Phi­lippe Bar­tier : « Il faut al­ler vers ce que veut le ter­ri­toire »

Monaco-Matin - - L’économie - INTERVIEWS REALISEES PAR K. MI­CHEL ET C.HENAFF

Pré­sident de l’Afu­zi, ac­tuel vice-pré­sident de la CCI Var, Phi­lippe Bar­tier se pré­sente comme le­can­di­dat de la rup­tu­reet de la proxi­mi­té. Fa­ceà­la­po­lé­mique qui agite un pe­tit dra­peau rouge dans le dé­cor de cette élec­tion, il se dit « se­rein » (nos pré­cé­dentes édi­tions va­roises). Nous l’avons ren­con­tré mer­cre­di.

Quel taux de par­ti­ci­pa­tion­se­rait sa­tis­fai­sant pour cet­teé­lec­tion? Je suis très in­quiet sur le taux de par­ti­ci­pa­tion. Il yaune telle désaf­fec­tion­pour la chose. Je pen­seque si on ar­ri­veàa­voir  %, on n’est pas mal. D’ha­bi­tude, c’est  %. Je ne suis pas convain­cuque la dif­fu­sion­du­com­mu­ni­qué (de Pas­cal Ge­rard, ndlr) va avoir un ef­fet né­ga­tif. L’af­fai­re­va ti­tiller un peu. Les­gens vont s’en in­té­res­ser. Sur le bas­sin d’em­ploi de Tou­lon, ça va confir­mer qu’il ne fal­lait pas vo­ter pour­moi chez des­gens qui, de toutes fa­çons, n’en­al­laient pas vo­ter pour­moi. D’après ce que je sais, ça pour­rait avoir l’ef­fet in­verse ailleurs et in­ci­ter cer­tains qui n’al­laient pas vo­ter à se tour­ner vers­moi. A  %, le Var au­ra­dé­jà ga­gné. Si c’est  %, c’est l’éco­no­mie qui au­ra­ga­gné. Même si je n’ai qu’une voix, je se­rai content.

Vous vou­lez in­car­ner la rup­ture. Quelles sont les prio­ri­tés de votre pro­gram­me­pour ce­la ? La proxi­mi­té. Al­ler vers le ter­rain. Re­fé­dé­rer l’en­semble des en­tre­prises. De nom­breuses as­so­cia­tions n’existent plus. On ne pour­ra­pas fai­rede proxi­mi­té si les en­tre­prises ne sont pas fé­dé­rées. Si c’est fait, la cham­bre­peut ve­nir en­ap­pui, écou­ter les gens, re­mon­ter en live les pro­blèmes et les be­soins, al­ler vers ce que veut le ter­ri­toire. Il faut pou­voir ré­agir très vite. Ac­tuel­le­ment, cinq per­sonnes sont flé­chées ter­ri­toire. Comment vou­lez-vous être­proche des   res­sor­tis­sants avec cinq per­sonnes ? Il faut ren­for­cer les équipes de ter­rain. Ilyades gens à la cham­bre­qui ont en­vie de ça. Et il faut rendre la­cham­breac­ces­sible, avec des ho­raires adap­tés, que les gens s’y sentent chez eux. C’est leur chambre. Quelles stra­té­gies se­ront les vôtres pour fa­ci­li­ter le dé­ve­lop­pe­ment éco­no­mique? Deux grandes fa­milles sont prio­ri­taires : ma­ri­ti­meet tou­risme. Ça peut faire sou­rire, on est les seuls à avoir un re­pré­sen­tant du monde ma­ri­time sur la liste et il sait de quoi il parle. Pour le tou­risme, il faut te­nir comp­te­qu’il ya­deux tou­rismes. Le luxe­qui n’a pas­be­soinde la chambre. C’est plu­tôt la cham­bre­quia­be­soin de lui. Exemple, la mar­queSaintT­ro­pez. Cen’est pas parce qu’ils sont in­dé­pen­dants qu’on ne peut pas être à leurs cô­tés. La­pré­fec­ture m’a re­to­qué des gens du sec­teur mais on a le­droit à  membres as­so­ciés. J’en­ai trois sur le ter­ri­toire du grandSaint-Tro­pez. Par ailleurs, il faut re­qua­li­fier la­mar­queVar. Il faut­met­tredes conven­tions d’ob­jec­tifs par ter­ri­toire, tra­vailler de ma­nière col­lec­tive, créer des des­ti­na­tions­dans­notre dé­par­te­ment pour les croi­sié­ristes.

Quelle est vo­tre­vi­sion­du rap­port CCI - po­li­tique? Le lie­nest dif­fé­rent d’une com­mune à l’autre. Nous re­pré­sen­tons - M€ de chiffre d’af­faires,   sa­la­riés, ce n’est pas­neutre. On­doit être ap­pe­léen ex­per­tise plu­tôt qu’en­va­li­da­tion. Ce sont les po­li­tiques qui donnent le la. Ce sont des par­te­naires. Il faut tra­vailler avec eux. Mais ce n’est pas la­même chose de tra­vailler avec TPMou­dans le Ver­don. À un mo­ment don­né, on se re­trouve tous au­tour de la table. Dans le Var, il fau­dra tra­vailler sur la sil­ver eco­no­myet sur la trans­mis­sion des en­tre­prises. Des so­lu­tions existent.

Il faut ren­for­cer les équipes de ter­rain.

(Pho­to Do­mi­nique Le­riche)

Phi­lippe Bar­tier.

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