« Ba­lo­tel­li a tout à Nice »

Pour Nice-Ma­tin, Carles Puyol a ou­vert de nom­breux su­jets : le Bar­ça, Giu­ly, Eme­ry, « Su­per Ma­rio »...

Monaco-Matin - - Sports - VINCENT MENICHINI (AVEC CH. D.)

La longue cri­nière est tou­jours là. Re­gard droit, af­fû­té comme à ses plus belles heures, Carles Puyol (38 ans) était de pas­sage, hier à Mo­na­co, pour re­ce­voir son tro­phée de « Lé­gende » des Gol­den Foot. L’an­cien ca­pi­taine de la Ro­ja et du Bar­ça a pris le temps de dis­cu­ter quelques mi­nutes et a eu ré­ponse à tout.

Carles, ça vous fait quoi d’être ici à Mo­na­co et de­ve­nir une lé­gende des Gol­den Foot ? C’est un hon­neur, une re­con­nais­sance pour ma car­rière. Je suis très heu­reux d’être là, je re­mer­cie les per­sonnes qui ont pen­sé à moi. Quand vous ar­rê­tez de jouer, alors que ce n’est pas ce que vous sou­hai­tez, ce n’est pas fa­cile à ac­cep­ter. Mais je souf­frais trop. J’ai dû me ré­soudre à ar­rê­ter. Il a fal­lu que je m’adapte, que j’ac­cepte et que je trouve ma voie (il est de­ve­nu di­rec­teur spor­tif ad­joint avant de dé­mis­sion­ner en jan­vier , ndlr). Au­jourd’hui, je m’oc­cupe de jeunes joueurs en com­pa­gnie d’Ivan de La Pe­na. Je veux les ai­der à avoir la meilleure car­rière pos­sible. Il faut en pro­fi­ter au maxi­mum, ne rien re­gret­ter. C’est im­por­tant d’être bien gui­dé.

Ça re­pré­sente quoi le Bar­ça ? C’est l’un des plus grands clubs du monde. Mes­si écrit l’histoire du foot. Au­tour de lui, il n’y a que des grands : Inies­ta, Sua­rez, Ney­mar, Ra­ki­tic, Pi­qué. Je pour­rais tous les ci­ter car il n’y a pas d’équi­valent. C’est une équipe à part, un club unique. La “MSN”, c’est si fort !

En Ca­ta­logne, vous avez croi­sé de nom­breux joueurs français... Oui j’ai eu d’ex­cel­lentes re­la­tions avec des gars comme Giu­ly ou Abi­dal. “Abi”, c’est comme un frère pour moi. Ils ont été de grands joueurs, mais ce sont sur­tout de belles per­sonnes. Vous sa­vez que Lu­do­vic Giu­ly a si­gné une li­cence avec l’équipe ama­teur de l’AS Mo­na­co ? J’ai vu ça (sou­rires) .Un joueur ne perd ja­mais la pas­sion. Quand vous ar­rê­tez, il y a un manque. Lu­do doit bien se sen­tir. On peut bais­ser de pied, mais la com­pé­ti­tion vous l’ai­mez à vie. Vous pen­sez qu’il peut en­core mar­quer quelques buts ? Oui, la qua­li­té, tu l’as tou­jours en toi...

Et la vi­tesse ? C’est vrai que lors­qu’il ac­cé­lé­rait, c’était quelque chose. Il doit al­ler un peu moins vite, mais je suis sûr qu’il peut rendre des ser­vices (sou­rires).

En France, les per­for­mances de Paul Pog­ba font dé­bat. Vous com­pre­nez ? Quand un joueur est trans­fé­ré pour une telle somme, les gens at­tendent tou­jours plus. C’est un mi­lieu qui tra­vaille beau­coup, qui a de grosses qua­li­tés. Par contre, il ne faut pas croire qu’il va mar­quer cin­quante buts, parce que Man­ches­ter l’a ache­té  mil­lions d’eu­ros. Avec lui, soyez pa­tients ! Je reste per­sua­dé que c’est l’un des meilleurs joueurs du monde.

Ma­rio Ba­lo­tel­li qui re­naît à l’OGC Nice, ça vous étonne ? Non, non... Il est en train de faire un su­perbe dé­but de sai­son. C’est un joueur qui a des qua­li­tés na­tu­relles as­sez ex­cep­tion­nelles. Il avait juste be­soin de tran­quilli­té. Il ne doit pen­ser qu’au football. A Nice, il a tout pour don­ner sa pleine me­sure. Il ne lui manque que la ré­gu­la­ri­té, mais il est en­core jeune.

Votre com­pa­triote Unai Eme­ry a pris la suc­ces­sion de Laurent Blanc à Pa­ris. Quel re­gard por­tez-vous sur ses pre­miers pas en France ? En Es­pagne, je l’ai sou­vent croi­sé. Il a la ré­pu­ta­tion d’être un coach por­té sur la tac­tique. Il veut des équipes qui jouent bien au football. Tout est très pré­cis. On va voir comment ça va se passer en France dans un grand club comme Pa­ris...

Avec Pog­ba, soyez pa­tients !”

Vous avez tout ga­gné avec le Bar­ça, avant de de­voir vous re­ti­rer en  suite à une bles­sure au ge­nou. Etait-ce le mo­ment le plus dif­fi­cile de votre car­rière ?

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