Un tour du monde en nis­sart

Monaco-Matin - - Côte D’azur - B. G. bgu­gliel­mi@ni­ce­ma­tin.fr

C’est l’une des en­trées les plus re­mar­quées de l’an­née. La soc­ca a of­fi­ciel­le­ment fait son ap­pa­ri­tion dans le Pe­tit La­rousse 2017, sor­ti en mai. Mais la cui­sine ni­çoise n’avait pas at­ten­du le dic­tion­naire pour voyager. Les res­tau­ra­teurs ni­çois non plus: La Pe­tite mai­son, ins­ti­tu­tion du Vieux-Nice, a par exemple ou­vert des suc­cur­sales aux quatre coins du monde. De­puis une di­zaine d’an­nées, les re­cettes de Ni­cole Ru­bi s’ex­portent à Londres, Bey­routh, Du­bai, Is­tan­bul et bien­tôt Mia­mi…

«Nice-Ma­tin» à To­kyo et New York

«Au­cune ville n’est plus mul­ti­na­tio­nale que Nice.» Sur le site in­ter­net du Ca­fé Nice-Ma­tin (si, si) de To­kyo, le fon­da­teur de l’éta­blis­se­ment pose les choses comme il se doit. Il faut dire que l’homme connaît très, très bien Nice: il s’agit de Kei­suke Mat­su­shi­ma, un chef dont le res­tau­rant est ins­tal­lé rue de France. «Le nom est ti­ré du quo­ti­dien lo­cal de Nice, sur la Côte d’Azur. J’ai sou­hai­té ras­sem­bler les gens dans ce ca­fé comme on ras­semble les in­for­ma­tions dans le jour­nal.» Le res­tau­rant, ou­vert il y a un an et de­mi et qui dis­pense aus­si des cours de cui­sine nis­sarde, sert bei­gnets, soc­ca, ra­ta­touille ou tourtes aux blettes. Un ca­fé Nice-Ma­tin ? L’idée est bonne (on s’en flatte) mais… pas si ori­gi­nale que ça. A New York, on se presse dans une bras­se­rie Nice-Ma­tin pour goû­ter des plats ni­çois plu­tôt éla­bo­rés. Pas­sé par Nice pour y trou­ver l’ins­pi­ra­tion, le chef, An­dy d’Ami­co, est re­tour­né aux States avec plein d’idées de re­cettes. «Cer­taines clas­siques dans leur pré­sen­ta­tion, d’autres ré­in­ter­pré­tées», in­dique le site web de ce res­tau­rant qui a su char­mer la Grosse Pomme.

Une Prom’… au Viet­nam

A 600 km au Nord, il y a car­ré­ment deux tables ni­çoises. Plus pré­ci­sé­ment, un ca­mion (le Nice truck) qui sillonne les rues de Mon­tréal pour conver­tir les Qué­bé­cois à la daube et à la pis­sa­la­dière, et un res­tau­rant ô com­bien bap­ti­sé avec goût ( Lou Nis­sart ) qui pro­pose, dans le vieux-Lon­gueuil, de la soc­ca, de la ra­ta­touille ou en­core une piz­za «Baie des Anges». Et s’il vous pre­nait l’idée d’al­ler faire le mar­ché à Londres, pré­fé­rez ce­lui de Chats­worth road, où la Ni­çoise Flo­rence Dolle tient de­puis deux dé­cen­nies un stand de pan­isses, sa­lade ni­çoise et soc­ca – entre autres. Plus dé­pay­sant, di­rec­tion l’Asie. Au choix : le Viet­nam ou le Laos. A Hô Chi Minh-Ville, La Ni­çoise, une table te­nue par… un Ni­çois, sug­gère de dé­cou­vrir la cui­sine d’aqui ados­sée à une fresque géante de la pro­me­nade des An­glais. A Vien­tiane, les Lao­tiens peuvent dé­gus­ter daube et ra­vio­lis au res­tau­rant Le Côte d’Azur, dans un dé­cor rap­pe­lant fu­rieu­se­ment les ruelles de la vieille ville. Pas si dé­pay­sant que ça fi­na­le­ment…

(DR)

Le Côte d’Azur, à Vien­tiane, ca­pi­tale du Laos.

A gauche: on mange ni­çois à Mon­tréal. A droite: le Nice-Ma­tin ,àNY!

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