Amo­dio : « Une autre vie »

Neuf mois après avoir mis un point fi­nal à sa car­rière, le cham­pion d’Eu­rope 2011, ve­dette du ga­la de clô­ture au­jourd’hui, ne re­grette pas d’avoir tour­né la page. Le voi­là ap­pren­ti jour­na­liste!

Monaco-Matin - - Sports - RE­CUEILLI PAR JU­LIEN DUEZ

Florent Amo­dio, que res­sen­tez­vous au mo­ment de re­ve­nir à Nice? C’est en­core une fois un réel plai­sir de ve­nir ici. C’est sur cette pa­ti­noire que j’ai réa­li­sé mes plus beaux cham­pion­nats du Monde ( e en ). Ce­la va être un beau ga­la, avec du beau monde. Vous ver­rez un très beau spec­tacle.

Les ga­las font dé­sor­mais votre quo­ti­dien de­puis votre re­traite spor­tive en jan­vier... C’est une autre vie dé­sor­mais. Je fais ef­fec­ti­ve­ment beau­coup de ga­las, j’étais d’ailleurs au Ja­pon il y a deux se­maines. Je suis en­core as­sez sol­li­ci­té par le pa­ti­nage, et on ne va pas se men­tir, ce­la per­met de ga­gner ma vie. Mais je ne fais pas seule­ment des ga­las. Je re­viens ain­si d’une se­maine de coa­ching en Suisse où jeme suis oc­cu­pé de jeunes.

Ce­la vous in­té­res­se­rait de de­ve­nir en­traî­neur? Peut- être pas tous les jours, mais une se­maine de temps en temps comme avec mes stages d’été. Mon en­traî­neur, Ni­ko­lai Mo­ro­zov, m’a fait coa­cher des ju­niors, j’aime bien par­ta­ger, leur ap­prendre à s’ex­pri­mer avec le pu­blic, à mon­trer leur per­son­na­li­té.

Donc vous n’avez pas pré­vu de gui­der la nouvelle gé­né­ra­tion fran­çaise avec Bes­se­ghier, Pon­sart ou en­core Hoc­quaux? Je ne pense pas. Je leur ai pas­sé le flam­beau, à eux de briller. On n’a pas for­cé­ment les bonnes condi­tions, mais c’est des bat­tants et ils le mé­ritent. Ils tombent sur une nouvelle gé­né­ra­tion mon­diale ex­cep­tion­nelle. Tech­ni­que­ment, tous les autres pays ont de l’avance, seul Cha­fik (Bes­se­ghier) peut faire des qua­druples axels alors que pour les étran­gers c’est nor­mal.

Vous avez beau­coup d’af­fec­tion pour Bes­se­ghier... C’est comme un frère. On se connaît de­puis tout pe­tit. J’ai confiance en lui. Sur son pro­gramme de ven­dre­di, il au­rait dû avoir  ou  points de plus. Je pense qu’il peut avoir de très bons ré­sul­tats.

Vous sem­blez as­sez dé­ten­du, sans re­gret d’avoir ter­mi­né... J’ai eu la fin dont je rê­vais. Je ne pou­vais pas fai­re­mieux que lors des Cham­pion­nats d’Eu­rope en jan­vier. Je les ai pré­pa­rés en sa­chant que c’était les der­niers. Je me suis dit : « Pu­tain, c’est main­te­nant. » Fi­nir mal, ce­la m’au­rait em­bê­té. Alors que tout le monde me ré­pé­tait : « Ne dis pas que c’est ta der­nière com­pé­ti­tion. » Mais j’ai choi­si ma fin, et le ré­sul­tat ( e) était ma­gni­fique. Donc je n’ap­pré­hende pas le fu­tur, je suis plus oc­cu­pé par mes études de jour­na­lisme!

« J’ai­me­rais tra­vailler à la té­lé­vi­sion »

Que sou­hai­te­riez-vous faire dans le jour­na­lisme? Je fais ac­tuel­le­ment une for­ma­tion de Sport­com à l’INSEP (au sein de la pro­mo­tion « Marc Ca­nonne », notre re­gret­té confrère de Nice-Ma­tin, ndlr). Ce­la fai­sait  ans que je n’étais plus al­lé en cours ! On ap­prend toutes les formes de jour­na­lisme. Per­son­nel­le­ment, j’ai­me­rais tra­vailler à la té­lé­vi­sion. En cou­vrant d’autres sports que le pa­ti­nage. Pour­quoi pas quelque chose comme Da­vid Gi­no­la?

Donc vous ne pos­tu­le­rez pas à Nice-Ma­tin? (Rires) On ver­ra, on ver­ra! Je n’ai pas pré­vu pour l’ins­tant de m’ins­tal­ler à Nice!

(Pho­to AFP)

Florent Amo­dio pro­met « un beau ga­la ni­çois ».

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