Jean Leo­net­ti : « Jup­pé, c’est l’es­poir cré­dible »

Monaco-Matin - - Côte D’azur - THIER­RY PRUDHON tprud­hon@ni­ce­ma­tin.fr

Le sa­lon Gas­tro­no­ma prend ses quar­tiers au Palm Beach, à Cannes, du 4 au 7 no­vembre, en par­te­na­riat avec Nice-Ma­tin, pour la troi­sième édi­tion. Un ren­dez­vous in­con­tour­nable pour les ama­teurs de bonne chère. « Nous avons suf­fi­sam­ment de bons chefs et de bons pro­duits pour faire la pro­mo­tion de la cui­sine lo­cale, no­tam­ment de Mo­na­co et de la grande French Ri­vie­ra » , sou­ligne l’or­ga­ni­sa­teur Jean-Jacques Dayan. Sur plus de 5 000 m2, des den­rées ex­cep­tion­nelles se­ront pro­po­sées au pu­blic telles que ca­viar, foie gras, cham­pagne, pi­ment d’Es­pe­lette, jam­bon pata ne­gra, truffes va­roises, nou­gat… Mais aus­si des spé­cia­li­tés russes. Deux cor­ners se­ront consa­crés à l’Ita­lie et à l’Es­pagne. Des stands de vente, mais aus­si un es­pace de dé­mons­tra­tion et dé­gus­ta­tion toutes les heures, un bar à huîtres, une plan­cha, les crus­ta­cées du Ca­fé de Tu­rin ou de la pê­che­rie azu- ré­enne… À pro­duits d’ex­cep­tion, par­rains d’ex­cep­tion: six grands chefs et une oe­no­logue fi­gurent au cas­ting: Phi­lippe Joannes (Fair­mont à Monte-Car­lo); Ar­naud Ta­ba­rec (Sea Sens à Cannes); Ch­ris­tophe Du­fau (Les Bac­cha­nales), les étoi­lés Her­mance Car­ro et Quen­tin Jo­plet (le Cas­tel­la­ras à Fayence), Steve Mo­rac­chi­ni (chef pâ­tis­sier aux Belles Rives à Juan- lesPins), Isa­belle Fo­rêt (Fé­mi­vin. com). Pour le grand dî­ner de ga­la du di­manche soir – 380 convives at­ten­dues – cha­cun concoc­te­ra un mets et Isa­belle Fo­rêt y as­so­cie­ra un vin.

Sa­voir + Du 4 au 7 no­vembre, de 10 h à 20 heures au Palm Beach, àCannes. En­trée: 5€ avec un verre à dé­gus­ta­tion of­fert; 10€ avec ac­cès aux ate­liers dé­gus­ta­tions dans l’es­pace chef. Gra­tuit pour les moins de 16 ans. Dî­ner de ga­laà­dix­mains, di­manche 6 no­vembre à 20 h 30 à 159 Ré­ser­va­tion en ligne www.sa­lon­gas­tro­no­ma.fr sur

L’ef­fet mi­roir est frap­pant. Bien au­de­là du sou­tien for­mel qu’il lui ap­porte, Jean Leo­net­ti se re­con­naît en Alain Jup­pé. Ce­la trans­pire à plein verbe lorsque le dé­pu­té-maire d’An­tibes vante les mé­rites du can­di­dat à la pri­maire. Les deux hommes ont en par­tage le même sens de la mo­dé­ra­tion, la même ap­pé­tence pour « un es­poir rai­son­nable et cré­dible » , comme l’a ré­pé­té Jean Leo­net­ti en réunion pu­blique, hier soir, dans sa ville. « Il doit y avoir un ef­fet Jup­pé, je n’avais ja­mais vu au­tant de monde ici » , s’est ré­joui le pre­mier ad­joint an­ti­bois, Eric Pau­get, en dé­cou­vrant la (pe­tite) salle du 8-Mai à sa­tu­ra­tion. Tour à tour, lui­même, l’an­cien pré­fet Phi­lippe Mar­land et Alexan­dra Bor­chio, qui a contri­bué à l’éla­bo­ra­tion de son pro­gramme pour la jeu­nesse, se sont em­ployés à faire ap­pa­raître le choix de Jup­pé comme une évi­dence.

« Une au­to­ri­té se­reine »

Phi­lippe Mar­land a avan­cé trois bonnes rai­sons de vo­ter pour « un homme droit, de convic­tion, qui in­carne une au­to­ri­té se­reine et qui ne change pas de dis­cours en fonc­tion du mo­ment » : le fond de son pro­jet, sa per­son­na­li­té et, plus pro­saï­que­ment, le fait de ne pas vou­loir « ris­quer d’avoir à choi­sir entre Hol­lande et Ma­rine Le Pen au se­cond tour de la pré­si­den­tielle » . Pour Eric Pau­get, Alain Jup­pé, « homme de constance, de co­hé­rence, qui a une co­lonne ver­té­brale, est ce­lui qui sau­ra ras­sem­bler, apai­ser et ré­for­mer » . A l’heure où Ni­co­las Sar­ko­zy at­taque Jup­pé tous azi­muts sur sa proxi­mi­té avec Fran­çois Bay­rou, Jean Leo­net­ti a jus­te­ment en­fon­cé le clou d’un homme ca­pable de fé­dé­rer très lar­ge­ment : « Les Ré­pu­bli­cains, c’est dé­jà en soi l’al­liance de la droite et du centre… Je ne re­jette pas non plus ceux qui ont pu vo­ter Hol­lande ou Ma­rine Le Pen par le pas­sé. Quand il s’est agi de rem­por­ter la ré­gion Pa­ca, Ch­ris­tian Es­tro­si, et il a eu rai­son, a bien opé­ré le ras­sem­ble­ment le plus large pos­sible, jus­qu’à la gauche. »

« Jup­pé fait Pré­sident »

Le maire d’An­tibes a aus­si sou­li­gné « la sin­cé­ri­té du pro­jet d’Alain Jup­pé, qui a écar­té de son pro­gramme les pro­messes ir­réa­listes ou dé­ma­gogues » . Il a, éga­le­ment, main­te­nu fer­me­ment le cap de cette iden­ti­té heu­reuse dans la­quelle ses ad­ver­saires tentent de trou­ver une faille pour fis­su­rer la ca­ra­pa­cede Jup­pé. « Un Fran­çais de confes­sion mu­sul­mane est un Fran­çais comme les autres » , a-t-il mar­te­lé, in­vi­tant par ailleurs, plu­tôt qu’à l’ins­tau­ra­tion de me­sures d’ex­cep­tion pré­co­ni­sées par d’autres en ma­tière de sé­cu­ri­té, « à ap­pli­quer notre droit, sans ef­fets de manche. L’Etat fort n’est pas un Etat qui sor­ti­rait de l’Etat de droit, c’est un Etat qui ap­plique l’Etat de droit » . Jean Leo­net­ti a conclud’une ré­flexion em­prun­tée à sa mère, âgée de 94 ans : « Jup­pé fait Pré­sident. » Un bon rac­cour­ci de la to­na­li­té de la soi­rée.

(Pho­to Eric Ot­ti­no)

Les sou­tiens azu­réens à Alain Jup­pé se sont re­trou­vés au­tour de Jean Leo­net­ti, hier soir à An­tibes.

Newspapers in French

Newspapers from Monaco

© PressReader. All rights reserved.