« Notre dé­ve­lop­pe­ment est li­mi­té »

Monaco-Matin - - Sports - RE­CUEILLI PAR A. D.

M. De­la­motte, pas trop dif­fi­cile de suc­cé­der à Eric Bor­ghi­ni qui fut pré­sident pen­dant  ans ? Si, si, c’est très com­pli­qué (sou­rires). Claude Co­lom­bo (an­cien ar­bitre in­ter­na­tio­nal, vice-pré­sident dé­lé­gué, ndlr) m’ap­pelle le cou­teau suisse parce que je m’oc­cupe un peu de tous les dos­siers. Je suis mul­ti­tâches. Et là, je suis obligé de pas­ser de cette fonc­tion de « touche à tout » à celle de pré­sident. Elle est dif­fé­rente. Le se­cré­taire gé­né­ral gère le quo­ti­dien. Le pré­sident a une fonc­tion plus re­pré­sen­ta­tive, il gère les grands dos­siers, pré­pare la po­li­tique du foot­ball dé­par­te­men­tal, pense à son évo­lu­tion... Je dois chan­ger de cos­tume. Quelle se­ra la patte De­la­motte ? Je se­rai un pré­sident dif­fé­rent. J’irai plus sur le ter­rain. A la dif­fé­rence d’Eric, j’ai la chance d’être à la re­traite. Quels sont vos ob­jec­tifs pour votre pre­mier man­dat de  ans ? On a des gros chan­tiers qui concernent la mo­der­ni­sa­tion du foot­ball comme la mise en place fi­nale de la feuille de match in­for­ma­ti­sée. Pour l’ins­tant, on le fait jus­qu’en pré-ex­cel­lence. Il faut main­te­nant tou­cher les plus pe­tites ca­té­go­ries. On met en place des for­ma­tions pour les clubs. On veut aus­si faire évo­luer les pra­tiques chez les jeunes avec le pro­gramme édu­ca­tif fé­dé­ral qui per­met d’as­so­cier le spor­tif et la so­cia­bi­li­té des joueurs. Les se­niors ? On constate une énorme dé­per­di­tion de li­cen­ciés en vé­té­rans et en se­niors, due no­tam­ment aux contraintes des en­traî­ne­ments. Cer­tains partent sur le foot à . Mais il leur manque un en­ca­dre­ment que peut ap­por­ter le dis­trict. On a en­ta­mé des discussions avec la struc­ture de Cré­mat à Nice pour en­vi­sa­ger un par­te­na­riat. On ré­flé­chit comment réa­li­ser des opé­ra­tions avec eux car ils ont des cré­neaux dis­po­nibles. On veut re­pen­ser aus­si l’or­ga­ni­sa­tion de notre foot à  pour qu’il de­vienne plus lu­dique. Mais avant toute chose, il faut conti­nuer à amé­lio­rer la ges­tion de notre foot­ball tra­di­tion­nel. Il faut res­pec­ter nos clubs et nos dirigeants en leur four­nis­sant des moyens tech­niques et en leur pro­po­sant des for­ma­tions ad­mi­nis­tra­tives, no­tam­ment grâce à l’ou­til Foot Club. Le fut­sal ? Il avait très bien dé­mar­ré en Côte d’Azur puis a connu une baisse de ré­gime. Pour­quoi ? Parce qu’il est un jeu ra­pide et sans contact et que beau­coup ve­nus de foot tra­di­tion­nel n’ar­ri­vaient pas à s’adap­ter. En re­vanche, il marche très bien dans les écoles où nos ani­ma­teurs ont fait un très bon tra­vail et où les filles peuvent par­ti­ci­per. Le pro­blème qui se pose en­suite avec les sco­laires, c’est pour les ac­cueillir dans les clubs. Le pro­blème ré­cur­rent des in­fra­struc­tures... Oui. On manque de ter­rains, on n’a plus de place pour en construire. Et quand on voit le prix du fon­cier... Mais on se heurte aus­si au pro­blème du manque d’en­ca­dre­ment. Il n’est pas facile de trou­ver des édu­ca­teurs non ré­mu­né­rés com­pé­tents. Mal­heu­reu­se­ment, beau­coup de clubs n’ont pas les moyens de payer leurs en­ca­drants. Deux rai­sons qui font que notre dé­ve­lop­pe­ment est li­mi­té. Sta­tis­ti­que­ment, en Côte d’Azur, on sa­ture à   li­cen­ciés.

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