Une com­pé­ti­tionde vol­ti­geurs et… vol­ti­geuses

Au­jourd’hui s’achève la 2e édi­tion de «Roq’Acro» sur la plage de Cab­bé, à Roquebrune. Le concours na­tio­nal de pa­ra­pente acro­ba­tique réunit une ving­taine de spor­tifs dont Claire, Alice et Bar­ba­ra

Monaco-Matin - - Autour De Monaco - STÉ­PHA­NIE WIÉLÉ

Qui a dit que la vol­tige en pa­ra­pente était une dis­ci­pline ex­clu­si­ve­ment mas­cu­line? Sû­re­ment pas Alexan­dra Go­lo­va­now, membre de Ro­que­brun’Ailes et or­ga­ni­sa­trice de la deuxième édi­tion de la com­pé­ti­tion « Roq’Acro » qui s’achève, au­jourd’hui, sur la place de Cab­bé à Roquebrune-CapMar­tin. « Il n’y a que 10 % de femmes dans le mi­lieu du pa­ra­pente. C’est peu mais pour ce concours na­tio­nal de vol­tige, trois femmes ont tout de­même dé­ci­dé de re­le­ver le dé­fi » , sou­ligne-t-elle.

« Les femmes font preuve de fi­nesse »

Sur le site du Mont Gros où les spor­tifs se sont élan­cés un à un dans les airs pour at­ter­rir sur la plage, il y avait le vi­sage pou­pin de Claire Mer­cu­riot. Agée de 31 ans, la spor­tive était en­tou­rée d’une poi­gnée de com­pé­ti­teurs clas­sés dans le top 10 mon­dial, à com­men­cer par Fran­çois Ra­gols­ki, le cham­pion du monde 2016 de vol­tige en pa­ra­pente ( lire ci-des­sous). Qu’im­porte, elle en­tend bien mon­trer son po­ten­tiel. « Oui je ne pense pas avoir en­core le ni­veau pour rem­por­ter les com­pé­ti­tions. J’ai peut-être des pe­tits bras et

moins de for­ce­mais j’ai ça », livre com­ba­tive la jeune femme ori­gi­naire de Cha­mo­nix. « Ca » , c’est son men­tal d’acier. Une arme né­ces­saire lors­qu’elle est pro­pul­sée à 100 km/h la tête en bas et fait tour­ner son corps au­tour de la voile comme une corde à sau­ter. « Fi­na­le­ment, la vol­tige c’est aus­si une épreuve de cho­ré-

gra­phie et sou­vent les femmes font preuve de fi­nesse dans les en­chaî­ne­ments… » Lors du concours, les trois ju­rés doivent ju­ger une par­tie tech­nique mais aus­si es­thé­tique.

Bien­tôt plus nom­breuses ?

« La vol­tige, c’est un sport très ré­cent. Il y a en­core peu de femmes mais cer­taines

se tournent de plus en plus vers cette dis­ci­pline. Je pense que nous se­rons plus nom­breuses les an­nées à ve­nir en France », ra­joute Bar­ba­ra Fre­diere, ve­nue d’An­ne­cy. Âgée de 32 ans, la com­pé­ti­trice pra­tique la vol­tige de­puis trois ans et s’est dé­cou­vert une vraie pas­sion. « C’est un sport ex­trême as­sez doux fi­na­le­ment où ce n’est pas le plus mus-

clé qui est sûr de ga­gner. Et c’est pour ça que les femmes peuvent sur­pas­ser cer­tains hommes. » Alice Baux par­ti­cipe aus­si à son pre­mier tour­noi et confirme que la vol­tige c’est sur­tout de la maî­trise. « On pro­voque le mou­ve­ment de la voile pour nos fi­gures. Fi­na­le­ment, c’est une dis­ci­pline as­sez sé­cu­ri­sante. » Et de ci­ter toutes les trois

en choeur, l’Au­tri­chienne Kolb, cham­pionne du monde 2016 de pa­ra­pente en ca­té­go­rie fé­mi­nine. Au­cune des trois par­ti­ci­pantes ne pense ar­ri­ver sur le po­dium. Mais peut-être qu’un jour, une femme qui ne manque pas d’air vo­le­ra la ve­dette aux acro­bates mas­cu­lins les plus aguer­ris.

De gauche à droite, Clai­reMer­cu­riot lors de son at­ter­ris­sage sur la plage de Cab­bé et Bar­ba­ra Fre­diere au­mo­ment de dé­col­ler sur le site du Mont Gros, à  mètres d’al­ti­tude.

(Pho­tos Sé­bas­tien Bo­tel­la et S.W)

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