OM: re­voi­là Ro­lan­do !

Sno­bé par l’an­cien en­traî­neur Franck Pas­si, il a été dé­si­gné homme du match contre le PSG di­manche (0-0). Le Cap-Ver­dien Ro­lan­do re­vient en force

Monaco-Matin - - Sports -

Comme s’il avait tou­jours été là. Face à Pa­ris, Ro­lan­do, 31 ans, a réus­si un match plein en dé­fense, dans un sys­tème à trois dé­fen­seurs cen­traux mis en place dans l’ur­gence par Gar­cia, nou­vel en­traî­neur de l’OM. L’in­ter­na­tio­nal por­tu­gais (19 sé­lec­tions), an­cien de l’In­ter Mi­lan ou du FC Por­to, ne dis­pu­tait pour­tant que son deuxième match de la sai­son, le seul comme ti­tu­laire (il avait joué8mi­nutes contre An­gers dé­but oc­tobre). Mais solide et ap­pli­qué, il a re­pous­sé les as­sauts pa­ri­siens, se sa­cri­fiant face à Di Ma­ria (32’) ou re­pous­sant in ex­tre­mis une ou­ver­ture pour Ca­va­ni (50’).

Au point que ce­lui qui a été sur­nom­mé « le co­losse du Ca­bo Verde » par l’OM, qui l’avait en­rô­lé le der­nier jour du mer­ca­to d’été 2015, a été dé­si­gné homme du match, à la barbe de l’ar­ma­da pa­ri­sienne.

Élu homme du match

« Il a été à la hau­teur de ce que j’at­ten­dais » , a sa­lué son nou­vel en­traî­neur après le match. « Je le connais­sais parce qu’il a joué en Ita­lie, et je sa­vais que dans un bloc bas, avec un sys­tème à trois (dé­fen­seurs) cen­traux et à cinq dé­fen­seurs en phase dé­fen­sive, il pou­vait être in­té­res­sant, par son ex­pé­rience » , a dé­taillé Gar­cia.

Ce n’était pas l’avisde Pas­si, ce­lui qui en­traî­nait l’OM avant que le club ne soit ra­che­té par l’homme d’af­faires amé­ri­cain Frank McCourt. Pas­si l’avait en ef­fet re­lé­gué en dé­but de sai­son au qua­trième rang de la hié­rar­chie des dé­fen­seurs cen­traux, der­rière le Slo­vaque To­mas Hu­bo­can, le Bré­si­lien Do­ria et le Néer­lan­dais Ka­rim Re­kik, et même au cin­quième rang quand Rod Fan­ni eut re­trou­vé son­ni­veau de forme. Pas­si avait an­non­cé dé­but août que Ro­lan­do était sur le dé­part, mais le Por­tu­gais était fi­na­le­ment res­té, sans être uti­li­sé en char­nière. « Il n’y a pas de sou­ci avec Ro­lan­do » , avait pour­tant af--

fir­mé l’en­traî­neur le 20 sep­tembre. « C’est spor­tif uni­que­ment, c’est mon choix, au contraire on a une très bonne re­la­tion, mais je pré­fère d’autres joueurs» , avait-il ajou­té avant un dé­pla­ce­ment à Rennes qui vit la dé­fense mar­seillaise en­cais­ser deux buts dans les cinq der­niè­res­mi­nutes sur deux­bou­lettes de Hu­bo­can.

Une nou­velle dé­fense à  ?

Des cinq dé­fen­seurs cen­traux évo­qués plus haut, seul ce der­nier n’est d’ailleurs pas en­tré en jeu au Parc des Princes di­manche. Et si Ro­lan­do a été élu homme du match, ses ho­mo­logues se sont mon­trés eux aus­si très ap­pli­qués et dé­ci­sifs pour pré­ser­ver un match nul aux al­lures de vic­toire, puisque l’OM res­tait sur dix dé­faites d’af­fi­lée face à Pa­ris.

Reste à sa­voir si la confi­gu­ra­tion à trois dé­fen­seurs cen­traux est ame­née à du­rer. In­ter­ro­gé sur le su­jet, Gar­cia a ex­pli­qué que « ça fai­sait long­temps » qu’il n’avait « pas dé­mar­ré un match à trois dé­fen­seurs cen­traux, y com­pris en Ita­lie où 50% des équipes jouent de cette ma­nière » . « Je l’ai dé­jà uti­li­sée en cours de match mais je ne suis même pas sûr de l’avoir dé­jà uti­li­sée en dé­but de match » , a-t-il as­su­ré après la ren­contre au Parc des Princes. « Ça prouve en tout cas aux joueurs qu’ils sont ca­pables de jouer dans plu­sieurs sys­tèmes de jeu, ça peut être une force » , a en­core ob­ser­vé l’ex- en­traî­neur de l’AS Rome. Ça montre aus­si que Ro­lan­do, pas le plus ra­pide ni le plus tech­nique des dé­fen­seurs cen­traux, a quelques ar­gu­ments à faire va­loir.

Ph. EPA/MaxPPP)

Ro­lan­do a été re­lan­cé par Ru­di Gar­cia, le nou­veau coach de l’OM.(

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