A VOUS DE VO­TER!

Les lé­gis­la­tives ont lieu di­manche. Elles clô­turent cinq ans d'un gou­ver­ne­ment in­édit, com­po­sé du DP, du LSAP et de déi gréng. Bien que le CSV soit don­né fa­vo­ri, le scru­tin com­porte de nom­breuses in­cer­ti­tudes.

Le Quotidien (Luxembourg) - - Vorderseite - De notre jour­na­liste Ge­ne­viève Mon­tai­gu

Ce se­ra la sur­prise ce di­manche soir. Cette cam­pagne qui n'a pas éveillé les pas­sions sus­ci­te­ra en re­vanche toute la cu­rio­si­té au mo­ment de comp­ter le nombre de sièges et de spé­cu­ler sur les coa­li­tions pos­sibles. C'est bien-là le seul mo­ment ex­ci­tant de cette cam­pagne ron­ron­nante.

Ceux, par­mi les can­di­dats, qui ont un chien n'ont pas ra­té l'obs­cure jour­née mon­diale qui leur était dé­diée le 10 oc­tobre der­nier pour s'af­fi­cher avec leur com­pa­gnon à quatre pattes sur les ré­seaux so­ciaux. Sans sa­voir com­bien exac­te­ment, la pose avec tou­tou et la pe­tite pen­sée émue qui va avec doit rap­por­ter quelques points. C'est même cer­tain. On ne s'ima­gine pas l'im­pact que peut avoir un Da­niel Frères, par exemple, sur une cer­taine frange de l'élec­to­rat qui fond de­vant toute l'hu­ma­ni­té qu'il lit dans l'oeil d'un chien qui re­mue la queue.

Cet an­cien du PID de Jean Co­lom­be­ra pas­sé chez les pi­rates dans la cir­cons­crip­tion Est fe­ra ga­gner des voix au jeune par­ti de Sven Cle­ment, c'est cer­tain. Dans cette cam­pagne que ces élec­teurs po­ten­tiels ont sui­vi de loin, la cause ani­male au­ra re­te­nu toute leur at­ten­tion comme la cause iden­ti­taire que dé­fend un Fred Keup dans le Sud pour l'ADR. Ils sont tous les deux des pièces rap­por­tées à forte va­leur ajou­tée. Ils sont deux can­di­dats dif­fé­rents, is­sus du monde as­so­cia­tif et du ré­seau­tage so­cial. Le pre­mier se consacre en­tiè­re­ment aux ani­maux en dé­tresse et le se­cond à la langue luxem­bour­geoise qu'il sent en dé­tresse. Ils n'ont pas be­soin de s'étendre sur le pro­gramme élec­to­ral, la seule image qu'ils ont su ren­voyer d'eux-mêmes suf­fit à sé­duire les plus désa­bu­sés des élec­teurs.

Bien­veillance gé­né­rale

Cette cam­pagne au­ra ré­vé­lé que les pe­tits par­tis pou­vaient eux aus­si em­me­ner des can­di­dats jus­qu'au som­met sans avoir re­cours à une ar­mée de sher­pas pour les gui­der. Ils y ar­rivent tout seuls comme des grands. Leurs élec­teurs leur font dé­jà confiance. Reste à sa­voir leur nombre.

Des élé­ments comme ces deux can­di­dats sont émi­nem­ment per­tur­ba­teurs à plus d'un titre parce qu'ils ruinent aus­si le po­ten­tiel des scru­tins de liste, sur les­quels comptent tous les ca­dors de cette édi­tion 2018. Plus que ja­mais. Toutes les têtes de liste lancent des ap­pels déses­pé­rés à chaque étape de leur tour­née pour in­ci­ter les élec­teurs à ne mettre qu'une seule croix dans la bonne case, mais cette élec­tion risque bien de battre des re­cords de pa­na­chage car il s'agit aus­si de re­con­naître les mé­rites de ceux qui ont su convaincre avec leur bi­lan per­son­nel dans ce gou­ver­ne­ment sor­tant.

Pour beau­coup des can­di­dats, rom­pus à la pra­tique, cette cam­pagne élec­to­rale ne res­sem­blait pas aux autres. Pour la pre­mière fois, on af­fi­chait ses pré­fé­rences quant aux

L'élec­tion s'an­nonce pleine de sus­pense. La coa­li­tion pour­ra-t-elle ou vou­dra-t-elle pour­suivre l'aven­ture?

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