Sen­sa­tion­nel

Pierre Ca­si­ra­ghi, le skip­per du GC32, est ve­nu au Yacht-club de Mo­na­co, hier, à la ren­contre d’en­fants de la sec­tion spor­tive. Pour échan­ger sur la ré­gate, son par­cours, les sen­sa­tions sur le ba­teau…

Monaco-Matin - - La Une - NI­CO­LAS HASSON-FAU­RÉ nhas­son@ni­ce­ma­tin.fr

Les en­fants du Yacht-club de Mo­na­co ont eu le pri­vi­lège, hier, de vo­guer sur Ma­li­zia, le ca­ta­ma­ran vo­lant skip­pé par Pierre Ca­si­ra­ghi.

Ma­li­zia est ar­ri­vé à Mo­na­co. Le GC32 skip­pé par Pierre Ca­si­ra­ghi at­tend, sus­pen­du à quelques mètres au­des­sus d’un pon­ton du Yacht-club de Mo­na­co. Une bonne par­tie de l’équi­page du ca­ta­ma­ran vo­lant qui a ter­mi­né à la 6e place au clas­se­ment gé­né­ral fi­nal de la troi­sième sai­son du GC32 Ra­cing Tour, se tient dans une grande salle, juste à cô­té. Une tren­taine d’en­fants se sont assis face à Pierre Ca­si­ra­ghi et aux membres de l’équi­page, hier après-mi­di. Ils sont membres de la sec­tion spor­tive du Yacht-club de Mo­na­co. Ils sont ve­nus échan­ger avec eux. Et dis­cu­ter de ces ba­teaux très ra­pides, de ces ré­gates spec­ta­cu­laires. « Nous sommes en train d’écrire une nou­velle page de l’his­toire de la voile », glisse Ber­nard d’Ales­san­dri, se­cré­taire gé­né­ral et di­rec­teur gé­né­ral du Yacht­club de Mo­na­co. Le mi­cro passe de main en main, les ques­tions s’en­chaînent. Les ré­ponses per­mettent de re­ve­nir sur le par­cours de Pierre Ca­si­ra­ghi, de­puis le Ho­bie Cat jus­qu’au GC32. « C’est vrai­ment ce qui se fait de mieux », com­mente-t-il. Le ba­teau est ce­lui qui per­met d’avoir «le plus de sen­sa­tions ». Les ques­tions sont po­sées sur le ton de la cu­rio­si­té, les yeux grands ou­verts. Les ob­jec­tifs de l’an pro­chain, après cette pre­mière sai­son? « Es­sayer de faire un po­dium, non ? On est tous d’ac­cord pour ça?» Ap­plau­dis­se­ments. Et les sen­sa­tions, quand on court sur ce ca­ta­ma­ran qui per­met de s’éle­ver au-des­sus de la mer ? « C’est as­sez in­croyable», dit Pierre Ca­si­ra­ghi. Il re­vient sur le re­cord de vi­tesse de Ma­li­zia, qui, chose in­ha­bi­tuelle, a été at­teint en course. Plus de 38 noeuds, sur le lac de Garde. « Quand on a pas­sé les 33 noeuds, le ba­teau a com­men­cé à vi­brer un pe­tit peu. Sur­tout la barre. J’ai de­man­dé aux gars d’ar­rê­ter ce qu’ils fai­saient et de s’ac­cro­cher.» Il dé­crit le mé­lange entre «la joie» et «la peur, l’ap­pré­hen­sion». Il y a aus­si des in­ter­ro­ga­tions sur le des­sa­lage, une pro­chaine ve­nue à Mo­na­co avec le GC32 – ce se­ra du 11 au 13 no­vembre, puis du 9 au 11 dé­cembre, pour se confron­ter à d’autres ba­teaux – une éven­tuelle par­ti­ci­pa­tion à l’Ame­ri­ca’s Cup… « Il y a quand même un écart ex­trê­me­ment im­por­tant entre un pro­jet de GC32 et un pro­jet pour l’Ame­ri­ca’s Cup », ex­plique Pierre Ca­si­ra­ghi. Viennent aus­si des conseils. No­tam­ment après une ques­tion sur les qua­li­tés de ré­ga­tier. « Il doit avoir, quand même, une bonne dis­ci­pline. Être mo­ti­vé. Ai­mer les dé­fis. Tou­jours es­sayer de pro­gres­ser. » Présent dans la salle, le prince Al­bert II fé­li­cite l’équi­page pour son par­cours. Après les ques­tions – et beau­coup d’au­to­graphes – tout le monde sort. Ma­li­zia est là. Une fois à l’eau, le ba­teau em­barque des en­fants du Yacht-club. His­toire de dé­cou­vrir par eux-mêmes ces sen­sa­tions si par­ti­cu­lières… Et, peut-être, per­mettre à des pas­sions de gran­dir. Pour ma­noeu­vrer, à leur tour, un ca­ta­ma­ran comme ce­lui aux voiles noires.

J’ai de­man­dé aux gars d’ar­rê­ter ce qu’ils fai­saient et de s’ac­cro­cher ”

(Pho­tos Cy­ril Do­der­gny)

Pho­to de groupe avec des jeunes de la sec­tion spor­tive du Yacht-club de Mo­na­co, hier après-mi­di après l’échange. Et avant de mon­ter sur Ma­li­zia.

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