Une jour­née en cam­pagne

Monaco-Matin - - France -

LA ME­NACE FAN­TÔME

«Je n’ai pas à m’op­po­ser à un vote de quel­qu’un de gauche, mais je gar­de­rai le pe­tit do­cu­ment et on se mar­re­ra pen­dant les quatre ans qui sui­vront». Hier ma­tin, le maire LR de Tour­coing et co­or­di­na­teur de la cam­pagne de Ni­co­las Sar­ko­zy, Gé­rald Dar­ma­nin, a dû s’ex­pli­quer sur cette «pe­tite phrase » – pa­rue il y a quelques jours dans les co­lonnes de La Voix du Nord –sur iTé­lé. S’il s’est dé­fen­du d’avoir te­nu lit­té­ra­le­ment ces propos, il a toute de même pré­ci­sé: «Il faut que les Fran­çais sachent qu’ils vont si­gner un pre­mier do­cu­ment avec leur nom, leur pré­nom, leur adresse, leur lieu de nais­sance. Et ils doivent si­gner comme quoi ils sont de droite et du centre.» Dans la droite ligne de la théo­rie du «par­jure» au­quel pour­rait se li­vrer «les gens de gauche», ar­gu­ment cher au clan Sar­ko­zy pour ci­bler Jup­pé, l’an­cien dé­pu­té passe donc en mode me­nace… fan­tôme. On ne voit en ef­fet guère l’in­té­rêt pour le par­ti – à part «faire mar­rer» Gé­rald Dar­ma­nin «pen­dant quatre ans» – d’une telle en­quête.

QUI A LA PLUS GROSSE… AU­DIENCE?

C’est cer­tai­ne­ment un dé­tail dont se foutent la plu­part des Fran­çais. Pour­tant, les po­li­tiques, eux, semblent très in­ves­tis dans le jeu du «qui a la plus grosse… au­dience». L’Émis­sion po­li­tique, le jeu­di soir sur France , n’échappe pas à cette nou­velle course à l’au­di­mat. Ain­si, Alain Jup­pé, avant-hier, a réuni , mil­lions de té­lé­spec­ta­teurs (, % du pu­blic pré­sent de­vant l’écran). Soit  de plus que… Ni­co­las Sar­ko­zy qui, il y a trois se­maines, avait inau­gu­ré ce nou­veau ren­dez-vous et ras­sem­blé , mil­lions de per­sonnes (, % de part d’au­dience). Un écart certes faible mais qui ré­jouit, évi­dem­ment, les par­ti­sans du maire de Bor­deaux, dont le conseiller po­li­tique Gilles Boyer: «Je sais ce qu’on au­rait en­ten­du si l’au­dience avait été in­fé­rieure! Ça si­gni­fie plein de choses sur le dés­in­té­rêt pour Ni­co­las Sar­ko­zy et l’in­té­rêt pour Alain Jup­pé», a-t-il dé­cla­ré, se­lon nos confrères de Ma­rianne.

RÉ­FÉ­REN­DUMS

In­vi­té hier du «  heures » de France , Ni­co­las Sar­ko­zy a sor­ti de son cha­peau une nou­veau­té, du moins par rap­port au pro­gramme énon­cé de­puis son en­trée en cam­pagne: la te­nue de deux ré­fé­ren­dums, le  juin , nd tour de l’élec­tion lé­gis­la­tive. Le pre­mier por­te­ra sur la sus­pen­sion du droit au­to­ma­tique au re­grou­pe­ment fa­mi­lial, le se­cond sur la mise en in­ter­ne­ment ad­mi­nis­tra­tif des fi­chés S les plus dangereux. «Le prin­cipe ré­fé­ren­daire, c’est le gé­né­ral de Gaulle qui a eu contre lui toutes les élites » a lan­cé ce­lui qui, tout comme (pour l’ins­tant) son suc­ces­seur Fran­çois Hol­lande, n’a ja­mais fait ap­pel à ce pro­cé­dé du­rant son quin­quen­nat.

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