Lec­tures sé­lec­tives: pa­rues… pas vues, pas lues!

Vous avez été plu­sieurs à re­pro­cher que cer­taines ma­ni­fes­ta­tions d’im­por­tance n’avaient pas ou peu été cou­vertes… alors qu’elles l’ont lar­ge­ment été

Monaco-Matin - - « Nice-matin », C’est Vous -

Comme si les lec­teurs s’étaient don­né le mot, de nom­breux cour­riers – un brin ac­cu­sa­teurs – traitent d’un su­jet ré­cur­rent : à sa­voir, pour ré­su­mer, « Le jour­nal n’en a pas par­lé ! » Et cette ques­tion: « Pour­quoi ? » Quels sont ces fa­meux su­jets in­trou­vables dans Nice-Ma­tin ou Var-ma­tin ? Le Fes­ti­val du livre de Mouans-Sar­toux, le Fes­ti­val de Cannes, les mi­grants – ou, plus pré­ci­sé­ment, la co­ha­bi­ta­tion entre les mi­grants et la po­pu­la­tion lo­cale – le tun­nel et le tram­way de Tou­lon, plus une ky­rielle d’af­faires ju­di­ciaires qui im­pli­que­raient les élus azu­réens. « Pas grand- chose sur le Fes­ti­val du film de Cannes au mo­ment où il a eu lieu » , écrit Jo­ce­lyne W., route de Nice, à An­tibes. Avant de pour­suivre : « Der­niè­re­ment s’est te­nu le Fes­ti­val du livre de Mouans-Sar­toux, pas une ligne, avant et après. »

De­voir de res­pon­sa­bi­li­té

Di­rec­teur des ré­dac­tions de Nice-Ma­tin et Var-ma­tin, De­nis Car­reaux de­meure per­plexe face à ces re­proches : « Nous avons consa­cré, pen­dant toute la du­rée du Fes­ti­val du film, un ca­hier spé­cial, pa­ru dans toutes les édi­tions. Quant au Fes­ti­val du livre de Mouans- Sar­toux, nous avons pu­blié, avant, pen­dant et après la ma­ni­fes­ta­tion, une à deux pages chaque jour. Tout ce­la est ai­sé­ment vé­ri­fiable. » Même ré­ac­tion au su­jet du tun­nel et du tram­way de Tou­lon, con­trai­re­ment à ce qui est in­di­qué par M. J.-P. R. de Tou­lon, ave­nue Ma­ré­chal-Lyau­tey. Quant à la si­tua­tion des mi­grants, elle oc­cupe de pleines pages, la der­nière en date étant pa­rue dans le jour­nal d’hier, pour ré­pondre aux re­proches de Ri­chard B., de­meu­rant quar­tier Saint- Roch, à Nice, et Cé­cile C., de La Farlède. « Il est vrai, note De­nis Car­reaux, que par­fois des su­jets sont trai­tés dans nos édi­tions lo­cales et ne sont pas vi­sibles dans toutes les édi­tions. Compte te­nu de la place dons nous dis­po­sons, nous sommes obli­gés de faire des choix, de po­si­tion­ner en lo­cale des su­jets, je l’ac­corde, qui mé­ri­te­raient un rayon­ne­ment dé­par­te­men­tal, mais au­cun su­jet n’est oc­cul­té… » Pour ce qui est « des af­faires » , elles sont « trai­tées dès qu’elles entrent dans une phase ju­di­ciaire » . « Tant qu’elles de­meurent à l’échelle de la ru­meur que rien ne vient étayer, nous n’avons pas vo­ca­tion à les pu­blier, con­trai­re­ment à ce qui se fait sur cer­tains sites et plus en­core les ré­seaux so­ciaux. Nous avons un de­voir de res­pon­sa­bi­li­té et de cré­di­bi­li­té » , conclut De­nis Car­reaux.

Ca­tas­trophes : en par­ler ou pas ?

Mme Jo­ce­lyne W. fait un autre re­proche au jour­nal: ce­lui de de­ve­nir « Nice-Ma­tin-ca­tas­trophes » . Elle sou­ligne: « Le jour­nal peut bien re­la­ter les faits tra­giques que su­bit notre monde, mais en­fin, quand c’est trop, c’est trop ! » « Un quo­ti­dien d’in­for­ma­tion, ré­pond la ré­dac­tion, se doit de re­la­ter ce qui est. Ce ne sont pas les jour­na­listes qui font l’ac­tua­li­té. Ils ne font que la rap­por­ter. Il est vrai qu’ac­tuel­le­ment, l’ac­tua­li­té est mo­rose, voire tra­gique. Faut-il l’oc­cul­ter pour au­tant? Par ailleurs, nous met­tons en avant toutes les ini­tia­tives po­si­tives qui existent, rap­por­tons tous les faits heu­reux qui sont à notre connais­sance. Nous ne fai­sons pas un jour­nal uni­que­ment avec les trains qui n’ar­rivent pas à l’heure, mais aus­si avec de belles his­toires. »

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