Cou­cou la re­voi­là !

Monaco-Matin - - Détente -

Ceux qui pro­fessent que les an­nées d’au­dio­vi­suel comptent double ou triple peuvent al­ler se rha­biller comme Claire Cha­zal sur la cou­ver­ture de Pa­ris Match, c’est-à-dire avec un en­semble rose bon­bon. Qu’il est loin le maillot de bain qui, au dé­but de chaque été, per­met­tait de voir en­fin les ge­noux de Claire et qui fi­gu­re­ra bien­tôt au Musée de la té­lé à cô­té du fou­lard de De­la­housse ! L’an­cienne pe­tite fée du h au­ra ré­gné plus long­temps que les pré­si­dents qu’elle ac­cueillait en ré­fré­nant l’en­vie d’une ré­vé­rence lé­gi­ti­miste. Elle au­ra vu pas­ser plus de di­rec­teurs que de ma­ris et fait bou­ger da­van­tage ses pau­pières que la France. A che­val sur deux siècles, elle a ca­ra­co­lé sur tous les mal­heurs du monde. De­ve­nue star en pré­sen­tant des re­por­tages dont elle n’était pas l’au­teur, trop bien éle­vée pour com­men­ter les évé­ne­ments qu’elle an­non­çait, elle s’est bien gar­dée de por­ter la contra­dic­tion aux po­li­ti­ciens lors­qu’ils clai­ron­naient des sta­tis­tiques tru­quées. Elle res­te­ra dans la mé­moire col­lec­tive comme le témoin d’un temps heu­reux où la concur­rence ne ve­nait pas du pe­tit écran mais du ta­pis où jouait le pe­tit der­nier avec le chien de la mai­son et où l’on n’en vou­lait pas plus à ceux qui par­laient pour ne rien dire qu’à ceux qui, sou­hai­tant lais­ser du grain à moudre à leurs suc­ces­seurs, ne le­vaient pas le pe­tit doigt

pour que les choses s’ar­rangent.

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