Dé­bat sur les fron­tières ex­té­rieures de l'UE

Les mi­nistres eu­ro­péens, dont Jean As­sel­born, ont exa­mi­né ven­dre­di le rôle de l'agence Fron­tex.

Le Quotidien (Luxembourg) - - Politique Et Société -

Réunis ven­dre­di à Luxem­bourg afin d'exa­mi­ner la pro­po­si­tion de la Com­mis­sion re­la­tive à l'Agence eu­ro­péenne de garde-fron­tières et de garde-côtes (Fron­tex), les mi­nistres de l'UE se sont pen­chés sur le rôle de cette agence dans les do­maines des re­tours, de la co­opé­ra­tion avec les pays tiers, du sou­tien ap­por­té aux États membres en ma­tière de ges­tion des fron­tières et du ren­for­ce­ment de l'agence en termes de per­son­nel et d'équi­pe­ments. Ils ont par ailleurs exa­mi­né la pro­po­si­tion de la Com­mis­sion vi­sant à amé­lio­rer le taux de re­tour des per­sonnes qui n'ont pas le droit de sé­jour­ner dans l'UE.

«Le pouls de l'Eu­rope bat dans ce Conseil, sur­tout quand il s'agit de mi­gra­tion et, mal­heu­reu­se­ment, je constate que de­puis 2015, il bat de plus en plus len­te­ment…», a d'em­blée fait re­mar­quer le mi­nistre des Af- faires étran­gères, Jean As­sel­born, qui a par­ti­ci­pé au vo­let «Mi­gra­tion» du Conseil.

Dé­plo­rant que la ré­par­ti­tion sur une base vo­lon­taire n'a ja­mais réel­le­ment fonc­tion­né, le mi­nistre a in­sis­té sur le fait qu'«en ma­tière de so­li­da­ri­té, c'est comme pour le Brexit, il ne peut pas y avoir de "cher­ry pi­cking" et chaque État membre doit as­su­mer plei­ne­ment ses res­pon­sa­bi­li­tés», re­gret­tant en outre que le coeur du pro­blème, la ré­forme du rè­gle­ment de Du­blin, «sans la­quelle nous ne pour­rons ja­mais avoir de vé­ri­table po­li­tique eu­ro­péenne com­mune en ma­tière de mi­gra­tion», ne soit pas sé­rieu­se­ment abor­dée.

Jean As­sel­born a par ailleurs rap­pe­lé le sou­tien du Luxem­bourg à l'élar­gis­se­ment de Fron­tex «afin d'al­lé­ger le far­deau qui pèse sur les pays si­tués aux fron­tières ex­té­rieures».

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