Mi­gnard de­mande à Hol­lande de pré­sen­ter ses ex­cuses

Monaco-Matin - - France -

Jean-Pierre Mi­gnard a beau être un ami de longue date de François Hol­lande, l’avo­cat éprouve « un désac­cord

abys­sal » avec le chef de l’Etat pour les pro­pos qu’il a

te­nus aux jour­na­listes du Monde. « C’est une ap­pré­cia­tion la­pi­daire et sur­tout par­fai­te­ment in­ap­pro­priée. Quoi qu’on pense de la jus­tice, des juges, ici ou là, l’ins­ti­tu­tion en tant que telle ne mé­rite pas d’être trai­tée de lâche. On ne dit pas plus du Par­le­ment qu’il est lâche ou de l’exé­cu­tif qu’il est lâche. L’ap­pré­cia­tion doit être ré­cu­sée, je n’ai rien d’autre à dire », a-t-il confié, jeu­di, sur Eu­rope 1. Pour lui, cette ré­flexion est « facile, in­juste et bles­sante ». Et de ré­pé­ter à qui veut bien l’en­tendre que le chef de l’Etat a tou­jours fait preuve de res­pect pour l’ins­ti­tu­tion ju­di­ciaire pen­dant son quin­quen­nat. « C’est exact. Son in­ter­ven­tion en est d’au­tant plus in­com­pré­hen­sible », pour­suit Jean-Pierre Mi­gnard. « Il y a en­core quelques jours d’ailleurs, il se van­tait, et pas à tort, de n’avoir ja­mais in­ter­fé­ré dans les af­faires de jus­tice. [...]On ne peut pas dire d’une ins­ti­tu­tion qu’elle est lâche. Il y a des ma­gis­trats qui sont cou­ra­geux, d’autres qui ne le sont pas, ça ne veut rien dire », juge-t-il. « Je crois qu’il faut qu’il ré­pare pu­bli­que­ment ce mot », il « doit s’ex­cu­ser », pré­co­nise en­fin Jean-Pierre Mi­gnard.

Newspapers in French

Newspapers from Monaco

© PressReader. All rights reserved.