CHAM­PIONS CUP JOUR­NÉE, TOU­LON - SA­RA­CENS) Boud­jel­lal à la re­lance

Il est ap­pa­ru certes dé­çu, mais to­ta­le­ment mo­bi­li­sé

Monaco-Matin - - Sports - PRO­POS RE­CUEILLIS PAR PHI­LIPPE BERSIA

Dif­fi­cile de sa­voir où en est vrai­ment Mou­rad Boud­jel­lal avec son RCT. Abat­tu voi­là quelques se­maines et en­core prêt à lâ­cher l’af­faire ces jours der­niers, le pré­sident re­fuse au­jourd’hui d’en dire plus sur ses vé­ri­tables pro­jets...

Quoi pen­ser de ce re­vers ? Une dé­faite à la mai­son est tou­jours com­pli­quée à vivre. Mais on n’est pas éli­mi­né pour au­tant. L’an pas­sé, on s’est fait ta­per par les Wasps d’en­trée. On sait qu’il faut  points pour être par­mi les meilleurs se­conds. On va al­ler les cher­cher. Il n’y a pas d’autre fa­çon. Dans la vie, il y a des fois où il ne faut pas se de­man­der ce qu’on doit faire mais le faire, c’est tout.

Comment ana­ly­sez-vous le match ? Notre pre­mière mi-temps a été ca­tas­tro­phique. Il faut prendre les points quand on peut les prendre. Les Sa­ra­cens ont une belle équipe, qui a été très bien ar­bi­trée. Ça ne se joue pas là­des­sus mais quand moi, je vois des fautes, même Gil­bert Mon­ta­gné doit pou­voir les voir. Qu’un ar­bitre pro­fes­sion­nel ne les voit pas, c’est juste pas pos­sible. Je ne sais pas pour­quoi, j’adore les ar­bitres fran­çais de­puis  mi­nutes... Hier, j’ai trou­vé l’ar­bi­trage im­par­tial, mais vrai­ment très mau­vais.

Vous avez cru à l’ex­ploit ? Oui, comme tout le monde mais sur­tout je pen­sais aux trois points au moins qu’on avait lais­sé en pre­mière mi­temps... A -, à la fin, ce n’était pas la même chan­son... Ce­la dit, on a bien ga­gné la se­conde mi-temps et dé­mon­tré qu’on était là. Peut-être n’étions-nous pas as­sez prêts pour des matches de ce ni­veau. On ira à Londres en jan­vier et on ver­ra si on est meilleur qu’en oc­tobre.

Vous n’êtes donc plus in­quiet au­jourd’hui ? Non. On avait un peu d’ap­pré­hen­sion avant ce match. On était un peu ten­du mais on a mon­tré qu’on n’était pas mort. Et si fi­na­le­ment on n’ar­rive pas à al­ler cher­cher ces  points, vu le nombre de bles­sés qu’on a, peut-être se­ra-t-il pré­fé­rable de ne jouer que sur le ta­bleau Top . Mais je suis per­sua­dé qu’on a une grosse équipe qui peut ra­me­ner un tro­phée. Le Tou­lon d’oc­tobre ne se­ra pas le Tou­lon de la fin de sai­son. C’est une pé­riode dif­fi­cile. On n’en a pas­sé d’autres. On a tou­jours su en sor­tir. Je ne vois pas pour­quoi on ne sor­ti­rait pas de celle-là. Des gens sont peut-être en train de se ré­jouir. Je leur conseille de boire une bonne bou­teille ce soir, mais qu’il n’en mette pas une deuxième au frais car ils n’au­ront pas d’autre oc­ca­sion de la boire...

Vous n’êtes plus ven­deur ? C’est un autre su­jet. Ac­tuel­le­ment, je suis pré­sident du RCT. La sai­son va se pas­ser et vous ver­rez ce qu’il ad­vien­dra. Au­jourd’hui, je suis concen­tré sur ma sai­son et je n’ai pas en­vie, si je dois par­tir, que ce soit avec du gou­dron et des plumes.

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