coup d'un seul, toutes les pla­nètes se sont ali­gnées. Troyes s'est écrou­lé dans le der­nier quart d'heure face à l'OM (2-3) et, plus in­vrai­sem­blable en­core, Lille a en­cais­sé deux buts dans le temps ad­di­tion­nel contre Guin­gamp (2-2). Il au­rait d'ailleurs été sa­vou­reux de voir l'an­cien Mes­sin Ye­ni Ng­ba­ko­to éga­li­ser contre le LOSC, mais, à vrai dire, les Gre­nats se sont très bien pas­sés du sym­bole. Ils ne traquent que du concret.

Les sup­por­ters, eux, se sur­prennent à spé­cu­ler de plus belle. Ils connaissent tous le ca­len­drier, savent que Lille et Troyes risquent de souf­frir à Mar­seille et Saint-Étienne le wee­kend pro­chain et ils voient ve­nir Caen, ce sa­me­di, trois jours après sa de­mi-fi­nale de Coupe de la Ligue, face… au PSG. Les Nor­mands y lais­se­ront des forces.

Battre le Stade Mal­herbe est un im­pé­ra­tif pour pro­lon­ger la flamme et se concoc­ter une pre­mière fi­nale dans cette chasse au main­tien étouf­fante. Car vien­drait en­suite le match de la bas­cule, ce­lui qui pour­rait per­mettre à Metz d'aban­don­ner une der­nière place oc­cu­pée de­puis la qua­trième jour­née de cham­pion­nat. Le 28 avril, date du «flo­pi­co», pre­mier du nom, les Gre­nats pren­dront en ef­fet la di­rec­tion de Lille et, dans une confi­gu­ra­tion idéale, un point les sé­pa­re­ra du LOSC. Soit la pro­messe d'une ren­contre dra­ma­tique au car­re­four de deux sai­sons pour­ries.

For­cé­ment, on se re­voit écou­ter po­li­ment ou lire, avec un sou­rire gê­né, les dé­cla­ra­tions des joueurs qui ré­pé­taient in­las­sa­ble­ment que le main­tien res­tait pos­sible. Ils avaient le droit de ne plus y croire mais le de­voir de ne pas le dire. Main­te­nant? Ils ont vrai­ment droit à cet es­poir et sur­tout le de­voir de l'en­tre­te­nir. Il ne fau­drait pas que le souf­flé re­tombe.

Les dif­fé­rents ap­pels des sup­por­ters pour rem­plir le stade Saint-Sym­pho­rien sa­me­di et sou­te­nir les Gre­nats vont dans ce sens. Quelque chose se passe à Metz et Fré­dé­ric Hantz ne se­ra pas loin de pas­ser pour un sor­cier s'il ra­mène un club d'ou­tre­tombe.

Oui, Diagne y songe!

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