L’ami du ‘‘Ca­vi’’

Monaco-Matin - - Sports - LEANDRA IACONO

Il est le sup­por­ter le plus fervent des bas­ket­teuses ni­çoises. Re­tour sur une pas­sion qui dure de­puis près de  ans. Dédé Masseira, po­lo rouge des Niss’An­gels sur le dos, est connu comme le loup blanc dans les cou­loirs de la salle Ley­rit. Ça fait presque 20 ans qu’il traîne ses guêtres sur les par­quets ni­çois. Avec son aco­lyte Her­vé qui l’a for­mé aux règles du bas­ket, il ne rate ja­mais un seul match des filles de Ra­chid Mé­ziane. Il en a vu pas­ser, Dédé, des pré­si­dents, des en­traî­neurs et des cen­taines de joueuses. Le temps file, mais lui reste. Tel un ga­rant de l’âme du club. Il faut dire que le bon­homme de presque 70 ba­lais est un vrai gars du cru, né et éle­vé dans le quar­tier de Saint-Roch. En­core au­jourd’hui, il ha­bite à 400 m de son par­quet de coeur. Il se rap­pelle : « Je l’ai vu se construire. C’était un ter­rain vague où on jouait au bal­lon avec les co­pains ».

« Ma plus belle ren­contre »

Lui est à la base plu­tôt foo­teux, mais à la fin des an­nées 1990, c’est une ren­contre dans un su­per­mar­ché qui va chan­ger sa vie. Celle de Ch­ris­telle Jouan­don. L’ac­tuelle coach des filles de Saint-Laurent-du-Var, alors joueuse pro à Nice, l’in­vite à ve­nir voir un match à la salle Ley­rit. « La pas­sion pour le bas­ket m’a ga­gné tout de suite. J’al­lais la voir aux en­traî­ne­ments. C’est ma plus belle ren­contre. » De simple spec­ta­teur, Dédé de­vient très vite un sup­por­ter pas­sion­né et im­pli­qué, pour qui res­ter pas­sif pen­dant les matchs de­vient in­sup­por­table. « Les gens croient qu’ils as­sistent à un opé­ra. Je peux com­prendre que cer­tains n’aiment pas crier, mais ils pour­raient au moins ta­per un peu dans leurs mains. Les filles le mé­ritent. » Amou­reux du sport dont il parle « 95% du temps » se­lon Her­vé, Dédé Masseira aime sur­tout pro­fon­dé­ment son club et les gens qui en font par­tie. Sa­me­di der­nier, à la fin du match contre Mon­de­ville, il a of­fert une fleur à cha­cune des joueuses ni­çoises. Des pe­tites at­ten­tions que les bas­ket­teuses lui rendent bien. « Elles me font vivre des émo­tions ex­tra­or­di­naires, ra­conte, ému, le sup­por­ter, il y a deux ans, j’ai fait un in­farc­tus, et je me suis re­trou­vé à l’hô­pi­tal un jour de match contre Tou­louse. Je n’étais vrai­ment pas loin d’y pas­ser. Les filles m’avaient en­voyé un mot où il était écrit ‘‘ Dédé, d’ha­bi­tude c’est toi qui nous sou­tiens. Cette fois, c’est nous qui sommes avec toi.’’ »

« C’est mon club, je se­rai tou­jours là »

Le Ni­çois pour­rait écrire un livre. Une fois qu’une joueuse est pas­sée par Nice, il ne l’ou­blie ja­mais. Cou­sin, De­cker, Ba, Sen­ghor… Et plus ré­cem­ment Ma­rie-Eve Pa­get, la MVP du Fi­nal Four de LF2 2014-2015 : « Elle ve­nait man­ger chez moi. Avec ma soeur, on lui a fait dé­cou­vrir les spé­cia­li­tés ni­çoises. Si une fille a be­soin de moi, je fe­rai tout pour l’ai­der.». Les Niss’An­gels comp­te­ront sur son sou­tien dès de­main contre Tarbes (15h30) pour un match dé­jà ca­pi­tal pour le main­tien. « Même si ça tourne mal, c’est mon club, je se­rai tou­jours là ». Le Ca­vi­gal connaît son 3e ad­ver­saire pour la phase de poules de l’Eu­ro­coupe, puisque l’équipe suisse de Fri­bourg s’est dé­fait des Po­lo­naises de Gdy­nia (82-52).

De­main jour­née de Ligue Fé­mi­nine : Nice - Tarbes (h, salle Ley­rit)

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