L’Ami­ral tou­jours à la barre

A 35 ans, Ama­ra Sy, ai­lier in­dis­pen­sable de la Ro­ca Team, sa­voure l’ins­tant pré­sent et as­pire à éti­rer da­van­tage sa lon­gé­vi­té à ce ni­veau

Monaco-Matin - - Sports - FLORENT CAFFERY

Quit­ter le na­vire n’est pas dans ses plans. Pour tout dire, Zvez­dan Mi­tro­vic, le coach mo­né­gasque, sor­ti­rait de ses gonds si Ama­ra Sy, pro­mu ca­pi­taine cette sai­son, dé­ci­dait de vi­der son ves­tiaire une der­nière fois. Le na­tif de Pa­ris, for­mé au confluent du Rhône et de la Saône à l’As­vel est une telle che­ville ou­vrière (10,3 points ; 2,6 re­bonds en 24 mi­nutes cette sai­son). Il est in­con­tour­nable. Double cham­pion de France avec Villeur­banne (2002, 2009), il en a en­core sous la se­melle. Du haut de ses 2,02m, « pa­py » Sy (il est le plus âgé du groupe mo­né­gasque), fait mieux que de la ré­sis­tance.

Ama­ra, vous por­tez bien vos  ans… Grâce à Dieu je me sens très bien, que ce soit phy­si­que­ment ou men­ta­le­ment. C’est comme si je ne me voyais pas vieillir. J’ai l’im­pres­sion d’avoir à peine  ans. Com­bien de temps ça va du­rer ? Je ne peux le sa­voir, mais il faut en pro­fi­ter. Pen­siez-vous du­rer aus­si long­temps à ce ni­veau ? Si on m’avait dit que j’en se­rais là lorsque j’ai com­men­cé, je ne l’au­rais pas cru. A mes dé­buts, j’ai eu la chance d’évo­luer avec de grands joueurs comme Laurent Sciar­ra ou Yann Bo­na­to. Et à l’époque j’étais plu­tôt éton­né, qu’à  ans, ils confiaient en avoir marre du bas­ket. A chaque fois, ils me ré­pon­daient « Tu ver­ras quand tu au­ras notre âge ». Et pour­tant je suis en­core là, je kiffe tou­jours au­tant le bas­ket. Mon amour du jeu est res­té in­tact. Les sa­cri­fices ont été nom­breux ? J’ai un rythme de vie in­dis­pen­sable, no­tam­ment ni­veau nu­tri­tion. Avec l’âge il y a plein de choses que je ne peux plus me per­mettre. Les ba­lades à droite à gauche sont moins nom­breuses. Cô­té bles­sures c’est la même chose. Quand j’étais jeune je re­pous­sais l’échéance pour al­ler voir le ki­né. Dé­sor­mais, j’écoute tous ses conseils. La ligne d’ar­ri­vée semble en­core loin­taine… Si je peux du­rer jus­qu’à  ans pas mon mo­ment. Je lui donne des conseils dès que je peux mais pas au point de le saou­ler. Il a d’une cer­taine fa­çon la chance d’avoir un frère qui connaît les choses par les­quelles il risque de pas­ser. Je l’ac­com­pagne sans l’étouf­fer. Les choses sont plus simples de­puis la re­prise. Il n’y a pas de temps d’adap­ta­tion comme ça a pu être le cas lorsque j’ai quit­té l’As­vel. J’ai beau­coup plus de fa­ci­li­té avec les sys­tèmes du coach. Pour le bras­sard de ca­pi­taine, c’est dans la lo­gique mais aus­si parce qu’il fal­lait co­cher un nom sur la liste. Je pense être un lea­der na­tu­rel mais il n’y a pas qu’un ca­pi­taine. On avance tous dans la même di­rec­tion.

Jus­te­ment, main­te­nant que votre pe­tit frère Band­ja est lui aus­si chez les pros (à l’As­vel), vous es­sayez de l’ai­guiller dans ce monde ? Pour re­ve­nir à la Ro­ca Team, c’est votre an­née ici. Dans quel état d’es­prit êtes-vous?

Newspapers in French

Newspapers from Monaco

© PressReader. All rights reserved.