« Je peux en­core mieux faire »

Monaco-Matin - - Sports -

Ça fait quoi d’être consi­dé­ré comme la ré­vé­la­tion de ce dé­but de sai­son en Ligue  ? C’est du plai­sir, mais rien n’est ac­quis. Si les ob­ser­va­teurs pensent ce­la, c’est tant mieux, mais j’ai en­core beau­coup de choses à prou­ver. L’ob­jec­tif, c’est que l’équipe reste le plus haut pos­sible le plus long­temps. Je m’at­telle à être per­for­mant, même si je sais que je peux en­co­re­mieux faire. Ce n’est que le dé­but…

Se­lon vous, dans quel sec­teur pou­vez-vous pro­gres­ser? Je rate en­core quelques passes. Dé­fen­si­ve­ment, il faut que je sois un peu plus cos­taud. Sur le plan of­fen­sif, ça va, car j’ai des qua­li­tés na­tu­relles qui me per­mettent de réa­li­ser de belles choses. Mais, je me ré­pète, je peux faire plus. Et, à force de tra­vail, je vais amé­lio­rer mes sta­tis­tiques.

Trois buts et deux passes dé­ci­sives de­puis le dé­but de sai­son, ce n’est pas trop­mal… Oui, mais quand je re­vois mes matchs à la­mai­son, je me dis que ce n’est pas suf­fi­sant. J’ai­me­rais faire plus pour ai­der l’équipe. J’ai des ob­jec­tifs as­sez éle­vés.

Avez-vous le sen­ti­ment d’avoir chan­gé de­monde en l’es­pace de quel­ques­mois? Je fai­sais exac­te­ment les mêmes choses en Ligue , voi­re­mieux, sauf que per­sonne n’en par­lait. Ce n’est pas une sur­prise pour moi. Je suis dans la conti­nui­té. J’ai tou­jours vou­lu être un homme bien, avant d’être un bon foot­bal­leur. A Nice, le dis­coursm’a convain­cu. Pour l’ins­tant, on est à la­mode, mais il faut que ce­la per­dure dans le temps.

Des joueurs d’ex­pé­rience comme Dante, Ba­lo­tel­li et Bel­han­da sont ar­ri­vés en fin de­mer­ca­to. En quoi vous aident-ils en ce­mo­ment? Ils nous ai­guillent sur plein de trucs, nous poussent à ne ja­mais nous re­lâ­cher. You­nès parle de son ex­pé­rience vé­cueàMont­pel­lier (cham­pion de France en , ndlr). Ma­rio (Ba­lo­tel­li) et Dante ont connu le top ni­veau. Ils nous mo­tivent, nous poussent à nous sur­pas­ser à l’en­traî­ne­ment.

Vous vi­vez tout ça très se­rei­ne­ment… Oui, car on n’est pas sur­pris. Ce n’est pas un ha­sard si on en est là, mais on garde la tête froide. Quand on re­garde les­matchs des autres équipes, on n’a rien à leur en­vier. On n’a pas peur. On est se­rein. Pre­nons Mo­na­co par exemple. C’est une équipe avec de grands joueurs comme Le­mar ou Ba­kayo­ko, mais de notre cô­té, on a Bel­han­da ou Ba­lo­tel­li. Ça se vaut et ça ne sert à rien de craindre une équipe. Rien n’est in­sur­mon­table.

Seul Pa­ris vous ef­fraie? Ce n’est pas en­core le PSG de la sai­son der­nière avec Ibrahimovic. Ver­rat­ti n’est pas en­core au top. Il y a des ti­raille­ments avec le coach. Pen­dant qu’ils perdent un peu de temps, on trace notre che­min. On sait bien que s’ils se mettent en route, ça re­de­vien­dra une équipe ex­cep­tion­nelle. Là en­core, ils ont Ca­va­ni, nous, on a Ba­lo­tel­li…

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