Ni­co­las Sar­ko­zy of­fen­sif hier soir à Tou­lon

Monaco-Matin - - La Une - K. M.

In­con­ce­vable pour lui de ne pas re­ve­nir dans « ce dé­par­te­ment qui m’a été si fi­dèle, où je compte tant d’amis… pour vous dire com­bien l’échéance qui nous at­tend est im­por­tante. » Après les in­ter­ven­tions­du dé­pu­té Phi­lippe Vi­tel et celle du pré­sident de la Ré­gion Pa­ca Ch­ris­tian Es­tro­si, le can­di­da­tà la pri­maire Ni­co­las Sar­ko­zy a d’abord­choi­si de s’adres­serà tous ceux qui « pensent que la mo­der­ni­té, c’est la fi­dé­li­té… », hier soir, auPa­lais Nep­tune de Tou­lon. Le choix­du­sé­na­teur­mai­reHu­bertFal­co, qui fut son mi­nistre, de sou­te­nir Alain Jup­pé est sur toutes les lèvres. Le­mot « tra­hi­son » est lâ­ché; le su­jet est ra­pi­de­ment éva­cué. Si la confiance a été rom­pue, l’heu­ren’est pas au rè­gle­ment de comptes, maisà­dé­mon­trer l’échec de la po­li­tique de Fran­çois Hol­lande… Et com­ment faire pour y re­mé­dier. Pour ce­la, Ni­co­las Sar­ko­zy a mul­ti­plié les for­mules pour ré­pon­dreaux at­taques faites contre son pro­gramme, ta­clant au pas­sage « l’iden­ti­té heu­reuse » de son prin­ci­pal ri­val Alain Jup­pé. L’an­cien chef de l’État a dé­fen­du « une al­ter­nance forte, qui tourne le dos à 100% aux cinq an­nées d’hu­mi­lia­tion que nous avons connues ». Et la ré­pon­seest, bien en­ten­du, la­res­tau­ra­tion­del’au­to­ri­té de l’État et la dé­fense de l’iden­ti­té fran­çaise.

Ré­fé­ren­dum le  juin 

Res­pect de l’ins­ti­tu­tion de la pré­si­dence de la Ré­pu­blique, ré­ta­blis­se­ment des frontières et un État de droit « qui pro­tège les vic­times, pas les cou­pables »: le su­jet est in­las­sa­ble­ment mar­te­lé­par l’an­cien Pré­sident. La lutte contre led­ji­ha­disme ? « Ce se­raeux ou nous. Donc, ce se­ra eux! », lâche-t-il, pour an­non­cer l’or­ga­ni­sa­tiond’un ré­fé­ren­dum le 18 juin 2017: « Il vous se­ra de­man­dé si vous au­to­ri­sez le­mi­nistre de l’In­té­rieur à mettre en ré­ten­tion ad­mi­nis­tra­tive toutes per­sonnes que les ser­vices spé­cia­li­sé­sau­ront ana­ly­sées­com­meun­dan­ger pour le ter­ri­toire. » Il évoque aus­si la sup­pres­sion du re­grou­pe­ment fa­mi­lial, au pro­fit d’un plan de dé­ve­lop­pe­ment pour l’Afrique. « Non pas que je veuille co­pier je ne sais quel­le­sor­nette du FN, mais tous nos sys­tè­mesd’in­té­gra­tion sont en traind’ex­plo­ser et l’in­hu­ma­ni­té est de faire croi­reàun­gosse du Sa­hel que son ave­nir est dans les ban­lieues de nos villes! » Le su­jet se­rait, lui aus­si, sou­misà­ré­fé­ren­dumle 18 juin 2017. En­fin, sur la pri­maire, « ce­lui qui se pré­pare à don­ner un groupe à Fran­çois Bay­rou se­ra dans la même si­tua­tion que Fran­çois Hol­lande avec les Verts » dit ce­lui qui veut « cons­truire avec le centre qui est cou­ra­geux », avant d’ex­hor­ter les mi­li­tants à « tout don­ner » pour que « la ma­jo­ri­té si­len­cieuse », dont il en­tend être le­porte-pa­role, rem­porte la vic­toire le 27 no­vembre.

(Pho­to Pa­trick Blan­chard)

Hier soir, dans un Pa­lais des con­grès en­tiè­re­ment ac­quis à sa cause, Ni­co­las Sar­ko­zy est ar­ri­vé ac­com­pa­gné de son épouse, Car­la Bru­ni.

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