Ni­co­las Va­nier nous convieà un nou­veau voyage en pleine na­ture

Monaco-Matin - - Détente - PROPOS RE­CUEILLIS PAR ES­TELLE PEREIRA epe­rei­ra@ni­ce­ma­tin.fr

Ni­co­las Va­nier est écri­vain, réa­li­sa­teur et grand voya­geur, au­tant de qua­li­fi­ca­tifs que d’aven­tures en­tre­prises par cet am­bas­sa­deur de la na­ture. Au­jourd’hui, il en­dosse la cas­quette du pé­da­gogue avec son en­cy­clo­pé­die sur la na­ture: Les Pieds sur Terre. Un ma­nuel en pa­pier gla­cé ri­che­ment do­cu­men­té en car­to­gra­phies, des­sins hu­mo­ris­tiques, pho­to­gra­phies et anec­dotes de l’au­teur. La­preuve que son Odys­sée sau­vage est loin d’être ter­mi­née…

Pour­quoi ce livre alors que vous privilégiez, en gé­né­ral, le for­mat au­dio­vi­suel? Je suis par­ti du constat que les en­fants ont de moins en moins les pieds sur terre mais de plus en plus sur le bé­ton. Avant, nous avions tous un père ou un grand-père pay­san. Au­jourd’hui, les en­fants ne savent même plus d’où vient le lait. J’ai vou­lu ex­pli­quer ce qui se passe dans la na­ture, la fo­rêt, la mon­tagne, en de­hors de cette par­tie du monde où l’on vit concen­tré dans les villes et où tout rap­port à la na­ture

dis­pa­raît.

Com­bien de temps vous a-t-il fal­lu pour réa­li­ser cette en­cy­clo­pé­die?

Il m’a fal­lu pra­ti­que­ment deux an­nées de tra­vail in­ten­sif. Ré­col­ter toutes ces in­for­ma­tions et les­mettre en forme, a pris du temps. Sur­tout que j’ai choi­si d’agen­cer l’ou­vrage en fonc­tion des sai­sons. Le but est que le lec­teur com­prenne que tout est en lien et en har­mo­nie quand on s’in­té­resse à la na­ture.

Jus­te­ment, com­ment avez-vous sé­lec­tion­né les élé­ments du livre?

Ce sont des phé­no­mènes ou des ani­maux qui sont, se­lon moi, em­blé­ma­tiques. Pour dé­mon­trer la ri­chesse de notre en­vi­ron­ne­ment na­tu­rel, il au­rait fal­lu un livre de   pages. C’est pour­quoi, j’ai dû faire des choix. Le but était qu’en ou­vrant n’im­porte quelle page, l’on puisse ap­prendre quelque chose.

« Il faut tou­cher le coeur pour que la rai­son en­tende » , vous uti­li­sez cette for­mule dans votre édito. Est-ce le leit­mo­tiv de tout ce que vous en­tre­pre­nez?

En ef­fet, j’en ai marre des dis­cours alar­mistes et ca­tas­tro­phistes. Certes, notre pla­nète va mal, mais il existe de très belles choses pour ré­soudre la crise éco­lo­gique et cli­ma­tique. On doit jus­te­ment s’ins­pi­rer de la na­ture et ré­ap­prendre à la connaître. C’est ce que j’es­saye de dé­mon­trer au quo­ti­dien. Je te­nais ab­so­lu­ment à ce que ce livre soit po­si­tif et joyeux – mais réa­liste.

Jus­te­ment, ce livre est très po­si­tif quant à l’avenir et à la prise de conscien­cedes ha­bi­tants de la pla­nète?

Qu’on aime ça ou non, au­jourd’hui la carte bleue du consom­ma­teur a un vé­ri­table pou­voir. Son com­por­te­ment peut faire évo­luer les choses. Je re­fuse l’idée que l’homme, le pro­duit le plus ache­vé de l’évo­lu­tion bio­lo­gique, mette en pé­ril cette niche éco­lo­gique in­dis­pen­sable à sa sur­vie. J’ai donc en­vie de croire au chan­ge­ment.

(DR)

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