En­core un sur­veillant agres­sé à la­mai­son d’ar­rêt de Nice

Monaco-Matin - - Côte D’Azur - GUI. B.

« C’est hé­las ! de­ve­nu no­tre­quo­ti­dien. » Pour cette sur­veillan­tede la­mai­son d’ar­rêt de Nice, les jours se suivent et se res­semblent. Pour le pire mal­heu­reu­se­ment. Ven­dre­di soir, un dé­te­nu d’une tren­taine d’an­nées d’ori­gine rou­maine, met vo­lon­tai­re­ment le feu à la cel­lule qu’il par­tage avec trois co­dé­te­nus. Ça tape à la­porte. Les fu­mées com­mencent à se faire sen­tir. Au­to­ma­ti­que­ment les sur­veillants de garde in­ter­viennent. C’est alors que le py­ro­mane, qui ne s’était ja­mais fait re­mar­quer jus­qu’alors, saute lit­té­ra­le­ment sur l’agent pé­ni­ten­tiaire ve­nu éteindre le feu. Il le roue de coups. Lui casse le nez. Dans la ba­garre, le

sur­veillant se brise la main. « Il fau­dra l’in­ter­ven­tion de plu­sieurs col­lègues pour le maî­tri­ser. Onau­rait dit qu’il était sous

l’ef­fet d’une drogue. » Une thèse que semble par­ta­ger ses co­dé­te­nus. Un sur­veillant de plus à l’hô­pi­tal. Alors que pas plus tardque la veille, unau­trea­vait été vio­lem­ment prisà­par­ti par ce dé­te­nu schi­zo­phrène qui avait pro­fé­ré des hor­reurs à l’aé­ro­port deNi­ceet fait l’apo­lo­gie du ter­ro­risme [notre édi­tion

pré­cé­dente]. Une ré­pé­ti­tion des agres­sions qui n’est pas pour apai­ser le dia­logue entre les syn­di­cats de sur­veillants et leur di­rec­tion. Des dé­brayages sont sans dou­teà­pré­voir pour la se­maine pro­chaine.

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