Cinq choses à sa­voir sur Salz­bourg

Ac­tuel troi­sième de son cham­pion­nat, le Red Bull Salz­bourg est le club phare de la qua­trième ville la plus peu­plée d’Au­triche (150 000 ha­bi­tants). Mais le cham­pion en titre perd de l’élan...

Monaco-Matin - - Sports - WILLIAM HUMBERSET

. Une ville qui ne manque pas de sel

Ville char­mante de 150 000 ha­bi­tants, Salz­bourg tient son nom de «Salz» qui veut dire sel en al­le­mand, et «burg» qui si­gni­fie «châ­teau». Lit­té­ra­le­ment ap­pe­lée donc «châ­teau de sel», la ci­té qui a vu naître Mo­zart a bâ­ti sa ri­chesse sur le com­merce du sel. Si­tuée à la fron­tière de l’Al­le­magne, Salz­bourg est re­con­nue au­jourd’hui pour son fes­ti­val de mu­sique classique, qui reste par­mi les plus pres­ti­gieux au monde, et sa vieille ville, clas­sée au pa­tri­moine mondial de l’Unes­co.

. SV Aus­tria Salz­bourg pour an­cêtre

Cô­té foot­ball, le club phare de la ci­té est fon­dé en 1933, à l’is­sue de la fu­sion entre le Ra­pid et le Her­tha Salz­bourg : le SV Aus­tria Salz­bourg. C’est un club qui vi­vote et se contente long­temps des miettes face aux ogres de Vienne (Ra­pid, Aus­tria). Après un pre­mier sur­saut dans les an­nées 70, la plus belle pé­riode ar­rive vingt ans plus tard. Trois pre­miers titres na­tio­naux (1994, 1995, 1997) et une fi­nale de la Coupe UEFA face à l’In­ter (1994) vont chan­ger le re­gard des po­ten­tiels in­ves­tis­seurs. En 2005, le géant Red Bull ra­chète la li­cence du club. Pas convain­cus au pre­mier abord, les sup­por­ters dé­chantent et pensent re­créer l’Aus­tria Salz­bourg en re­par­tant du cham­pion­nat ama­teur. Un ac­cord à l’amiable se­ra fi­na­le­ment trou­vé et le Red Bull Salz­bourg est in­tro­ni­sé dans la Red Bull Are­na. Un stade d’un peu moins de 32 000 places to­ta­le­ment ré­no­vé dont pro­fite l’in­ves­tis­seur au lo­go tau­rin. Au­jourd’hui au­réo­lé de dix titres de cham­pion et du gain de quatre coupes na­tio­nales, le Red Bull Salz­bourg n’est en re­vanche ja­mais par­ve­nu jus­qu’aux phases de poules de Ligue des Cham­pions. Un échec qui dé­çoit le fa­bri­cant de bois­son éner­gi­sante, l’en­cou­ra­geant même à in­ves­tir dans le club al­le­mand du RB Leip­zig en 2009. Pro­mu en Bun­des­li­ga et sur­pre­nant ac­tuel troi­sième de son cham­pion­nat, le RB Leip­zig pour­rait bien sup­plan­ter Salz­bourg au rang de bas­tion nu­mé­ro 1 de Red Bull en Eu­rope.

. Un de Ligue Eu­ro­pa en -

Tou­jours éli­mi­né au stade du tour pré­li­mi­naire ou des bar­rages de la C1, le Red Bull Salz­bourg s’est conso­lé avec de nom­breuses par­ti­ci­pa­tions à la Ligue Eu­ro­pa. Avec pour prin­ci­pal fait d’armes, un hui­tième de fi­nale en 2013-2014 face à Bale (1-2 sur l’en­semble des deux matchs). Comme en 2010, les Au­tri­chiens s’étaient ad­ju­gé six vic­toires en poule contre Esb­jerg, Elf­sborg et le Stan­dard de Liège, avant de confir­mer avec brio en sei­zièmes de fi­nale contre l’Ajax Am­ster­dam (6-1 sur les deux matchs).

. Mau­dit en bar­rages de C

Cette sai­son, le cham­pion en titre au­tri­chien a en­core bu­té sur les bar­rages de la Ligue des Cham­pions. Vain­queurs des Let­tons du FK Lie­pa­ja et des Al­ba­nais du Par­ti­za­ni Tirana dans les tours pré­li­mi­naires, les Au­tri­chiens ont ca­lé contre le Di­na­mo Za­greb en bar­rages… et après les pro­lon­ga­tions (1-1 à l’al­ler, 12 au re­tour) ! Et la cam­pagne eu­ro­péenne n’a pas dé­mar­ré sous de meilleurs aus­pices pour l’équipe di­ri­gée par l’Es­pa­gnol Os­car Gar­cia. Bat­tus à do­mi­cile par Kras­no­dar (01), les Au­tri­chiens sont re­ve­nus bre­douilles de Schalke (3-1) et ne de­vancent les Ni­çois qu’au goal-ave­rage. En cham­pion­nat, ça ne se passe pas for­cé­ment mieux puisque l’ac­tuel troi­sième compte dé­jà neuf lon­gueurs de re­tard sur le lea­der, Sturm Graz, après seu­le­ment 11 jour­nées. Alors que So­ria­no pen­sait mettre fin à une di­sette de trois matchs sans vic­toire en Bun­des­li­ga sa­me­di à Wolf­sber­ger en ins­cri­vant le 2-0 à la 85’, le Red Bull Salz­bourg a trou­vé le moyen de se faire éga­li­ser. Ce n’est pas la joie pour eux en ce mo­ment…

. Un Fran­çais ré­gale cette an­née

La Bun­des­li­ga au­tri­chienne n’abri­tait au­cun Fran­çais la sai­son der­nière. Un temps ré­vo­lu de­puis l’émer­gence de Dayot Upa­me­ca­no au Red Bull Salz­bourg. Puis­sant du haut de son mètre 85, ce mi­lieu dé­fen­sif fran­çais est le mé­tro­nome de la for­ma­tion au­tri­chienne, ce­lui qui donne le tem­po. Sa grande ca­pa­ci­té à mul­ti­plier les ef­forts avait convain­cu les di­ri­geants de dé­bour­ser 2,2 mil­lions d’eu­ros pour l’ar­ra­cher à Va­len­ciennes l’an der­nier. Prê­té dans la fou­lée au FC Lie­fe­ring, club de D2 qui par­tage la Red Bull Are­na avec le cham­pion en titre au­tri­chien, le na­tif d’Evreux a convain­cu Os­car Gar­cia de le ti­tu­la­ri­ser dé­jà à douze re­prises cette sai­son (2 passes dé­ci­sives)… alors qu’il ne fê­te­ra ses 18 ans que le 27 oc­tobre pro­chain ! S’il fau­dra se mé­fier de l’at­ta­quant So­ria­no, les mi­lieux vont de­voir ba­tailler avec Upa­me­ca­no !

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