Cy­prien : « Pour­quoi ne

Le mi­lieu de ter­rain de 21 ans est l’un des élé­ments mo­teurs de la for­mi­dable en­tame du Gym

Monaco-Matin - - Sports -

Ila­dé­bar­qué au­point de ren­dez-vous, à l’hô­tel Ra­dis­son, avec quelques mi­nutes d’avance. Nor­mal, Wy­lan Cy­prien n’aja­mais­de­tempsà­perdre. Ré­vé­la­tion­du­dé­but­de­sai­son en Ligue , le­mi­lieu brille et fait briller l’OGC Nice qui réa­lise un dé­but de sai­son to­ni­truant. In­vain­cu de­puis­dix jour­nées, tou­jours en cour­se­pour la qua­li­fi­ca­tio­nen Ligue Eu­ro­pa, le Gym af­fole la France du foot­ball. Cy­prien, lui, garde le ca­pet « la tête froide » , met­tant tout en oeu­vre­pour que cet­te­for­mi­da­bleen­tame ne se trans­forme pas en bon­heur éphé­mère. La preuve, ila­pris­ses­quar­tiers sur les hau­teurs de Nice, « àla­cam­pagne » , dans un vil­la­gede l’ar­rière-pays ni­çois, pour ne pas cé­der aux ten­ta­tionsde laCôte d’Azur. Du­rant près d’une heure, il s’est confié. Sans se la ra­con­ter, mais en en­voyant quelques mes­sages forts. Cy­prien, un nom­qui pour­rait comp­ter dans les an­nées qui viennent...

Vous avez évo­lué à

plu­sieurs postes (ai­lier droit, mi­lieu dé­fen­sif, re­layeur…) de­puis le dé­but de sai­son. Quel est ce­lui que vous pré­fé­rez ? Pour le coach, j’ai les qua­li­tés pour évo­luer à tous ces postes. Il me fait vrai­ment confiance. Je me sens à l’aise en tant que re­layeur. Je peux faire par­ler ma puis­sance. Jusque-là, tout nous réus­sit. Peu im­porte où je joue.

Si l’on vous dit que vous la jouez un peu trop fa­cile par mo­ments, vous êtes d’ac­cord ? Oui, il ne faut pas que je me re­lâche. J’ai tou­jours eu confiance en­moi. C’est dans ma na­ture. Je doute très peu. Quand je perds un bal­lon, je me dis que la fois d’après, ça va pas­ser. A Metz, j’ai tou­ché la barre en pre­mière pé­riode. Du coup, il fal­lait que ça rentre la fois d’après (sou­rires).

Paul Pog­ba vous ins­pire-t-il ? On se res­semble dans la non­cha­lance, peut- être (rires). Pog­ba, il est à des an­nées-lu­mière de­moi pour l’ins­tant. C’est l’un de mes mo­dèles. Quand ça de­vient fa­cile, il peut se re­lâ­cher. Je suis un peu dans le même cas que lui, mais je m’ef­force à ef­fa­cer ce dé­faut. Chez vos an­ciens for­ma­teurs, on vous dé­crit comme quel­qu’un de « dé­ter­mi­né » . A quel mo­ment avez-vous su que ce se­rait le foot­ball et rien d’autre ? Quand je suis ar­ri­vé à Lens à l’âge de douze ans. J’ai alors quit­té­ma fa­mille pour la pre­mière fois. Je me di­sais en guise de mo­ti­va­tion que si j’avais fait ce sa­cri­fice, ce n’était pas pour échouer. J’ai tout mis en oeuvre pour en être là.

Ce n’est pour­tant pas évident de quit­ter la mai­son à douze ans… Non, non… J’avais mes pe­tites ha­bi­tudes, comme les pe­tits plats de ma mère. Au centre, il n’y avait rien de tout ça, mais j’ai été ac­com­pa­gné. Mon oncle a éga­le­ment comp­té. Il n’a pas eu la chance d’in­té­grer un centre de for­ma­tion, alors que le Red Star le vou­lait. Il était alors en Gua­de­loupe. Ma mère ne vou­lait pas trop que je parte si jeune, mais elle a fi­na­le­ment ac­cep­té. Vous êtes par­ti de Gua­de­loupe pour le foot­ball ? Non, non… Ma mère a vou­lu chan­ger de vie. Je suis ar­ri­vé à neuf ans en France. Du coup, tous les étés, je re­tourne voir Pa­pi et Ma­mie en Gua­de­loupe.

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