«Il fau­dra être agres­sif»

TOM STEELS, di­rec­teur spor­tif chez Quick-Step Floors, dé­fi­nit la stra­té­gie de son équipe qui se­ra la for­ma­tion la plus at­ten­due sur ce par­cours.

Le Quotidien (Luxembourg) - - Sports -

Pour­quoi cette étape est-elle re­dou­tée?

Tom Steels : C'est la ba­taille avant les pa­vés qui risque de s'avé­rer dif­fi­cile et, une fois sur les pa­vés, un in­ci­dent mé­ca­nique ou une chute peut vous éjec­ter de la course, pour le suc­cès d'étape et pour le clas­se­ment gé­né­ral.

Al­lez-vous es­sayer d'al­ler rem­por­ter l'étape et prendre le maillot jaune, ou alors al­lez-vous pro­té­ger Bob Jun­gels?

La clé dans une étape comme ça, c'est de rou­ler de fa­çon agres­sive. Si tu roules trop dé­fen­sif, ça peut mal se pas­ser. On ver­ra bien en course com­ment ma­noeu­vrer, mais notre stra­té­gie est connue de tous.

Vous êtes confiant?

Oui, avec l'équipe que nous avons ici, on ne peut qu'être confiant. Et puis Ju­lian (Ala­phi­lippe) passe bien les pa­vés éga­le­ment. S'il fai­sait Pa­risRou­baix, il pour­rait vi­ser un top 10. Bob a éga­le­ment rem­por­té Pa­ris-Rou­baix chez les es­poirs. On ne pré­sente pas Terps­tra, Gilbert, Lam­paert... Est-ce que ce­la se­ra l'étape la plus tac­tique du Tour?

La plus dan­ge­reuse, oui. Pas la plus tac­tique. Ce­la n'est pas trop dif­fi­cile dans la me­sure où il faut prendre des pa­vés en tête. Que tu roules ou pas, le pe­lo­ton casse de ma­nière na­tu­relle. La tac­tique c'est de res­ter de­vant dans tous les sec­teurs pa­vés. Lorsque le fi­nal ap­proche, tu peux pen­ser qu'un cou­reur peut par­tir seul. Mais dans le Tour, le pe­lo­ton d'une étape de pa­vés peut res­ter long­temps com­pact. Ce n'est pas for­cé­ment fa­cile de cas­ser le pe­lo­ton. Même si ça fi­nit tou­jours par cas­ser. Et ce­la va cas­ser où?

Ce­la dé­pen­dra du vent.

Quelle dif­fé­rence avec un Pa­risRou­baix?

La grande dif­fé­rence, c'est la dis­tance (NDLR : entre 250 et 260 km contre 156,5 km ce di­manche). Pa­ris-Rou­baix, il y a 100 ki­lo­mètres à bloc avant d'ar­ri­ver sur les pa­vés et les sec­teurs sont plus longs. C'est un autre pe­lo­ton éga­le­ment, si tu pars avec un ob­jec­tif de ga­gner l'étape, c'est bien. Mais si tu pars avec un cou­reur qui fait le clas­se­ment gé­né­ral, comme nous, Bob, alors il y a des choses à pen­ser.

Bob Jun­gels a ga­gné Pa­risRou­baix chez les es­poirs, doit-il un jour y re­tour­ner? Il a des qua­li­tés, mais quand tu fais un choix de car­rière comme lui, alors tu perds un peu l'ex­pé­rience et tu vois que ce n'est pas simple de chan­ger d'orien­ta­tion. Mais c'est pos­sible. Il se­rait au­jourd'hui ca­pable de re­ve­nir aux clas­siques flan­driennes, mais ce n'est pas évident non plus.

Il a per­du douze se­condes à Mûrde-Bre­tagne. Com­ment ju­gez­vous sa forme?

Tu peux perdre des se­condes, ce n'est pas im­por­tant. La pre­mière se­maine est sou­vent dure sur le plan men­tal. Si on re­garde le clas­se­ment, il est très bien pla­cé la pre­mière se­maine, c'est dur pour la tête. Il n'a pas beau­coup per­du.

Com­ment va-t-il ap­pré­hen­der l'étape des pa­vés?

Il a des qua­li­tés na­tu­relles et il a l'équipe avec lui pour qu'il n'ait pas peur de cette étape. C'est un avan­tage...

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