Un lea­der, un vrai !

En bat­tant Lyon hier soir, le Gym a confor­té sa place en tête de la Ligue 1 pour la qua­trième jour­née de suite. Une vé­ri­table per­for­mance...

Monaco-Matin - - Sports - VINCENT MENICHINI

Il va bien fal­loir que ça s’ar­rête un jour, et c’est d’ailleurs ce que l’on se dit avant chaque match, mais avec ce Gym-là, plus rien ne semble comme avant. Mieux, plus rien ne semble im­pos­sible et au rythme qui est le sien, c’est-à-dire ce­lui du Pa­ris Saint-Ger­main de tous les re­cords (23 points après 9 jour­nées aus­si la sai­son der­nière), on ne si­tue plus bien ses li­mites. Vous nous voyez ve­nir ? Il est évi­dem­ment trop tôt pour faire de cette équipe ni­çoise un concur­rent cré­dible au top 3, voire plus si af­fi­ni­tés, mais comme on le ré­pète, ça de­vient sé­rieux. Très sé­rieux même. En bat­tant Lyon et en éti­rant sa sé­rie d’in­vin­ci­bi­li­té à neuf matchs, elle a frap­pé un nou­veau gros coup sur la tête de ses concur­rents, au pre­mier rang du­quel fi­gure son ad­ver­saire du soir re­lé­gué à dix points. C’est un écart consi­dé­rable, ce qui ne si­gni­fie pas pour au­tant qu’au prin­temps pro­chain il ne se­ra pas ré­duit, voire com­pen­sé. En re­vanche, il confirme qu’il n’y a plus un monde d’écart entre ces deux clubs. Une tendance qu’on avait dé­jà vu naître lors de la sai­son der­nière. Après Mar­seille et Mo­na­co, le Gym s’est donc payé l’OL sans qu’il n’y ait rien à re­dire. A force de tout ba­layer sur son pas­sage, il ne va bien­tôt plus pou­voir se ca­cher der­rière sa fausse mo­des­tie et ca­mou­fler ses am­bi­tions. Nice marche sur la Ligue 1 en ne cal­cu­lant rien et en jouant un foot­ball où la prise de risques est constante. C’est ra­fraî­chis­sant, at­trayant et dis­trayant. C’est le Gym de Favre. Un Gym his­to­rique. Hier soir, il a eu la force d’éle­ver en­core son ni­veau, af­fi­chant une maî­trise nou­velle. Son dé­but de match a sans doute été le plus abou­ti de ce dé­but de sai­son.

Su­per sans Ma­rio...

C’est du­rant cette pé­riode que Baysse a re­pris de vo­lée une of­frande de Sarr pour l’ou­ver­ture du score, ce qui a ren­du dingue les Lyon­nais. Ces der­niers ont fi­ni par perdre les pé­dales, à l’ins­tar de Fé­kir qui a vu rouge après avoir ba­layé Baysse. A dix, Lyon n’a plus exis­té, tan­dis que Nice, lui, a constam­ment cher­ché à por­ter le dan­ger dans le camp ad­verse grâce, entre autres, à la clair­voyance de Cy­prien qui sait dé­ci­dé­ment faire beau­coup de belles choses. A ses cô­tés, Se­ri a vo­lé et a été ré­com­pen­sé pour l’en­semble de son oeuvre en trom­pant Lopes d’une de­mi­vo­lée heu­reuse. Un but qui a mis fin à l’his­toire. Celle-ci au­rait même pu être en­core plus belle si Ba­lo­tel­li avait trans­for­mé son pe­nal­ty en fin de match. Or, cette fois, le Gym n’a même pas eu be­soin de Ma­rio pour être su­per. Sans ses ex­ploits, il sait, donc, aus­si ga­gner contre les ‘‘gros’’. Pour la qua­trième jour­née de suite, Nice est lea­der. Un vrai lea­der. Un beau lea­der. Res­pect !

Ba­lo­tel­li plus haut que Mo­rel.

Newspapers in French

Newspapers from Monaco

© PressReader. All rights reserved.