A : le nou­vel échan­geur change la donne à So­phia

A An­tibes, il y a moins de bou­chons sur l’au­to­route, par rap­port à sep­tembre 2015, en re­mon­tant vers le péage An­tibes-Est. Inau­gu­rée en juillet, la bre­telle per­met l’ac­cès di­rect à la tech­no­pole

Monaco-Matin - - Côte D’azur - M.-C.A ma­ba­lain@ni­ce­ma­tin.fr

Les chiffres donnent le ver­tige. En sep­tembre, 70 000 vé­hi­cules ont été re­cen­sés sur l’A8 entre Nice et An­tibes. La moi­tié d’entre eux ont em­prun­té la sor­tie An­tibes-Est, entre 7 et 9 heures. En jour­née, 38 % des vé­hi­cules ve­nant de la ca­pi­tale azu­réenne uti­lisent cet ac­cès. Pour la ma­jo­ri­té des au­to­mo­bi­listes, di­rec­tion la tech­no­pole de So­phia Antipolis, pour tra­vailler. Et, chaque ma­tin, c’est la ga­lère : trop de monde sur la route ! De­puis le 21 juillet der­nier, les condi­tions de cir­cu­la­tion se sont amé­lio­rées avec l’ou­ver­ture de la nou­velle bre­telle per­met­tant un ac­cès di­rect vers So­phia Antipolis. C’est ce qu’a dé­mon­tré le pre­mier bi­lan dres­sé par Paul Maa­rek, di­rec­teur gé­né­ral du ré­seau Es­co­ta et Jean Leo­net­ti, pré­sident de la Com­mu­nau­té d’ag­glo­mé­ra­tion de So­phia Antipolis. Pour mé­moire, la Ca­sa a été maître d’ou­vrage de ce chan­tier d’un coût de 14 mil­lions d’eu­ros. Le nou­vel ac­cès s’im­brique dans l’amé­na­ge­ment du fu­tur Bus à Haut Ni­veau de Ser­vice (BHNS) por­tée par l’ag­glo. Quel constat pour l’ac­cès di­rect vers So­phia Antipolis ? Po­si­tif, Paul Maa­rek s’est tou­te­fois vou­lu pru­dent : « Il nous fau­dra da­van­tage de re­cul que trois mois. D’ailleurs, nous re­fe­rons un point. Mais les amé­lio­ra­tions sont sen­sibles à la hau­teur de la sor­tie d’An­tibes-Est. Se­lon les com­pa­ra­tifs, entre sep­tembre 2015 et sep­tembre 2016, les conges­tions re­cen­sées de­puis le péage et re­mon­tant sur l’au­to­route ont été di­vi­sées par trois : 7 au lieu de 23 ».

Co­voi­tu­rage et voie ré­ser­vée à l’étude

Preuve à l’ap­pui avec un gra­phique com­pa­rant la fré­quen­ta­tion entre Nice et An­tibes, entre sep­tembre 2015 et 2016. Lorsque le tra­fic est fluide, il faut en moyenne 12 mi­nutes, de temps de par­cours. Aux heures de pointe, c’est une autre his­toire. En 2015, le ma­tin, un pic de conges­tion de 36 mi­nutes a été en­re­gis­tré. En 2016, il est re­tom­bé à 25 mi­nutes. Le soir, tou­jours en sep­tembre 2015, on a at­teint les 48 mi­nutes de ra­len­tis­se­ment ! Mais il y avait eu un ac­ci­dent im­por­tant. En sep­tembre der­nier, le pic en soi­rée a flé­chi à 35 mi­nutes. Tou­jours trop long dans tous les cas. Et, c’est une chance, la tech­no­pole se dé­ve­loppe avec l’im­plan­ta­tion d’en­tre­prises. Sans ou­blier les pro­jets de nou­velles créa­tions de zones com­mer­ciales. D’où la re­cherche de nou­velles pistes pour amé­lio­rer la si­tua­tion. Paul Maa­rek a an­non­cé un par­te­na­riat avec la Chambre de com­merce et d’in­dus­trie (CCI) et les clubs d’en­tre­pre­neurs de So­phia Antipolis pour fa­vo­ri­ser le co­voi­tu­rage. Jean Leo­net­ti a rap­pe­lé le pro­jet, dé­jà an­cien, por­té par le con­seil dé­par­te­men­tal, d’amé­na­ge­ment de la bande d’ar­rêt d’ur­gence ré­ser­vée aux bus Nice-So­phia. Le coût est es­ti­mé à 13 mil­lions d’eu­ros. « La Ca­sa est prête à par­ti­ci­per à l’opé­ra­tion ».

(DR)

Le chan­tier a du­ré dix-huit mois. Pour un coût de  mil­lions d’eu­ros.

(Pho­tos Eric Ot­ti­no)

Paul Maa­rek, di­rec­teur gé­né­ral du ré­seau Es­co­ta, Jean Leo­net­ti, pré­sident de la Ca­sa ont dres­sé un pre­mier bi­lan des tra­vaux. « Bien, mais peut mieux faire. »

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