Sur les rails ‒ un dan­ger bien réel

Le train peut at­teindre jus­qu’à 140 km/h et sa dis­tance de frei­nage peut al­ler jus­qu’à 1,2 km Ne vous ar­rê­tez ja­mais sur les voies d’un pas­sage à ni­veau ! Cam­pagne de sen­si­bi­li­sa­tion à par­tir du 15 oc­tobre 2018. Pho­tos: CFL

Le Quotidien (Luxembourg) - - Hippisme -

Même si le train est l’un des moyens de tran­sport le plus sûr, il s’avère que trop nom­breux sont les voya­geurs qui trans­gressent des règles évi­dentes et de bon sens en se dé­pla ant quo di­en­ne­ment en train. Comme pour toute ac vi­té pra quée presque ma­chi­na­le­ment, le dan­ger lié au par­tage des es­paces piéton, rou

er et #er­ro­viaire est vite ba­na­li­sé pour être $na­le­ment igno­ré. Des com­por­te­ments à risques, tels que le fait de contour­ner les bar­rières d’un pas­sage à ni­veau, de tra­ver­ser des voies ou bien de mar­cher sur le bord des quais, sont des com­por­te­ments ir­res­pon­sables et non exem­plaires qui peuvent coû­ter la vie et in­ci­ter d’autres per­sonnes à comme re les mêmes er­reurs.

Un train ne s’en­tend pas!

Les faits se pro­duisent prin­ci­pa­le­ment pen­dant les heures de pointe. Plu­tôt que de mar­cher quelques di­zaines de mètres pour em­prun­ter les pas­sages sou­ter­rains, les plus stres­sés qui veulent ga­gner quelques mi­nutes, s’aven­turent sur les voies. Une ca­tas­trophe pour ces pié­tons qui se croient, à tort, hors de dan­ger. Ils ne s’en rendent pas compte et croient qu’un train se voit, qu’il s’en­tend et qu’il peut frei­ner et s’ar­rê­ter à temps.

'is­tance de #rei­nage (us­qu’) 1,2 km

De nos jours, les trains sont beau­coup plus si­len­cieux qu’avant et on ne les en­tend plus, sur­tout à vent contraire. De plus, on juge mal la vi­tesse d’un train et sa dis­tance de frei­nage. Le train peut a eindre jus­qu’à 140 km/h et sa dis­tance de frei­nage peut al­ler jus­qu’à 1,2 km! - ce.e vi­tesse et avec ce.e dis­tance de #rei­nage, im­pos­sible d’évi­ter l’ac­ci­dent.

Un passe-temps dan­ge­reux

Un autre phé­no­mène sont les jeunes ado­les­cents qui a endent leur train sur le quai. A1n de faire pas­ser le temps, ils s’amusent à je­ter, par exemple, le sac à dos d’un ca­ma­rade d’école sur les voies. Bien em­bê­té, ce der­nier des­cend sur les voies pour ré­cu­pé­rer son sac à dos. Ce e per­sonne s’ex­pose à un dan­ger mor­tel! Un train de pas­sage, ne s’ar­rê­tant donc pas à l’ar­rêt ou à la gare, peut a eindre une vi­tesse de 140 km/h. Il ne faut donc, sous au­cun pré­texte, prendre le risque de des­cendre sur les voies, mais il faut in­for­mer le per­son­nel des CFL pré­sent sur les quais, dans les gares ou en­core dans les trains.

Les pas­sages ) ni­veau

Les pas­sages à ni­veau cons5­tuent des zones à risque par5cu­liè­re­ment dan­ge­reuses pour les au­to­mo­bi­listes et les pié­tons qui ne res­pectent pas les règles du Code de la Route. De­puis 10 ans, les CFL par5cipent ac5­ve­ment à la sen­si­bi­li­sa5on du pu­blic au com­por­te­ment sé­cu­ri­taire au­près des pas­sages à ni­veau. Se­lon l’Agence fer­ro­viaire eu­ro­péenne ERA, 30% des ac­ci­dents mor­tels sur le ré­seau fer­ré eu­ro­péen ont lieu aux pas­sages à ni­veau, ce qui cons5­tue 1% des ac­ci­dents mor­tels sur la route. Ces chi;res ex­pliquent l’im­por­tance d’un com­por­te­ment sé­cu­ri­taire aux pas­sages à ni­veau. En e;et, en <<% des cas, les ac­ci­dents aux pas­sages à ni­veau sont dus à un non-res­pect des règles du Code de la Route. Les rai­sons des com­por­te­ments non­con­formes sont mul5ples, par exemple le manque de temps, la dis­trac5on ou en­core la fa5gue. D’autres rai­sons sont la consom­ma5on d’al­cool ou de drogues.

Une hausse des in­ci­dents aux pas­sages ) ni­veau

En 2017, les CFL ont en­re­gis­tré une hausse des in­ci­dents aux pas­sages à ni­veau par rap­port aux an­nées pré­cé­dentes. La ma­jo­ri­té des in­ci­dents sont dus à l’ina en5on des chau;eurs de vé­hi­cules, qui, par in­ad­ver­tance, cassent ou en­dom­magent des bras de bar­rière. <4 in­ci­dents ont été no­tés en 2017, par rap­port à 6< en 2016. Le Code de la Route pres­crit que, lorsque les feux rouges si­gnalent la fer­me­ture des bar­rières avant le pas­sage d’un convoi fer­ro­viaire, un pas­sage à ni­veau ne doit plus être en­ga­gé ni par un vé­hi­cule, ni par un piéton. Au cas où les bar­rières sont ou­vertes et sur­tout en cas d’em­bou­teillage, il y a lieu d’a endre de­vant les bar­rières jus­qu’à ce que les voies puissent être en5ère­ment tra­ver­sées. Un piéton qui tra­verse un pas­sage à ni­veau fer­mé risque une amende jus­qu’à 3.000 eu­ros. Le chau;eur qui ne res­pecte pas les feux rouges si­gna­lant la fer­me­ture d’un pas­sage à ni­veau perd deux points du per­mis de conduire et de­vra payer une amende al­lant jus­qu’à 145 eu­ros.

Le pro­gramme de sup­pres­sion des pas­sages ) ni­veau 0123

Les CFL ont mis en place un pro­gramme de sup­pres­sion de pas­sages à ni­veau car le pas­sage à ni­veau le plus sûr est le pas­sage à ni­veau sup­pri­mé! Ce pro­gramme pré­voit la sup­pres­sion de 2 pas­sages à ni­veau par an, ce qui re­pré­sente un rythme éle­vé en com­pa­rai­son in­ter­na5­nale. La sup­pres­sion est réa­li­sée soit par la construc5on d’un sou­ter­rain ou d’un pont, soit par des amé­na­ge­ments et le dé­tour de la cir­cu­la5on rou5ère. Une sup­pres­sion en­gendre des coûts im­por­tants et des concer­ta5ons entre de nom­breux ac­teurs comme le ges5on­naire rou5er, la com­mune concer­née, les col­lec5­vi­tés et ri­ve­rains concer­nés et les usa­gers de la route. Ce pro­ces­sus peut prendre jus­qu’à 10 an­nées. La ma­jeure par5e du temps est inves5e par exemple dans les e;orts de concer­ta5on ou d’ana­lyse de va­riantes avec toutes les par5es pre­nantes. La par5e des tra­vaux in­com­bant aux CFL re­pré­sente une par5e mi­neure du temps glo­bal.

Le pro­gramme «10 steps to rail co­ol»

De­puis 2011, le Ser­vice Sé­cu­ri­té, Sû­re­té et En­vi­ron­ne­ment des CFL se dé­place ré­gu­liè­re­ment dans les écoles et lycées pour sen­si­bi­li­ser, de faBon in­ter­ac5ve pen­dant une heure, au res­pect et au com­por­te­ment sé­cu­ri­taire à adop­ter près des rails. Des de­mandes pour ces cours de sen­si­bi­li­sa5on peuvent être for­mu­lées via cour­riel à l’adresse se­cu­ri­teCcD.lu.

Les pas­sages à ni­veau sont par­ti­cu­liè­re­ment dan­ge­reux.

Construc­tion d’un pas­sage sou­ter­rain lors de la sup­pres­sion d’un pas­sage à ni­veau.

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