Le Par­le­ment eu­ro­péen ré­clame   eu­ros à Ma­rine Le Pen

Monaco-Matin - - France -

Se­lon l’Of­fice eu­ro­péen de lutte an­ti­fraude (OLAF), Ma­rine Le Pen doit 339 000 eu­ros à l’Union eu­ro­péenne. D’après une en­quête de Ma­rianne et Me­dia­part, pu­bliée hier, l’or­ga­nisme de contrôle de l’Union eu­ro­péenne soup­çonne en ef­fet la pré­si­dente du FN d’avoir sa­la­rié deux de ses as­sis­tants par­le­men­taires alors qu’ils tra­vaillaient en réa­li­té pour le compte du par­ti.

Le garde du corps de Jean- Ma­rie Le Pen

Un pré­ju­dice dont le mon­tant a été confir­mé au site Po­li­ti­co par l’avo­cat de Ma­rine Le Pen. Cette somme cor­res­pond à des sa­laires ver­sés entre 2010 et 2016 pour deux as­sis­tants. Il s’agit de Thier­ry Lé­gier, garde du corps pen­dant vingt ans de JeanMa­rie Le Pen, et éga­le­ment char­gé de la pro­tec­tion de la pré­si­dente du FN. Dans le même temps, il de­vait la sup­pléer et te­nir sa per­ma­nence à Hé­nin-Beau­mont (Pas-deCa­lais) quand elle n’y était pas, au titre d’as­sis­tant lo­cal de l’eu­ro­dé­pu­tée. Une si­tua­tion qui a du­ré quelques mois en 2011. L’autre nom ci­té par l’Olaf est ce­lui de Ca­the­ri­neG­ri­set, ex-belle soeur de Ma­rine Le Pen. Elle était, sur la pé­riode concer­née, res­pon­sable du se­cré­ta­riat de la pré­si­dente du FN, avant de de­ve­nir en fé­vrier 2015, sa chef de ca­bi­net. Pro­blème, notent Ma­rianne et Mé­dia­part, son job d’as­sis­tante par­le­men­taire était un « con­trat à temps plein équi­valent » , donc im­pos­sible de cu­mu­ler ces deux fonc­tions.

(Pho­to PQR/Est Ré­pu­bli­cain)

Ma­rine Le Pen est soup­çon­née d’avoir sa­la­rié deux as­sis­tants par­le­men­taires alors qu’ils tra­vaillaient pour le compte du par­ti.

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